L’éloge de ces grands travaux devint à cette époque un genre littéraire en soi auquel Frank Westerman, lui-même ingénieur hydraulique, s’est intéressé de très près. Pour ce récit, il a entrepris deux grands voyages : l’un dans le golfe de Kara-Bogaz, aujourd’hui une baie boueuse de la mer Caspienne mais décrite en 1932 par Konstantin Paoustovski dans son livre Le Golfe de Kara-Bogaz comme une merveille de technologie hydraulique ; le second parmi les oeuvres et les vies des écrivains soviétiques et russes - Maxime Gorki, Andreï Platonov, Boris Pilniak et Isaak Babel. Sur un thème proche, découvrez également Histoire illustrée du COMMUNISME.
éditeur : BOURGOIS Pour approfondir ce sujet, notre article consacré à Livre ’Histoire de la musique russe par Lischke André apporte un éclairage complémentaire.
Broché / 344 pages / 0.3600 kg À lire aussi : Le ’lard bleu / ‘Goluboe salo’, de Sorokine, une extravagante intrigue érotico-politique, qui prolonge cette réflexion sur la culture russe.
C’est en 1932 que Staline utilisa pour la première fois l’expression “ ingénieurs de l’âme “ pour évoquer les écrivains soviétiques, expression devenue rapidement un concept redouté. De pair avec les véritables ingénieurs, les ingénieurs de l’âme étaient censés contribuer à l’établissement définitif du paradis communiste : respectivement, en transformant l’apparence du pays par d’ambitieux travaux hydrauliques - le port de Moscou ! - et en influençant les âmes de ses habitants par les livres, de façon à ce que “ l’Homme Nouveau “ puisse se développer. Cette thématique fait écho à un autre article du site, Roman avec cocaine de Maurice Agueev (Poche).
L’éloge de ces grands travaux devint à cette époque un genre littéraire en soi auquel Frank Westerman, lui-même ingénieur hydraulique, s’est intéressé de très près. Pour ce récit, il a entrepris deux grands voyages : l’un dans le golfe de Kara-Bogaz, aujourd’hui une baie boueuse de la mer Caspienne mais décrite en 1932 par Konstantin Paoustovski dans son livre Le Golfe de Kara-Bogaz comme une merveille de technologie hydraulique ; le second parmi les oeuvres et les vies des écrivains soviétiques - Maxime Gorki, Andreï Platonov, Boris Pilniak et Isaak Babel - forcés d’écrire au service d’une idéologie et auxquels Frank Westerman restitue leur véritable histoire.
