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Le Songe de l’oncle d’après le Roman de Fédor Dostoïevski

Du 27 septembre au 18 octobre 2009


Le choix du ’Songe de l’oncle’ correspond au désir de monter l’une des rares comédies de Dostoïevski pensé pour le théâtre, une part souvent ignorée de l’oeuvre de l’auteur.

Adaptation et mise en scène Stanislas Grassian
Avec :
- Luc Altadill
- Paula Brunet-Sancho
- Marco Candore
- Jacques Courtes
- Stanislas Grassian
- Claudia Morin
- Axelle Simon
- Julie Timmerman
Traduction André Markowicz
Assistant à la mise en scène Marco Candore
Scénographie François de Lamothe
Réalisation décor et costumes Damien Beal
Création lumière Frédéric Coustillas
Assistant lumière Arnaud Alingrin
Création musicale Luc Altadill
Création Collectif Hic et Nunc
Avec le soutien du Théâtre de l’Épée de bois – Cartoucherie—Théâtre municipal de
- Fontainebleau – Festival Côté jardin – La Fabrique Saint Astier
- La Bellevilloise / Théâtre du Sorbier / FNAC / HELIA PARTNERS

L’histoire

Mozgliakov nous raconte comment l’arrivée imprévue du Prince K entraîne un vent de folie dans la haute société de la ville rurale de Mordassof. Dans ce microcosme régenté par la première dame de la ville, Maria Alexandrovna, le prince K, vieillard sénile, épouvantail ridicule, fait tout pour garder son apparence de jeune homme. Il devient la marionnette inconsciente des complots qui font rage autour de sa fortune. Le mariage devient un outil de captation de sa richesse. Les
rivales vont s’affronter au détriment de la fraîcheur de la jeunesse et du romantisme.
Dostoïevski se rit de la mesquinerie des humains dans leur lutte pour le pouvoir. Visuelle et musicale, cette fiction visionnaire annonce le culte de l’éternelle jeunesse. Au travers de la violence du ridicule, par un éclat de rire poétique, ce texte stigmatise nos ambitions malsaines et notre angoisse de la mort. Il n’en reste pas moins une comédie humaine pour un public familial.

Note d’intention

Le choix du "Songe de l’oncle" correspond au désir de monter l’une des rares comédies de Dostoïevski pensé pour le théâtre, une part souvent ignorée de l’oeuvre de l’auteur.
C’est aussi le plaisir de faire découvrir un texte jamais monté en France, reconnu comme un classique dans les écoles de théâtre Russes.


Dans la ligne de mes dernières créations ce spectacle, après un texte contemporain, est un retour à mon désir d’adaptation. Le vif succès rencontré par "Mort d’un hétéronyme" spectacle à partir de textes de Fernando Pessoa, me pousse à continuer d’explorer la théâtralité de romans, de nouvelles comme d’oeuvres poétiques. Je poursuis ainsi cette alternance entre création contemporaine et adaptation d’auteurs reconnus comme des "monstres sacrés". Ce "va et vient" enrichit mon approche de ce que peut être ma vision d’un théâtre d’aujourd’hui.
J’ai adapté ce roman dans la traduction épurée et directe d’André Markowicz. Ecrite selon le point de vu de Mosgliakov cette adaptation met Dostoïevski à la place du conteur. Il devient le personnage le plus laissé pour compte, le plus fragile de la pièce. Son témoignage émouvant et drôle est investi d’un désir de comprendre,
d’agir, de transformer. Dans une maladresse infinie, son désir de vengeance le plonge dans la tragédie de sa propre vie.
Tragi-comédie empreinte d’un immense amour pour Shakespeare et Molière, ce texte offre une grande liberté d’interprétation. L’écriture de Dostoïevski impose différents registres de jeu permettant de confirmer une esthétique déjà développée dans nos spectacles précédents.

