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L’exposition consacrée à Nicolas de Staël (1914-1955) au Centre Pompidou

12 mars - 30 juin 2003


L’exposition consacrée à Nicolas de Staël rassemble près de 220 oeuvres majeures, dont 135 peintures, 80 dessins ainsi qu’une sélection de livres illustrés, de gravures et de documents inédits, provenant de collections publiques et privées ainsi que de la collection du Centre Pompidou.

Cette manifestation s’inscrit dans le cycle des dernières expositions présentées en France sur l’oeuvre de Nicolas de Staël, au Grand Palais en 1981, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence en 1991, et à l’Hôel de Ville de Paris en 1994, mais avec une ampleur sans précédent.
En mai 2003, à l’occasion du tricentenaire de la Ville de Saint-Pétersbourg, aura également lieu au une exposition consacrée à Nicolas de Staël au Musée de l’Ermitage !

Nicolas de Staël a réalisé ses tableaux abstraits monumentaux comme cette Composition grise, 1950, de 2 x 4 m. Comme l’artiste l’écrit en réponse à un questionnaire : « une peinture devrait être à la fois abstraite et figurative. Abstraite en tant que mur, figurative en tant que représentation d’un espace. » :

- Nicolas de Staël naît le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg (Russie).
- A la suite de la révolution russe, sa famille prend le chemin de l’exil. Il perd successivement son père et sa mère, il est recueilli en compagnie de ses soeursà Bruxelles. Il se révèle brillant élève à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles-Lès-Bruxelles.
- Au cours d’un voyage en Afrique du Nord en 1938, il rencontre Jeannine Guillou, également peintre, avec qui il vivra désormais.
- En 1939, l’artiste fait la connaissance de la célèbre galeriste Jeanne Bucher qui s’intéresse à son travail. La guerre éloigne Nicolas de Staël de Paris ; il s’engage dans la Légion étrangère.
- Démobilisé, il rejoint Jeannine Guillou à Nice et commence à vendre quelques tableaux, ainsi qu’à étabir des contacts avec des artistes réfugiés dans la région : Alberto Magnelli, Sonia Delaunay, Henri Goetz, Félix Aublet. Sous leur influence, sa peinture évolue de la figuration à l’abstraction.
- De retour à Paris en 1943, il rencontre le peintre César Domela qui contribue à l’évolution de sa peinture vers le jeu des clairs-obscurs.
- L’après-guerre est difficile pour Nicolas de Staël : ventes rares, privations, changements fréquents d’atelier, et surtout, la mort de sa compagne Jeannine Guillou, en février 1946.
- En janvier 1947, Nicolas de Staël et Françoise Chapouton, qu’il a épousée, emménagent dans un grand atelier parisien proche de celui de Georges Braque.
En 1951, René Char confie à l’artiste l’illustration de son livre "Poèmes". Au début de 1952, à l’occasion de sa première exposition en Angleterre, il présente les premiers tableaux de son retour à la figuration, après avoir refusé quelques mois auparvant, d’être assimilé à ce qu’il appelait "le gang de l’abstraction avant".
Désormais Nicolas de Staël présente de plus en plus d’oeuvres figuratives, notamment à la Galerie Jacques Dubourg ainsi qu’au Salon de Mai, à Paris, où il montre ses plus grands formats dont le Parc des Princes en 1952.
- En 1953, Nicolas de Staël qui a découvert l’année précédente le Midi et sa lumière, aménage son premier atelier provençal à Lagnes, près d’Avignon.
C’est aussi au cours de cette période qu’il se rend en Amérique pour superviser l’accrochage de ses oeuvres lors de sa première exposition personnelle aux Etats-Unis, à la Knoedler Gallery, New York.
Il reçoit un accueil très favorable de la part des collectionneurs américains.
- En septembre 1954, tandis qu’il connaît un succès grandissant, Nicolas de Staël se retire loin des siens à Antibes. Il multiplie les natures mortes, les paysages et les marines. Le rythme de production s’accélère mais l’anxiété assiège le peintre.
- Le 16 mars 1955, Nicolas de Staël se donne la mort, laissant inachevée sa plus grande toile, Le Concert.

Centre Pompidou
Galerie 1
Ouverture : 11h00 - 21h00
Nocturnes les jeudis jusqu’à 23h
Tarifs : 8,5€ et 6,5€



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