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Le russe sans douleur (méthode)

Du 9 au 27 mars 2007


Le russe sans douleur (méthode) est un récit de voyages (paroles et musique) d’un jeune français en Russie et d’un jeune russe en France. Un manuel d’apprentissage de la langue sans doute imaginaire servira de carnet de route à ce ’cabaret autobiographique’ déjanté. La version russe donne ’ia lioubliou tchaï… ia otchen lioubliou kagnac : j’aime le thé… j’aime beaucoup le cognac’ !

Le russe sans douleur (méthode) est un récit de voyages (paroles et musique) d’un jeune français en Russie et d’un jeune russe en France. Un manuel d’apprentissage de la langue sans doute imaginaire servira de carnet de route à ce ’cabaret autobiographique’ déjanté et poétique. Tout le monde connaît le ’my tailor is rich… my flowers are beautiful’ de la méthode Assimil… La version russe donne ’ia lioubliou tchaï… ia otchen lioubliou kagnac : j’aime le thé… j’aime beaucoup le cognac’ !

- De Laurent Lejop, Anton Kouznetsov, Philippe Suberdie
- Mise en scène Anton Kouznetsov
- Avec Vera Ermakova, Anton Kouznetsov, Anne-Lise Pieri,
Philippe Suberbie.

Coproduction MC93 Bobigny, Théâtre de Chelles, Compagnie Oui-da Théâtre :

- du 9 au 27 mars 2007
- Petite salle
- Du lundi au samedi à 20 h 30 – dimanche à 15 h 30 (relâche mercredi et jeudi)

C’est l’histoire d’un garçon russe qui naît dans une ville fermée secret défense sur la Volga. Nous sommes dans les années 70, époque Brejnev, une vie sans oxygène, sous couvercle, de l ’autre côté du rideau de fer, le temps des zastoi (stagnation). Le garçon découvre le monde et la France par la lecture, son seul moyen de voyager. Il lit tout, y compris les auteurs "déconseillés" par le parti, comme Flaubert, Maupassant … et aussi Rimbaud, en cachette. Il écoute les chansons de Montand et de Brel dans le secret d’une cave, et le rock and roll sur les os, ces disques de contrebande, gravés sur des radios médicales du squelette humain.

Dix ans plus tard, années 80, époque Gorbatchev. C’est la perestroïka, le monde imaginaire enfin accessible. Grâce au théâtre et à l’amour, le garçon découvre enfin la France,ses odeurs, ses couleurs et sa langue. Et dans le regard des autres, il se découvre “Russe ”.

C ’est un voyage à double sens. En approchant le monde rêvé, on se retrouve soi-même, on comprend d’où on vient. Et si ce qu ’on avait quitté était aussi un monde rêvé...pour les autres. Pour les “Français ”.

Le russe sans douleurest une méthode qui existe et en même temps qui n’existe pas. C’est la méthode d’apprentissage des différences. Plus on apprend, moins on comprend, plus on ressent cette part d’inconnu, d’étranger, cette zone pour toujours étrangère et incompréhensible, qui peut faire peur, qui peut faire mal. Simultanément, on se connaît mieux à mesure qu’on accepte ce qu’on ne sait pas, qu’on n’en saura
jamais d’avantage avec cette méthode. Une conscience naît, un humour et un plaisir profond apparaissent.

Sorte de lâcher prise, propice à la création. Chants, souvenirs, rêves, anecdotes, contes, recettes de cuisine, poèmes. Présence de nos morts, rencontre avec les vivants, objets bien réels qui nous transforment en témoins d’un moment, d’une époque, d’un rêve. Un spectacle structuré avec humour et mélancolie par cette méthode : Le russe sans douleur.

Anton Kouznetsov

Le russe sans douleur Les chants “autodentitshnyé ”
Authentiques, mais plus que ça … rituels, ancestraux, archaïques …

“Russe, peuple qui chante !”

Au-delà du sympathique cliché du slave exagérément triste ou
gai qui chante, Tatiana Pykhonina propose pour ce projet un travail sur les chants qui remontent aux origines du peuple russe, chants assez peu connus aujourd’hui par les russes eux-mêmes.

