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Arbi Tsouraev chante la grandeur et la douleur de son peuple Tchétchène

Le 18 mai 2007 à 20h30


À quatorze ans, il obtient le premier prix au concours de chant de la République de Tchétchénie, ce qui lui vaut d’être surnommé le Robertino Loretti d’Atchkhoï-Martan.

Amnesty International, La LDH, L’ACAT et l’Association Solidatité Tchétchénie vous invitent :

Le 18 mai 2007 à 20h30
ARBI TSOURAEV
En concert au Violon Dingue
1 rue Lebrun 44 000 NANTES

"Arbi Tsouraev chante la grandeur et la douleur de son peuple"

Arbi Tsouraev est né à Atchkhoï-Martan, en Tchétchénie, en 1967.

À quatorze ans, il obtient le premier prix au concours de chant de la République de Tchétchénie, ce qui lui vaut d’être surnommé le Robertino Loretti d’Atchkhoï-Martan.

L’année suivante, en 1982, il intègre le jeune groupe Fartanga (c’est le nom d’une rivière près d’Atchkhoï-Martan), puis la formation de musique traditionnelle Nokhtchi-Tchieu (Tchétchénie) en tant que soliste.

Parallèlement, il monte un ensemble folklorique dans son collège. Après ses études secondaires, il entre à l’Ecole de musique de Grozny avant d’être admis comme chanteur au Philharmonique national de Tchétchénie (Illi-Chants), où il travaille trois années.

Tandis qu’il participe à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques, avec différentes formations, il compose à ses heures perdues.

Les paroles de ses chansons reprennent quelquefois un vieux texte connu, mais le plus souvent, ce sont des amis, des poètes comme Tamara Kantaiéva ou Charip Tsourouev, qui les écrivent pour lui en s’inspirant de l’esprit de ses compositions. Les cassettes de ses premiers enregistrements circulent dans toute la République, ses titres figurant au hit-parade local.

Son premier grand succès date de 1988, My Tchétchènssyï (Nous les Tchétchènes), suivi de Prislouchaïsya k kamniam (Ecoute les roches). En 2001, Arbi Tsouraev compose la musique de Nana (Maman), hymne poignant et douloureux racontant l’histoire d’un homme que la guerre a séparé de sa mère, sans qu’il ait pu lui témoigner suffisamment amour et attention.

Il participe à plusieurs concerts à Moscou et enregistre son premier CD en 2003, S liouboviou k Tchetchnié (Pour l’amour de la Tchétchénie) : répertoire engagé, selon son vœu, dont les textes sont écrits les uns en tchétchène, les autres en russe.

Contraint à l’exil parce qu’il refuse de prêter sa voix à la célébration du régime pro-russe mis en place en Tchétchénie par le Kremlin, Arbi Tsouraev arrive à Paris en décembre 2005.

Un mois plus tard, il donne son premier concert français au Chabada, à Angers.

Ayant obtenu l’asile politique, son désir est aujourd’hui de réunir un groupe de musiciens et d’enregistrer un nouvel album de chansons inédites...


Extrait de chanson

My Tchétchènssyï (Nous les Tchétchènes)

Aux monts du Caucase

Depuis des temps immémoriaux

Il est une contrée

La Contrée des Vaïnakhs

C’est pour elle que je chante,

Je chante le pays des pères

L’intrépidité des braves

Encore et toujours je la chante

Refrain Pleurez, pierres,

Nous, ne savons pas pleurer

Nous sommes gens des montagnes

Nous sommes Tchétchènes

Un sort funeste nous a contraints

A quitter le pays natal

Il voulait faire de nous

Des têtes basses

Ni froid, ni faim, ni Sibérie

Ne nous font peur.

Tous les obstacles

Nous les avons franchis.

Contrée des Vaïnakhs

Ta loi est âpre, tenace

Honneur pour honneur, œil pour œil

Et sang pour sang

La dague est notre frère

Le coursier rapide

Notre ami fidèle.

Va de l’avant, regarde devant,

Sois homme.



La parole n'est pas un moineau ; une fois envolée, tu ne la rattraperas plus. Proverbe russe

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