J’aborde avec les comédiens un travail de composition prononcée. J’envisage un degré de maquillage en fonction du degré de monstruosité des personnages, pour atteindre un paroxysme chez le Prince K. Les personnages exultent dans un jeu où les traits de caractère sont poussés jusqu’au grotesque. Parmi des silhouettes
dessinées, le prince bénéficie d’un traitement particulier où tout le corps est masqué, désarticulé, les mouvements saccadés. La "figure" du prince est une marionnette absolue, un masque à part entière.
Ciselés et profonds, ces personnages me conduisent à des choix nets pour chaque rôle. Le lyrisme tonitruant et l’implacable rythmique de Dostoïevski m’amènent à accentuer cette particularité en offrant une large place au travail chorégraphique. La composition musicale devient un autre langage auquel se frottent les personnages.
Nous sommes dans un frôlement perpétuel des genres, entre tragique, comique, burlesque et bouffon. La musique et la danse deviennent réplique, et permettent de faire évoluer la pièce vers une esthétique très affirmée qui bascule du réalisme à l’onirisme, du minimalisme à l’expressionnisme. S’imposant comme une nécessité " Le songe de l’oncle" nous renvoie à des comportements très actuels : amasser toujours plus de biens matériels, refuser de vieillir, se soucier du regard des autres. Des problématiques qui trouvent une forte résonance dans notre rapport à l’image, stigmatisent une connivence faussée au monde, notre égoïsme relationnel et notre terreur de la mort. / Stanislas Grassian.

Stanislas Grassian

Il se forme dès l’âge de 17 ans à l’École des Arts du Spectacle à Sarlat,
puis au Théâtre de la Vache Cruelle à Périgueux, sous la direction de
Pierre Orma. Il poursuit sa formation à Paris à l’école internationale de
mimodrame Marcel Marceau, puis à l’École du Théâtre des Embruns,
et à l’ARIA sous la direction de Robin Renucci et Jean Claude
Penchenat. Il travaille plusieurs années avec la Cie du Théâtre en
Partance où il interprète, sous la direction de Samir Siad et Valérie Aubert, les rôles de Sganarelle dans Dom Juan et dans Le Médecin malgré lui de Molière. Il joue dans une trentaine de spectacles d’auteurs tels que Colette, G. Bernanos, F. Pessoa, M. L. Fleisser, J.
Green, E. Labrusse, Voltaire, J.Prévert, Racine... Sous la direction de Jean-Claude Penchenat il joue dans Un homme exemplaire de Carlo Goldoni et l’Étudiant roux de J. Green. Au sein du Collectif Hic et Nunc, il met en scène les pièces contemporaines Carnet d’enfance de Jacques Courtès, …alias, le bonheur de Ludovic Longelin, Les Falaises de
Stéphane Jaubertie. Il adapte et met en scène Le Songe de l’Oncle de Fédor Dostoïevski, Fernando Pessoa, mort d’un hétéronyme d’après les textes de Fernando Pessoa, Le Monde comme il va de Voltaire. Il enseigne le théâtre corporel à l’école pluridisciplinaire des Arts de
la scène, à Paris, sous la direction artistique de Guy Shelley.
Depuis 2007, il est également coorganisateur du festival un automne à tisser au théâtre de l’Epée de bois – Cartoucherie.

Du 23 septembre au 26 septembre 2009
Mercredi à 19h, jeudi et vendredi à 21h30, samedi à 21h
Du 27 septembre au 18 octobre 2009
Mardi, mercredi et samedi à 19h / Jeudi, vendredi à 21h / Dimanche à 16h

Comment se rendre au Théâtre de l’Epée de Bois/ Cartoucherie :
- Route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris
- Métro : Ligne 1 : Château de Vincennes, puis Bus 112, arrêt Cartoucherie.
- Parking : gratuit dans la Cartoucherie
- Prochaine date de tournée : Samedi 24 octobre à 20h30 à la salle des fêtes de Saint Sulpice d’Excideuil 24800 (Dordogne)
- Durée du spectacle 1h30



On n'attelle pas au même timon le cheval fougueux et la biche craintive. Ivan Tourgueniev

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