Ces chants sont inclassables, étranges et bouleversants, chargés de sonorités vocales oubliées.Pourtant ils touchent quelque chose de profond chez celui qui les chante comme chez celui qui les écoute.

Nous les appelons “Les chants de la terre noire”, de la terre originelle.Ils se sont transmis sans écriture, de générations en générations, de manière empirique. Ils peuvent avoir
pour sujet l ’appel que les hommes font au printemps pour qu ’il arrive, la métaphore de la femme-oiseau … Les sujets et les sonorités sont différents selon l ’origine géographique des humains qui les chantent :voix ouvertes et languissantes du sud,voix du nord qui luttent contre le froid,voix des grandes plaines,voix des forêts … Ces chants sont apparus après l ’époque des Barbares et avant le christianisme fondateur de l’unité russe. / Tatiana Pykhonina

Les ressources dramaturgiques :
- Méthode Assimil ’Le russe sans peine’
- Méthode Larousse ’Le russe en 90 leçons’
- Victor Pelevine ’Homo Sapiens’
- Alexeï Slapovski ’Bonjour, bonjour, le nouvel an’

Je me souviens des rangées
De vieilles femmes vendant des sacs de plastique
Des chaussettes des herbes des cigarettes ou des fleurs
À l’entrée du marché à Saint-Pétersbourg
C’était alors presque l’abondance partout
des monceaux
De pommes de terre et même si tu voulais, ou pouvais
Du beurre, du fromage, des bananes
Jeune débile ayant étalé ses girolles sur du papier journal
De l’autre côté du pont Lomonossov sur la Fontanka
Là où prend la rue Rossi la rue théorème
Nous lui avions tout acheté il souriait
J’y reviens en pensée selon un mouvement de bascule.

Jean-Christophe Bailly –Basse Continue

Le russe sans douleur (méthode) :
- Cabaret dramatique, politique, linguistique et lyrique
de Anton Kouznetsov, Laurent Lejop, Philippe Suberbie
- Mise en scène Anton Kouznetsov
- Scénographie Yuri Namestnikov
- Chef de chœur Tatiana Pykhonina
- Lumières Gérard Gillot
- Avec Vera Ermakova,A nton Kouznetsov, Anna-Elisa Pieri,Philippe Suberbie
- Coproduction MC93 Bobigny, Théâtre de Chelles, Compagnie Oui-da Théâtre
- Du 9 au 27 mars 2007
- Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30
- Relâche mercredi, jeudi
- Petite salle

Qu’est ce qu’un Saratovien ?

Les Saratoviens adorent céder leurs places aux vieilles dames dans les bus ou dans les trams. Une petite vieille venant de monter, tous les hommes se lèvent en proposant leurs places à qui mieux mieux. La petite vieille, désemparée, ne souhaite vexer personne.
“Dégagez,connards !”. On entend le cri de quelqu’un :“Elle va se mettre ici la vieille !”.“Piétine pas gogole, viens ici bêbête !”. Et la petite vieille se fraye un chemin entre les passagers, s’assoit et ne bouge plus.
Les Saratoviens aiment beaucoup leurs filles et leurs femmes qui, comme on le sait, sont les plus belles de Russie (et par conséquent du monde entier). Ici il ne s’agit pas d’une beauté particulière mais de sa densité, de la quantité de filles et de femmes belles, sympathiques, jolies et piquantes sur mille habitants. Beaucoup de problèmes viennent de ce fait. Un Saratovien venant de se marier avec une belle femme en croise une autre qui est encore plus belle. Il s’arrache les cheveux, demande pardon à sa femme et … se remarie.. Mais lorsqu’il se lève de table lors de son second mariage, il voit une femme encore plus renversante, celle à laquelle il rêvait quand il était gamin. Il pleure, tombe à genoux devant sa deuxième femme et se marie pour la troisième fois. Et c ’est ainsi sans arrêt, sans arrêt …

Extraits du spectacle

Leçon n° 4 : Je comprends tout ! :

- Que fais-tu (Que tu fais) ?
- (J’) apprends le russe (la langue
russe).
- Tu parles déjà russe (Tu déjà parles
en russe) ?
- (Je) parle un peu, mais (je)
comprends tout (Un peu (je) parle,
mais tout (je) comprends).
- Tu connais le français (la langue
française) ?
- Bien sûr. (Je) (le) connais.
- Et comment (dit-on) en français
paka ?
- Pakaen français (se dit) “tchao”.
- Mais c’(est) de l’italien (en italien) !
- (C’est) vrai ? Alors, (je) connais aussi
l’italien !
- Tout à fait (Tout est clair) !
À la prochaine (À la rencontre) !

