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Une saison russe d’Anton Tchekhov au théâtre Athénée

Du 13 octobre au 11 décembre 2010


A l’occasion de l’année France-Russie 2010, le théâtre Athénée donne une forte tonalité russe à sa programmation avec de nombreux rendez-vous ... Demandez le programme !

Oncle Vania

Durée du spectacle : 1h50 sans entracte

"C’est vrai que je ne connais pas la campagne mais j’ai beaucoup lu"

On pourrait résumer la pièce en quelques mots : “Il sera bientôt trop tard.” Trop tard pour Vania, en mal de reconnaissance, trop tard pour l’amour de la jeune Sonia et pour l’humaniste Astrov, peu à peu gagné par le cynisme. Mais trop tard aussi pour les forêts que les hommes abattent avec inconscience, ou pour l’aristocratie terrienne qui ne voit pas venir l’imminence de sa chute… Cependant, dans Oncle Vania, tout est encore possible. Le temps d’un été, chacun va laisser éclater un morceau de sa vérité, de sa déception, de son désir. Une pièce qui rebondit sans cesse, de la contemplation au coup de tonnerre, du vaudeville au mélodrame, et où humour et mélancolie s’affrontent à armes égales. Pour interpréter cette “musique violente, âpre, rugueuse comme l’est la vie à la campagne”, le metteur en scène Serge Lipszyc a voulu “une équipe d’acteurs, comme un orchestre, avec un soliste virtuose, Robin Renucci”

Serge Lipszyc :
- 1986 Co-fonde la Compagnie du Matamore
- 1992 Met en scène Arlequin, serviteur de deux maîtres
- 1998 Participe à la création des Rencontres théâtrales d’Olmi-Cappella
- 2009 Met en scène et joue Oncle Vania avec Robin Renucci

Avec :
- Robin Renucci, Estelle Clement-Béalem, Judith d’Aleazzo, Michèle Gaulupeau, Danièle Gautier, Laurent Huon, Sylvain Méallet, Serge Lipszyc, René Loyon.


Les trois soeurs

Durée du spectacle : 2h30 avec entracte

"Dans cette ville, savoir trois langues, c’est un luxe inutile."

Dans l’atmosphère délétère d’une ville de garnison, trois jeunes femmes s’étiolent lentement. Peut-être se résigneraient-elles plus facilement à leur sort si leurs esprits n’avaient été remplis de musique et de littérature, de romantisme et de mots italiens… Trop élevées par leur défunt père, comment pourront-elles affronter un environnement tristement terre-à-terre ? En étalant l’action sur plusieurs années, Tchekhov façonne sa pièce comme un roman, un ballet des espoirs et des renoncements, scandé par un rêve récurrent : aller à Moscou, ce monde meilleur – et inaccessible – de la culture… Inspirées par les soeurs Brontë, ses héroïnes évoluent ensemble, protagonistes à parts égales, puisque chacune est aussi le produit de l’autre. Mais on aurait tort de l’oublier : les trois soeurs ont un frère ! Resserrant les liens entre réalité et fiction, le comédien et metteur en scène Volodia Serre a confié à ses propres soeurs les rôles d’Olga, Macha et Irina, et il interprète à leurs côtés le rôle d’Andreï. Une aventure théâtrale, familiale, sentimentale… Pouvait-on rêver mieux pour présenter cette épopée de l’intime ?

Volodia Serre

- 1998-2001 Est élève au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris
- 2001-2010 Joue dans de nombreux spectacles, notamment à l’Athénée dans Histoire du Soldat en 2003, ou encore au Théâtre du Rond-Point dans Le Mental de l’équipe en 2007
- 2008 Met en scène Le Suicidé de Nicola Erdman, lauréat du Prix-Théâtre 13
- 2010 Conçoit et met en scène My Way to Hell — cross over opéra musique de Matteo Franceschini

Avec :
- Jacques Alric, Olivier Balazuc, François de Brauer, Carol Cadilhac, Juliette Delfau, Mireille Franchino, David Geselson, Anthony Paliotti,, Alexandrine Serre, Joséphine Serre, Léopoldine Serre, Volodia Serre, Jacques Tessier, Marc Voisin.


La Cerisaie

Durée du spectacle : 2h15 (environ)

La cerisaie : "C’est beau, c’est sensible, à part qu’on ne comprend rien."

Comme son titre le signale, l’héroïne de La Cerisaie, c’est la maison elle-même. Une maison devenue un monde, une planète autour de laquelle gravite une poignée de personnages en perdition ou en devenir – aristocrates ruinés et futurs révolutionnaires, serfs affranchis et domestiques, amoureuses, rêveurs et pragmatiques… Plantée au milieu des passions et des intrigues, dépositaire de tous les souvenirs, protectrice et geôlière, elle mesure le rapport de chacun au changement ou à la perte. Peut-on vivre sans elle, ou, au contraire, faut-il l’abattre pour survivre ?
Écrite en 1904, la dernière pièce de Tchekhov est aussi l’épitaphe d’une société, la vision poétique et lucide d’un univers vacillant, où les uns se cramponnent au passé tandis que les autres s’écrient “salut, la vie nouvelle !”. Le metteur en scène Paul Desveaux a choisi de la présenter comme “le songe d’un monde à venir. Un de ces rêves que l’on fait à l’aube et qui ressemblent terriblement à la réalité”.

Paul Desveaux
- 2001 Met en scène L’Éveil du printemps de Franck Wedekind
- 2005 Met en scène Les Brigands de Friedrich Schiller
- 2007 Met en scène Maintenant ils peuvent venir d’Arezki Mellal
- 2009 Met en scène Pollock de Fabrice Melquiot, et Les Enfants terribles, opéra de Philip Glass à l’Athénée

Avec :
Daniel Delabesse, Vincent Debost, Amandine Gaymard, Christophe Giordano, Christophe Grégoire, Jean-Claude Jay, Fany Mary, Justine Moulinier, Océane Mozas, Gilian Petrovski, Maëlle Poésy, Baptiste Roussillon.

Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Direction Patrice Martinet
Sq. de l’Opéra Louis-Jouvet
7 rue Boudreau 75009 Paris
Location : 01 53 05 19 1



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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