On retrouvera dans UGLY SWANS (Les Vilains petits canards) l’influence du maître Tarkovsky. Il faut dire que l’histoire dont est tiré le film est une adaptation d’un roman des frères Strugatsky, qui ont aussi écrit le fameux Stalker (1979).

Restaurations et rééditions :

La Vendeuse de cigarettes du Mosselprom

Réalisation : Iouri Jeliaboujski

Titre original : Papirosnitsa ot Mosselproma

URSS - 1924 - 78 min - 35 mm - noir et blanc

L’aide-comptable Mitiouchine tombe amoureux de Zina, marchande colporteuse du Mosselprom. Quoique Mitiouchine ne fume pas, il lui achète régulièrement des cigarettes. Arrive le jour où Mitiouchine se décide à faire sa déclaration à Zina. Mais il échoue. Zina conquiert le coeur de l’opérateur de cinéma Latouguine, et sur son insistance, on invite la jeune fille au studio pour la photographier. Là, l’ex-marchande de cigarettes fait une série de nouvelles connaissances, entre autres, celle du représentant des firmes américaines, Mac Bright qui, très amoureux de la jeune fille, écrit pour elle un scénario…

Scénario : Alexei Faiko, Fedor Otsep

Image : Iouri Jeliaboujski

Décors : Sergei Kozlovski, Vladimir Balioujek

Production : Mejrabpom-Rus

Source : Cinémathèque de Toulouse

Interprétation : Igor Ilinski (Mitiouchine), Ioulia Solnceva (Zina), Nikolai Tsereteli (Latouguine), Leonid Baratov (Barsov-Aragonski), M. Cybulski (Mac Bright), Anna Smokhovskaia (Maria), Galina Kravtchenko (l’actrice de cinéma), Mikhail Jarov (l’employé)

Arménie, mon amie

Belle de Moscou (La) (Rouben Mamoulian)

Réalisation : Rouben Mamoulian

Titre original : Silk Stockings

Etats-Unis - 1957 - 117 min - 35 mm - couleur

Boroff, compositeur soviétique de passage à Paris, accepte de travailler pour un film américain produit par Steve Canfield. Moscou envoie la belle Ninotchka, commissaire austère, pour tenter de le ramener dans le droit chemin. Mais celle-ci succombe peu à peu elle aussi aux charmes de Paris…

Remake de Ninotchka, satire de la Russie stalinienne tournée par Ernst Lubitsch en 1939, le film devient, sous la direction de Mamoulian, une comédie musicale située dans les années 1950. Un film culte, où, pour la seule fois dans sa carrière, Fred Astaire chante un morceau de rock, et où Cyd Charisse, qui reprend le rôle de Greta Garbo, signe un numéro de cinéma inoubliable, enfilant les fameux bas de soie noire…

Scénario : Leonard Gershe, Leonard Spigelgass, George S. Kaufman, Leueen MacGrath, Abe Burrows

Image : Robert J. Bronner

Musique : Cole Porter

Décors : Edwin B. Willi, Hugh Hunt

Production : MGM

Interprétation : Fred Astaire (Steve Canfield), Cyd Charisse (Ninotchka), Janis Paige (Peggy Dayton)

Source : Axel Brucker, Marie-Hélène Duffaud

Nous avons bu la même eau (Serge Avedikian)

Réalisation : Serge Avedikian

France - 2007 - 72 min - Beta SP - couleur et n&b

Invité à un festival de théâtre à Istanbul pendant l’été 1987, Serge Avedikian n’avait pu s’empêcher de traverser la mer de Marmara pour retrouver Soloz, le village de son grand-père arménien, Avédis. De cette journée qui n’a jamais cessé de l’obséder, restent des images à demi-volées et inachevées, donnant à voir les traces furtives d’une communauté chassée en 1922. Mais demeure aussi inachevé le dialogue amorcé avec les habitants. Presque 20 ans plus tard, le réalisateur retourne à Soloz.