Méthode Larousse. Le russe en 90 leçons

Anton Kouznetsov

Anton Kouznetsov est né à Saratov (Russie). Dans cette grande ville
de la Volga,il commence sa formation d acteur au Conservatoire
National d’Art Dramatique. Il la poursuit ensuite à l’Académie théâtrale de Saint-Pétersbourg avec Lev Dodine. Il est acteur dans Gaudeamus l’un des plus célèbres spectacles de son maître Lev Dodine. En 1992, la tournée mondiale de ce spectacle amène pour la première fois Anton Kouznetsov en France et aux quatre coins de la planète. L’année suivante,il intervient au Théâtre National de Strasbourg et devient l’assistant de Lluis Pascal et de Georges Lavaudant à l’Odéon Théâtre de l ’Europe.

En 1995, il crée la Compagnie Babel. Il met alors en scène des
spectacles en France et en Russie. De 1998 à 2006, il est le directeur artistique du Théâtre National Drama Académique de Saratov. Il invite plusieurs artistes français à créer au Drama, met en scène
lui-même des auteurs français, et organise plusieurs tournées en
France avec sa troupe. Dès 2000, il dirige une promotion d ’élèves
comédiens et metteurs en scène au Conservatoire National de
Saratov. En 2005, il se fait purement et simplement remercier de
son théâtre, l’école de théâtre qu’il avait ouverte est fermée. Il a
résisté autant qu’il a pu mais a finalement pris l’avion pour Paris.
En 2006, Anton Kouznetsov revient donc vivre en France et codirige
la Compagnie Oui-Da Théâtre avec Philippe Suberbie. Ses mises en scène au Théâtre National Drama Académique de Saratov et en Russie :
En 2005 Ici les aubes sont plus douces de Boris Vassiliev ; en 2004
Le Duel d’après Anton Tchekhov, Babel, cavalerie rouge et autres
récits d’après Isaac Babel, Le Rêveur d’Alexandre Ostrovski ; en
2002 Une vie longue et heureuse de Chpalikov, La Reine des Neiges
de Evgueni Schwartz ;en 2001 ’Splendids’ de Jean Genet, ’Les
confessions à un homme assis dans un fauteuil’ de Gabriel Garcia
Marquez ; en 2000 ’Le concours’ de Galine, ’Le rêve d’or’ d’après P-J.
Béranger, Dans la tourmente de Marina Tsvetaieva ; en 1999 Sexe,
mensonge et vidéo de Steven Soderbergh, La discrète amoureuse
de Lope de Vega, Berendeï de Nossov, Prigov, Dragounskaï..., M. de
Maupassant d’après Guy de Maupassant ; en 1998 Les Bas-fonds
de Maxime Gorki ; en 1997 Chambre obscure de Vladimir Nabokov.

Ses mises en scène en France :
- Anton Kouznetsov a repris certains de ces spectacles créés en
Russie en France et en a créé d’autres. En 2005 M. de Maupassant
d’après Guy de Maupassant (Théâtre de Chelles) ; en 2001 Le
concours d ’Alexandre Galine (au CDN de Montreuil) ; en 2002
L’Illusion comique de Pierre Corneille (Festival d ’Avignon) ; en 1998
Berendeï de Nossov, Prigov, Dragounskaï...(Théâtre de Corbeil
Essonnes) ; de 1997 à 1999 Babel, cavalerie rouge et autres récits
d’après Isaac Babel (TNB -Dijon, MC93, Théâtre de Corbeil
Essonnes) ; en 1996 Chambre obscure de Vladimir Nabokov,
(Odéon/Théâtre de l’Europe,TNB – Dijon)) ; en 1995 Les Petites
Tragédies d’Alexandre Pouchkine, (Création : Festival International
de mise en scène :"Théâtre en mai"-Théâtre National de
Bourgogne -Dijon puis à l’Odéon/Théâtre de l’Europe) ; en 1993
Essais d’après Anton Tchekhov (Travaux avec les élèves du Théâtre
National de Strasbourg, 1993).

