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La Fiancée vendue ’Prodaná Nevesta’ de Smetana (1824-1884)

Première 11 octobre 2008 à 19h30


La Fiancée vendue est considéré, en République Tchéque, comme un symbole national et est devenu, dans le monde entier, l’exemple type de l’opéra ’folklorique’.

Bedřich Smetana (1824-1884) La Fiancée vendue ’Prodaná Nevesta’
- Opéra comique en trois actes (1866)
- Livret de Karel Sabina
- En langue tchèque

NOUVELLE PRODUCTION :
- Direction musicale Jirí Belohlávek/Damian Iorio (2 nov.)
- Mise en scène Gilbert Deflo
- Décors et costumes William Orlandi
- Lumières Joël Hourbeigt
- Chorégraphie Micha van Hoecke
- Chef des Choeurs Winfried Maczewski

- Krušina Oleg Bryjak
- Ludmila Martina Dike
- Marenka Christiane Oelze
- Mícha Stefan Kocán
- Háta Helene Schneiderman
- Vašek Christoph Homberger
- Jeník Ales Briscein
- Kecal Franz Hawlata
- Le Maître de manège Heinz Zednik
- Esmeralda Elena Tsallagova
è L’Indien Ugo Rabec

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Résumé

Marenka et Jeník souhaitent s’épouser. Mais leur désir est contrarié par les parents de Marenka, Krušina et Ludmilla, qui préfèrent à Jeník un « meilleur parti ». Ce meilleur parti est le fils de Mícha et Háta, Vašek, dont Marenka ne veut pas entendre parler. Mais Jeník accepte de renoncer à Marenka moyennant une certaine somme, que lui donne le marieur du village - Kecal -, et la promesse que Marenka épousera le fils aîné disparu de Mícha et Háta. D’abord humiliée, Marenka se ravise lorsqu’elle découvre que Jeník -qui a de surcroît fait un joli profit - n’est autre que ce fils aîné. Ils peuvent enfin se marier.

A propos de l’œuvre

La Fiancée vendue est considéré, en République Tchéque, comme un symbole national et est devenu, dans le monde entier, l’exemple type de l’opéra « folklorique ». On peut donc s’étonner des deux reproches faits de son vivant à Smetana : de n’être que trop modérément nationaliste et de la trop grande influence de Wagner sur ses autres opéras. Il devint pourtant , grâce à La Fiancée vendue, un « musicien patriote ». Refroidi par l’accueil fait à ses autres œuvres par le public tchèque, Smetana affirmera par la suite avoir composé La Fiancé vendue sans conviction ni enthousiasme. L’ouverture, pleines de trilles impétueux qui « lancent » l’opéra, est très fréquemment jouée en concert. Cette ouverture - très populaire - surgit à nouveau au final de l’acte II, indissociable du thème du mariage.

L’œuvre à l’Opéra national de Paris

La Fiancée vendue sera jouée pour la première fois sur la scène de l’Opéra national de Paris cette saison, dans une production signée Jirí Belohlávek pour la direction musicale, Gilbert Deflo pour la mise en scène et William Orlandi pour les décors. L’arrivée de cette œuvre majeure à l’Opéra national de Paris fait de ce spectacle un événement particulièrement important, alors que la République Tchèque fête les 15 ans de son indépendance.

ARGUMENT

ACTE I – Le printemps, dans un village de Bohême.
Les villageois se réjouissent à la perspective de la danse organisée en l’honneur des vacances. Seuls Marenka et Jeník sont tristes : les parents de Marenka envisagent pour leur fille un riche mariage, en dépit de son amour pour le beau mais pauvre Jeník. Les villageois vont danser. Marenka avoue à Jeník qu’elle aurait le cœur brisé s’il l’abandonnait.
Les parents de Marenka acceptent la suggestion de Kecal, le marieur du village : leur fille épousera le fils d’un riche voisin, Tobias Mícha. Krušina, le père de Marenka, estime que la question du contrat devrait être abordée sans tarder. Il connaît bien Mícha, mais ne peut se rappeler les noms de ses deux fils. Kecal, le marieur, proteste : Mícha n’a qu’un fils ; l’autre, né du premier mariage, a disparu, et il est sans doute mort.
Bien que Kecal fasse une description enthousiaste du futur mari, Ludmila persiste à croire que Marenka a le droit de choisir son sort. Marenka n’a qu’une objection à élever contre leur plan : elle est fiancée à Jeník. Kecal trouve que ce n’est pas une excuse sérieuse ; Krušina est mécontent de ne pas avoir été consulté, Ludmila estime également que sa fille aurait pu agir avec plus de circonspection. La jeune fille arrache le contrat des mains de Kecal, et s’éloigne.

