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DANIIL HARMS : L’HUMOUR D’UN ELIMININÉ DE STALINE

Du 9 novembre au 3 décembre à 20h30


Daniil Harms a écrit entre 1922 et 1940 en URSS.
Il a été au coeur de mouvements littéraires d’avant-garde (Obériou) qui font penser au surréalisme et au dadaïsme occidentaux de la même époque. Mais il vivait en URSS.

Daniil Harms a écrit entre 1922 et 1940 en URSS.
Il a été au coeur de mouvements littéraires d’avant-garde (Obériou) qui font penser au surréalisme et au dadaïsme occidentaux de la même époque. Mais il vivait en URSS.

Ses textes sont drôles et absurdes, drôles et cruels, avec, parfois, une soudaine gravité qui nous laisse sans voix. Ses ennuis ont commencé à la parution d’ une nouvelle où des gens disparaissaient soudain dans la rue sans que les autres y prêtassent attention...

La répression systématique s’est abattue sur ses amis et sur lui-même : interdit de publication, détenu à plusieurs reprises, affamé, interné en psychiatrie en 1941 où il a été définitivement éliminé en 1942. L’absurde devient réalité. Les armes de l’humour, tragédie.

Après son arrestation, ses manuscrits ont été sauvés clandestinement, emportés dans une valise, cachés pendant plusieurs décennies. Les premières publications de ses "Ecrits" ont paru en Grande Bretagne en 1971 et en 1988, enfin, en URSS. Aujourd’hui, il est un auteur culte de la jeunesse russe.

INTERRUPTUS OU L’EMPECHEMENT :
- Ça commence comme un cabaret fantomatique.
Et soudain, le public est invité à tirer au sort l’ordre des actes... Entre choeurs de l’Armée Rouge et danses tziganes, l’humour de Daniil Harms s’égrène, décapant, absurde, iconoclaste. Sûr que ça ne pouvait pas plaire au père Staline.

Les textes courts et variés de Daniil Harms couvrent un spectre théâtral très large (on peut penser à Feydeau et Kantor, Beckett et Tchekov...) fondé sur la force des mots mais aussi sur la force des images.

A la fois errants et enfermés, les 4 personnages sont toujours présents sur le plateau. Au gré de rencontres fugitives, ils se cherchent ou s’affrontent, se racontent, jouent parfois au théâtre. Ils s’accrochent à de vieux meubles ou objets, bouées dérisoires.

Ils s’illuminent sur les envolées musicales de l’Armée Rouge, de danses tziganes, de petites pièces de Chostakovitch.

Production Cie ZED QUATRE avec le soutien de la DRAC Ile de France, de l’Adami, la Ville de Paris et de Neuilly sur Marne.

Au PROSCENIUM
2 passage du Bureau ( entrée 170 rue de Charonne)
75011 Paris
Métro Alexandre Dumas
Du 9 novembre au 3 décembre à 20h30
Du lundi au samedi
Tarif 14 €
Tarif réduit 9 €
Réservations : 01 40 09 77 19



Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture. Proverbe russe

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