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Quelques pages du journal intime du cinéaste russe ’Le Visa Tarkovski’

Du mercredi 27 avril 2005 au vendredi 13 mai 2005


’Fréquenter Tarkovski, ses écrits et ses films, est une expérience qui dépasse la question au demeurant essentielle de l’art, et nous renvoie sans cesse à notre intimité la plus aiguë, à notre être cosmique et au tremblement existentiel. C’est du vivant, donc du fragile, dont il nous parle toujours ; et ce qui frappe est la cohérence extrême de cet univers qui, par delà la porte choisie pour le pénétrer, conduit inévitablement, au cœur du labyrinthe humain, à la chambre obscure si bien approchée dans Stalker, et où tout devient pure poésie.’ Joël Jouanneau

D’après le journal d’Andreï Tarkovski
Adaptation et mise en scène : Joël Jouanneau et Michel Bompoil.

Cinéaste de profession, formé à l’Ecole d’Etat où il est l’élève de Romm, il réalise son premier long métrage en 1962. L’enfance d’Ivan, qui raconte les exploits d’un jeune orphelin pendant la guerre où il s’illustre derrière les lignes ennemies, est conforme aux canons du cinéma soviétique et gagne de surcroît le Lion d’Or au Festival de Venise. Une belle carrière s’annonce pour Tarkovski. Hélas, Andreï Roublev, biographie d’un moine du XVe siècle, peintre d’icône réputé, et évocation sans fards d’une Russie médiévale désacralisée, heurte les autorités russes, insensensibles à la perfection des images. Le film est interdit, mais finit par être projeté en Occident. Après une longue interruption, Tarkovski parvient à tourner un bon film de science fiction, Solaris, accueilli avec réserve en Union soviétique. Le Miroir suscite un nouveau scandale : le film est jugé trop révolutionnaire sur le plan technique et en raison de la structure du récit. Le cinéaste est revenu à la science-fiction avec Stalker, une œuvre moins compromettante mais difficile, sorte de fable philosophique. Les ennuis incessants que lui occasionnent la bureaucratie soviétique, le conduisent en 1984 à s’établir en Italie. Il réalise, alors Le Sacrifice, film placé sous le signe d’Ingmar Bergman et de la littérature russe. Malgré ses tribulations, Tarkovski n’en demeure pas moins l’une des figures les plus originales et les plus attachantes du cinéma russe.

Du 27/04/2005 Au 13/05/2005 :

- de 20:00 à 22:00 le mardi, mercredi, vendredi, samedi.
- de 19:00 à 21:00 le jeudi.
- de 15:00 à 17:00 le samedi.

THEATRE DU NORD
4, place du Général-de-Gaulle
59000 LILLE



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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