C’est sur le livret de Nicolas Roerich, spécialiste du monde slave et passionné par le chamanisme, qu’Igor Stravinsky imagina les rythmes complexes du Sacre du printemps, pour les ballets russes de Serge Diaghilev.
La barbarie et la modernité du XXe siècle.
Créé le 29 mai 1913 au théâtre des Champs-Elysées à Paris, le ballet met en scène des jeunes gens, une vieille voyante, un très vieux sage, qui vont célébrer la venue du printemps à travers une danse sacrée. Les jeunes vierges désignent l’Elue qui se sacrifiera pour le printemps et dansera jusqu’à la mort. On est loin de la guerre des sexes, aujourd’hui interprétation la plus usuelle de ce ballet.
Sur ce canevas, Nijinski inventera une gestuelle révolutionnaire. Jambes en dedans, mains tordues, les danseurs piétinent le sol convulsivement, sautent d’un pied sur l’autre.
L’Elue tourbillonne avec les coudes sortis, se frappe les cuisses et s’arrête brusquement avec une main sur la joue. Construit autour de la figure du cercle, ce rituel, joué dans des costumes inspirés du folklore, s’inscrit dans une modernité qui ne renie rien de sa charge archaïque. Sur un thème proche, découvrez également Balanchine à l’Opéra de Paris.
Distribution :
Chorégraphie : Heddy Maalem
Musique : Igor Stravinsky
Images : Benoît Dervaux
Bande son : Benoît Declerck Pour approfondir ce sujet, notre article consacré à Cendrillon de Rudolf Noureev à l’opéra de Paris apporte un éclairage complémentaire.
Costumes : Agathe Laemmel
Régie lumière : Jérôme Le Lan
Régie plateau-son : Richard Granet
Danseurs : Imone Gomis, Hardo Papa Salif Ka, Amie Gomis, Marie-Pierre Gomis, Marie Diedhiou, Shush Tenin, Serge Anagonou, Awoulath Alougbin, Rachelle Agbossou, Alou Cissé, Dramane Diarra, Qudus Aderemilekun Onikeku, Kehinde Awaiye, Taiwo Awaiye
théâtre DE L AGORA
place de l’Agora À lire aussi : La Bayadère de Rudolf Noureev, le danseur étoile russe, qui prolonge cette réflexion sur la culture russe.
91000 EVRY
Horaires et tarifs :
Le 13/12/2005 : Cette thématique fait écho à un autre article du site, La barbarie et la modernité du XXe siècle sur le livret russe de Nicolas Roerich,.
de 20:30 à 22:00 le mardi.
Tarifs d’entrée : Plein tarif : 20 €, Tarif réduit : 14 €.
