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Sonia, spectacle en russe sous-titré

Du 22 septembre au 8 octobre 2009


Deux hommes pour jouer le monde entier, à la Beckett, qui passent avec une facilité étonnante du rêve d’amour au sentiment prenant de la mort, et un décor ordinaire, banal, reconstituant jusqu’à l’obsession fétichiste un intérieur russe sans éclat des années trente.

- Spectacle en russe surtitré en français
- Pièce de Tatiana Tolstaya
- Montée par Alvis Hermanis
- Avec Gundars Abolins, Jevgenijs Isajevs
- Traduction & surtitrage Sophie Gindt
- Production Nouveau Théâtre de Riga

Nouveau théâtre de Riga

de Tatiana Tolstaya | mise en scène Alvis Hermanis | avec Gundars Abolins, Jevgenijs Isajevs | décor & costumes Kristine Jurjane | son Andris Jarans | lumières Krisjanis Strazdits | traduction & surtitrage Sophie Gindt | en russe, surtitré en français

Alvis Hermanis dirige le Nouveau Théâtre de Riga, en Lettonie, depuis bientôt 10 ans. Nombre de ses créations ont bénéficié d’un succès international. Alvis Hermanis a reçu le « Young Directors Project Award » au festival de Salzbourg en 2003. Il a été nommé meilleur acteur en 2004 pour le rôle de Jean dans la pièce de Mora Kimele, « Mademoiselle Julie ». Le 29 avril 2007 à Salonique, en Grèce, il reçoit la récompense européenne de prestige dans le domaine du théâtre « Nouvelle réalité de théâtre ».

En 2008, il met en scène au Festival d’Avignon Sonia, fable dramatique de Tatiana Tolstaya, un des plus grands écrivains russes contemporains, dont le grand-père paternel n’était autre que Tolstoï.


Deux hommes. L’un se transforme en Sonia, une femme rêveuse, solitaire, romantique, innocente et naïve, mais également femme d’intérieur, briquant la vaisselle, cuisinant ses gâteaux, prête à tous les sacrifices. L’autre est une sorte de projection des hommes
qu’elle n’a pas eus, mais aussi l’incarnation de cette société cruelle qui la manipule, lui fait du mal, et la conduit jusqu’au désespoir, jusqu’au mélodrame. La féminité est omniprésente alors que la femme est pourtant absente du plateau.

C’est la volonté de vivre dans un rêve, tout en affrontant vaillamment l’ordinaire et la misère de l’existence, qu’illustre ce spectacle.
Sa force vient de sa radicale simplicité : deux hommes pour jouer le monde entier, à la Beckett, qui passent avec une facilité étonnante du burlesque au tragique, du drolatique au pathétique, du rêve d’amour au sentiment prenant de la mort, et un décor ordinaire, banal, reconstituant jusqu’à l’obsession fétichiste un intérieur russe sans éclat des années trente.


Si bien que « Sonja » offre le présent rare d’un spectacle
autonome, qui se suffit à lui-même : tout s’engendre sans artifice extérieur ni coup de théâtre forcé. Comme si, par emboîtement des histoires, intrication des destins, mélange des registres, l’existence
pétrifiée de ces deux hommes pouvait soudain reprendre vie sur scène. Avec rigueur, selon un joyeux bricolage de gestes et d’objets, tout s’enchaîne dans l’invention d’une figure imaginaire, qui semble à la fois la clé et la malédiction du spectacle. / Antoine de Baecque (pour le Festival d’Avignon)

Tout y est, dans ce spectacle : l’amour et la mesquinerie, le désir et la désillusion, exprimés simplement et minutieusement, avec un humour délicat, une émotion permanente. / Michel Caspary, 24 Heures

Dans la reconstitution d’un appartement russe des années 40, deux hommes pour interpréter un couple avec enfant – un léger décalage à l’efficacité 200 % théâtrale. / Les Inrockuptibles

Théâtre Silvia Monfort
106, rue Brancion, 75015 Paris
Métro : Porte de Vanves (ligne 13)
Bus : PC1-95 arrêt Porte Brancion ou 89 arrêt Morillons/Brancion



Qui est seul n'est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul. Proverbe russe

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