Accueil > Expositions > Alexeï Vassiliev, artiste russe : Portraits évanescents

Alexeï Vassiliev, artiste russe : Portraits évanescents

Du 30 mai au 26 juillet 2008


Alexeï Vassiliev a montré son travail en France, aux Etats-Unis et au Mexique. Il vit à Paris et travaille entre Paris et Moscou.

Dans son œuvre de promotion de l’art russe moderne, la Galerie Blue Square nous fait voyager encore une fois au cœur d’une Russie qui toujours au point des avant-gardes reste profondement liée à ses traditions ancestrales qu’elle transforme et interprète dans les formes de plus surprenantes des temps modernes.

Evanescent, ente, adj : s’applique à ce qui n’a qu’une existence éphémère (image évanescente), puis à ce qui a une apparence imprécise, qui est indéfinissable, spécialement en parlant de personnes, de leur comportement.

Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, Edition Le Robert, Paris, 1998

La galerie blue square est heureuse de montrer le travail du photographe russe Alexeï Vassiliev. L’exposition présente une sélection de plus de trente photographies des années 2002-2008 sous le titre “Portraits évanescents”.

Alexeï Vassiliev est né en 1959 à Moscou où il fait ses études à l’Université des Sciences Humaines. Après la perestroïka, il s’installe en France en 1993 puis découvre la photographie plasticienne. Il poursuit depuis six ans une exploration sensible sur le flou autour de la question de la représentation de l’homme, de la lumière et de la couleur.

Dans son ouvrage Du spirituel dans l’art publié en 1910, Vassily Kandinsky théorise son extrême sensibilité aux couleurs en observant l’expérience purement subjective que chacun peut en faire. La couleur devient un langage pictural et émotionnel. Le bleu, couleur de la spiritualité, attire l’homme vers l’infini quand le jaune, spécifiquement terrestre, symbolise le mouvement vers l’homme. Le travail d’Alexeï Vassiliev repose précisément sur cette première perception émotionnelle de la couleur. Ses photographies apparaissent d’abord comme une exploration plastique de la gamme chromatique, de sa perception sensible et de sa captation mécanique par l’appareil photographique.

Dans un deuxième temps, l’abstraction chromatique s’estompe : l’œil découvre progressivement la forme imprécise et floue d’une présence humaine noyée dans des couleurs éclatantes. L’individu représenté a perdu son identité. La netteté de ses traits est absorbée par les couleurs et l’espace qui l’entourent. Surgissent alors des portraits silencieux, troubles et troublants d’anonymes, parfois mélancoliques, égarés au cœur des villes, dans un temps suspendu, capturé par le photographe. La résonance de ces œuvres conduit le spectateur à s’identifier à ces portraits d’anonymes pour y projeter finalement son propre visage.

A propos de sa série Instants troublés, Alexeï Vassiliev écrit : « Ils sont là, tout simplement là : insaisissables, irréfutables, furtifs, définitifs, éphémères, éperdus d’éternité… Ils surgissent soudain dans le trouble et l’urgence d’instants infimes, puis feignent de s’évanouir afin de mieux m’imposer leur présence aléatoire. Nimbés d’énigme, délestés de la moindre trivialité et par là même dévolus à l’essentiel ces êtres paradoxaux me défient et me hantent ».

A la frontière du rêve et de la réalité, de l’abstraction et de la figuration, un univers mystérieux et captivant se dégage des photographies d’Alexeï Vassiliev dont le souvenir demeure ancré en soi comme d’une expérience vécue, forte et émotionnelle.

Alexeï Vassiliev a montré son travail en France, aux Etats-Unis et au Mexique. Il vit à Paris et travaille entre Paris et Moscou.

14, rue Debelleyme | 75003 Paris
Metro : Filles du Calvaire
11-19h



La parole n'est pas un moineau ; une fois envolée, tu ne la rattraperas plus. Proverbe russe

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0