Scénario : Serge Avedikian

Image : Serge Avedikian, Richard Copans

Montage : Chantal Quaglio

Son : Bilgehan Ozis

Production : Les Films d’Ici, Cityzen Television, Art’mell, Kana-sons

Source : Les Films d’Ici

Retour du poète (Le) (Harutyun Khachatryan)

Réalisation : Harutyun Khachatryan

Titre original : Poeti veradardze

Arménie - 2005 - 84 min - 35 mm - couleur

Poète et philosophe, Jivany (1845-1909) est cher au peuple arménien. Un sculpteur honore une commande de la statue du poète et l’accompagne jusqu’au lieu de son installation… L’Arménie d’aujourd’hui à travers “les yeux du poète”. “Quiconque a été amoureux, perdu dans ses rêves, ou tremblant de peur, a chanté les chants de Jivany.” Harutyun Khachatryan

Scénario : Harutyun Khachatryan

Image : Vrej Petrosyan, Armen Mirakyan, Ashot Movsesyan, Artyom Melkoumyam

Montage : Harutyun Khachatryan

Musique : Jivani, A. Terteryan, G.F Hendel

Son : Anahit Kesayan, Levon Karapetyan

Production : Hayfilm Studio

Source : Armen Films Solidarité

Rouben Mamoulian, l’âge d’or de Broadway et Hollywood (Patrick Cazals)

Réalisation : Patrick Cazals

France - 2006 - 63 min - Beta SP - couleur

Patrick Cazals peint ici le portrait de l’un des pionniers du théâtre musical de Broadway et de l’âge d’or d’Hollywood, Rouben Mamoulian. Ce cinéaste (1898-1987) donna leurs plus beaux rôles à Greta Garbo, Marlène Dietrich, Gary Cooper… Enrichi d’images de tournages, d’archives de Rouben Mamoulian, d’entretiens avec le réalisateur et ses biographes, ce film est un document essentiel pour l’histoire du cinéma.

Scénario : Patrick Cazals

Image : Jacques Malnou

Montage : Marie-Agnès Blum

Production : Les Films du Horla

Source : Les Films du Horla

Ici et ailleurs :

Les Vilains petits canards

Russie, France - 2006 - 105 min - 35 mm - couleur

UGLY SWANS

Les vilains petits cygnes

Réalisateur : Konstantin Lopushansky

Scénario : Konstantin Lopushansky, Vyaheslav Rybakov

Distribution : Grigory Hlady

Rimma Sarkisyan, Leonid Mozgovoy

Résumé :

Viktor Banev, un romancier qui vit aux Etats-Unis depuis longtemps, revient en Russie afin de faire des recherches sur le village de Tashlinsk dans le cadre d’une enquête menée par l’ONU. Comme touché par un étrange phénomène climatique, ce village quasi-abandonné est en effet complètement inondé et en phase de décrépitude avancée. De plus, il est occupé par des mutants à l’intelligence supérieure. Mais pour Banev ce voyage a un enjeu secret, encore plus important que l’enquête onusienne : retrouver sa fille qui a été enrôlée dans une école pour surdoués dirigée par les mutants.

On retrouvera dans UGLY SWANS l’influence du maître Tarkovsky. Il faut dire que l’histoire dont est tiré le film est une adaptation d’un roman des frères Strugatsky, qui ont aussi écrit le fameux Stalker (1979). Sans grandiloquence, Ugly Swans propose ainsi une critique de la société et de sa propension à annihiler tout ce qui est différent. La musique - signée par Andrei Sigle, collaborateur régulier d’Alexander Sokurov - et un style visuel remarquable font de ce film une véritable invitation à la méditation et à la réflexion.

Le réalisateur :

Né en 1947, le réalisateur et scénariste russe Konstantin Lopushansky est un disciple d’Andrei Tarkovsky. Actif dans le cinéma depuis les années 70, c’est un habitué des festivals. Son oeuvre lui a déjà valu une vingtaine de distinctions. On lui doit notamment le film LETTERS OF A DEAD MAN (1986), RUSSIAN SYMPHONY (1994) et THE TURN OF THE CENTURY.

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