Vera Ermakova

Elle a suivi la formation du Conservatoire National Supérieur de Saratov
(classe d’Anton Kouznetsov) et obtient son diplôme en 2005.
Au théâtre, elle a joué dans de nombreuses créations au Théâtre Drama
National de Saratov, notamment Saratov-Sarat-off et Notre Pouchkine,
mises en scène par Anton Kouznetsov avec la troupe du Théâtre National Drama Académique de Saratov. Création Septembre 2006 à La Fonderie - Le Mans puis tournée en France.

En 2004, elle a travaillé avec Alain Milianti ’Penthésilée’ d’Heinrich von Kleist, chorégraphie Josef Nadj (création au Volcan SN du Havre puis au Théâtre Drama de Saratov et au Théâtre du Nord, Lille).
Elle a également animé un stage pour les élèves de l ’École de Théâtre
National de Bretagne à Rennes en 2006.

Laurent Lejop
Il est journaliste et reporter. Il collabore depuis 1995 avec Anton Kouznetsov. Il a adapté pour la scène les pièces suivantes :Babel, cavalerie rouge et récits d ’après l’œuvre d’Issac Babel (1997), Chambre obscure d ’après le roman de Vladimir Nabokov (1995).

Yuri Namestnikov

Il est scénographe en chef du Théâtre Drama National de Saratov depuis
2003.

Anna-Elisa Pieri

Après des études de piano, elle a suivi la formation de l’École Supérieure
d’art dramatique de Genève, où elle a rencontré Anton Kouznetsov.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène d’Anton Kouznetsov M. de Maupassant (création en 2004 puis tournée), d’Omar Porras El Don Juan Compagnie Malandro (création en 2005 puis tournée), avec Jean Liermier Peter Pan(2005). Au cinéma, elle a tourné avec Alain Tanner Paul s’en va (2003), avec Léo Maillard Eclipse(2006). En 2003, elle a chanté dans Suoni Estremipour voix et quatuor à cordes de Philippe Eichenwald.

Tatiana Pykhonina

Elle est chef de chœur, diplômée du Conservatoire National Supérieur de
Saratov. Elle a également suivi une formation de comédienne (classe
d’Anton Kouznetsov) dans ce même conservatoire.

Philippe Suberbie

En 1995, il joue dans Les Petites Tragédies de Pouchkine, mise en scène
d’Anton Kouznetsov. Depuis cette date, il collabore avec Anton Kouznetsov en tant qu’acteur, metteur en scène ou assistant. Il codirige la Compagnie Oui-da Théâtre. Il a joué en France dans plusieurs spectacles d’Anton Kouznetsov, puis a été son assistant à la mise en scène Saratov –Moscou. En 2000, il a mis en scène Roberto Zuccode Bernard-Marie Koltès au Théâtre Drama National de Saratov. À ce jour,Anton Kouznetsov et Philippe Suberbie ont travaillé ensemble sur une douzaine de spectacles.

Philippe Suberdie est artiste associé au Théâtre de Chelles depuis 2000.
(Directeur : Marc Le Glatin).

Réservations
- 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h
- www.mc93.com (paiement totalement sécurisé)

Tarifs :
- Tarif plein 23 €
- Tarifs réduits de 8 € à 17 €.

- du 9 au 27 mars 2007
- Petite salle
- Du lundi au samedi à 20 h 30 – dimanche à 15 h 30 (relâche mercredi et jeudi)

MC93 Bobigny
01 41 60 72 72
1, boulevard Lénine 93000 Bobigny
BP 71 93002 Bobigny Cedex
Métro : Bobigny / Pablo Picasso



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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