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Exposition ’Livres d’Arménie’, dans le cadre d’Arménie mon amie

Du 30 janvier au 25 mars 2007


Exposition organisée dans le cadre d’Arménie mon amie, Année de l’Arménie en France. Plus de cinquante pièces, manuscrits précieux et livres imprimés anciens, déployant les multiples facettes d’un art du livre original, témoignent de l’immense intérêt et de la curiosité que suscitent depuis des siècles l’Arménie et sa culture en France.

Exposition :

- Manuscrits
- Publication
- Livres d’Arménie

Collections de la Bibliothèque nationale de France

A l’occasion de la célébration de l’Année de l’Arménie en France, la Bibliothèque nationale de France dévoile, sur son site Richelieu, les plus beaux livres de ses collections arméniennes, trop peu connues du grand public mais qui comptent néanmoins parmi les plus importantes d’Europe.

Plus de cinquante pièces, manuscrits précieux et livres imprimés anciens, déployant les multiples facettes d’un art du livre original, témoignent de l’immense intérêt et de la curiosité que suscitent depuis des siècles l’Arménie et sa culture en France.

Les premiers livres arméniens entrent à la bibliothèque sous François 1 er ; il s’agit d’un missel relié, plus tard, aux armes d’Henri II et des trois premières éditions imprimées en arménien au début du XVI e siècle à Venise. En 1730, l’abbé Sevin, envoyé en mission en
Orient, rapporte près de 134 manuscrits ; sont recherchés alors les textes chrétiens anciens ainsi que les ouvrages profanes d’auteurs arméniens. Les siècles suivants voient croître l’intérêt pour les études arméniennes en France, tandis que les relations diplomatiques entre les deux pays s’intensifient. La collection s’enrichit alors de plusieurs
livres remarquables, comme en témoigne la magnifique Bible imprimée aux tranches d’or ornementées offerte à Louis XIV par son éditeur, l’évêque Oskan Erewantsi.

En suivant le fil conducteur de l’histoire de la collection, le visiteur est convié à voyager à travers ces livres et à découvrir ce qu’ils révèlent de leur pays d’origine. Première nation convertie officiellement au christianisme, l’Arménie, à la géographie et à l’histoire tourmentées, s’est construite autour de sa langue et de sa religion. L’exposition s’attache à montrer comment l’alphabet arménien, inventé au V e siècle pour traduire la Bible, a contribué à la naissance d’un patrimoine où les textes religieux tiennent une large part.
Durant des siècles, prêtres et moines, dans les scriptoria des monastères, copièrent, enluminèrent et relièrent des milliers de manuscrits.

Réalisés sur parchemin ou sur papier, des évangiles richement décorés de scènes de la vie du Christ, de lourds homéliaires et synaxaires, d’humbles petits psautiers et bréviaires, se parent d’ornements pour mieux célébrer la liturgie. Des lettrines aux formes étranges de végétaux ou d’animaux marquent le début des paragraphes tandis que, dans les marges, les enlumineurs laissent libre cours à leur imagination : au fil des pages se succèdent épisodes bibliques, motifs abstraits savamment déclinés ou animaux fantastiques, comme ces étonnantes créatures à corps d’oiseau et à tête de femme.

L’art de l’enluminure, pétri des traditions byzantine et occidentale, nourri d’influences orientales, se décline jusqu’au XVIII e siècle dans les différentes écoles des provinces d’Arménie et des communautés de la diaspora. Particulièrement représentée ici, l’école du Vaspourakan, sur les rives du lac de Van, développe un style très vivant tandis que, tardivement, parant d’or et de couleurs les textes copiés depuis toujours, les riches négociants de Constantinople ou d’Ispahan commanditent des manuscrits qui perpétuent
les traditions anciennes.

Progressivement, l’imprimerie remplace le manuscrit. Née en Europe en 1511, elle s’y développe durant deux siècles avant de s’épanouir au XVIII e siècle à Constantinople.

Conjuguant harmonieusement le savoir-faire des grands graveurs européens et la virtuosité des enlumineurs dans le plus pur style arménien, elle perpétue une tradition d’échange et de syncrétisme entre l’Orient et l’Occident, que la culture arménienne incarne brillamment.

Crypte
BnF - Site Richelieu
58, rue de Richelieu
75002 Paris
Du mardi au samedi 10h-19h
Dimanche 12h-19h
Fermé lundi et jours fériés
Entrée libre



Si chacun balayait devant sa porte, comme la ville serait propre! Proverbe russe

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