ACTE II – L’intérieur de l’auberge.
Les hommes boivent et chantent en chœur. Kecal rejoint Jeník. Tous deux participent au chœur. Les femmes viennent retrouver les hommes et ils dansent ensemble. Tous quittent l’auberge. Vašek, le fils de Mícha entre timidement et déclare en balbutiant que sa mère l’a envoyé courtiser sa future femme. C’est un personnage niais, bègue, d’une simplicité évidente. Marenka le trouve seul dans l’auberge, et comprend assez vite qu’il s’agit de son prétendu fiancé. Elle est horrifiée et entreprend de lui faire croire combien elle regrette, tout comme les autres villageoises, de le savoir fiancé à Marenka, qui lui fera sûrement mener une vie d’enfer dès qu’ils seront mariés. Vašek appréhende la réaction de sa mère, mais elle lui fait entrevoir un avenir plus souriant avec une autre jeune fille, bien plus jolie et déjà très éprise de lui.
Finalement, il accepte de renoncer à Marenka, mais il veut embrasser la jolie fille qui lui parle. Elle lui échappe. Kecal recevra une importante commission s’il réussit à fiancer Marenka au fils de Mícha et il n’est pas prêt à laisser passer l’occasion.
Aussi décide-t-il d’utiliser une partie de l’argent pour acheter le renoncement de l’encombrant prétendant que Marenka semble préférer. Il entraîne Jeník dans l’auberge, mais la discussion ne progresse pas vite et Kecal a toutes les difficultés à le convaincre. Il en est réduit à lui proposer une somme importante s’il accepte de renoncer à Marenka. Jeník se fait prier mais finit par accepter à condition que la jeune fille épouse le fils aîné de Mícha. Kecal lui donne l’argent. Kecal quitte l’auberge, enchanté de son arrangement. Mais Jeník sait que ce fils aîné de Mícha, supposé mort, n’est autre que lui-même. Il vient d’obtenir un contrat de mariage avec sa bien-aimée et une dot de sa belle-mère en une seule opération ! Kecal revient avec Krušina et les autres villageois pour célébrer l’heureux résultat de cette difficile manœuvre. On retrouve dans le final les thèmes de l’ouverture.
Kecal réclame le silence, désirant que chacun témoigne de la légalité du document qui va être signé. Il le lit à voix haute : il stipule, en langue juridique, que Jeník a renoncé à Marenka. Krušina et Kecal sont ravis, tout comme Jeník, apparemment. Les villageois ne comprennent son attitude que lorsque l’on mentionne la somme de trois cents gulden. Leur fureur est extrême. Même Krušina désapprouve que Jeník renonce à sa fille pour de l’argent, et le jeune homme chante dans l’hostilité générale.

ACTE III

Vašek est désespéré de ne pouvoir retrouver la jeune fille si jolie qui l’avait si bien conseillé. Ses pensées sont interrompues par l’arrivée d’une troupe de cirque, conduite par un redoutable maître de manège, et annoncée par ce qu’on appelle la Marche des comédiens. Vašek regarde leur numéro de loin, regardant avec admiration la belle danseuse Esmeralda.
A ce moment, un des clowns se précipite pour avertir que l’interprète du rôle habituel de l’ours est beaucoup trop ivre pour tenir son rôle. Il a cherché quelqu’un pour le remplacer mais personne ne fait complètement l’affaire. Il est désemparé. Esmeralda résout le problème : le simplet qui la contemple bouche bée depuis tout à l’heure sera parfait. Vašek accepte : il dansera le soir même. Vašek s’entraîne à quelques pas de danse quand il aperçoit ses parents. Háta insiste pour qu’il rencontre sa future fiancée, mais il résiste et s’enfuit. Marenka arrive, furieuse et vexée d’avoir été abandonnée contre de l’argent par Jeník. Vašek revient. Il est ravi d’apprendre que la jeune file qu’il trouvait si séduisante n’est autre que Marenka.
Celle-ci lui demande un temps de réflexion, tandis que ses parents, Kecal et le fiancé la supplient de ne pas prendre la chose à la légère. Puis Marenka, restée seule, se lamente sur sa misérable situation. Jeník s’avance vers elle, d’excellente humeur. Marenka lui en veut beaucoup et sa colère augmente quand il prétend prendre l’affaire à la légère. Leur querelle dure toujours quand Kecal les rejoint et dit à Jeník que l’argent sera à sa disposition dès que Marenka aura signé le contrat. Jeník la presse de signer, ce qui augmente la fureur de la jeune fille. Tout le village s’est rassemblé pour le final qui doit consacrer les fiançailles de Marenka et du « fils aîné de Mícha », ainsi que l’a exigé Jeník.

Chacun félicite Marenka, Jeník le premier ; mais il est aussitôt reconnu par Hata et Mícha comme leur fils aîné perdu depuis longtemps. Kecal écume de rage à l’idée d’avoir été berné. Deux jeunes garçons se précipitent sur scène en criant que l’ours s’est échappé. L’animal s’avance à pas traînants, mais bientôt la voix de Vašek s’élève, priant l’assistance de ne rien craindre. Háta l’aide à sortir de son déguisement, et tous se réjouissent des fiançailles de la fiancée vendue et de son fidèle soupirant.

Palais Garnier Paris :
- Première 11 oct. 2008 19h30
- Représentations 14, 17, 19 (14h30), 22, 26 (14h30), 28, 31 oct., 2 (14h30) nov. 2008 19h30
- Durée du spectacle 2h40 avec un entracte



Aime ta femme comme ton âme et bats-la comme ta pelisse. Proverbe russe

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