En 1938, Lydia Tchoukovskaïa rend visite pour la première fois à Anna Akhmatova. Les discussions sur la poésie, la littérature, la politique ou la survie, le partage des révoltes et des deuils, des anecdotes ou des sachets de thé, le mélange du trivial et du sublime forment le contenu de ces Entretiens. Cette thématique fait écho à un autre article du site, Hérisson et Ourson, contes de la forêt profonde.
LE JOURNAL D’UNE AUTRE d’après entretiens avec Anna Akhmatova de Lydia Tchoukovskaïa
25 janvier > 16 février 08 :
lundi, mercredi, samedi à 19h30 Sur un thème proche, découvrez également Grand écrivain Vassili Grossman : ’Vie et Destin au théâtre MC93.
mardi, jeudi, vendredi à 21h.
Adaptation mise en scène, jeu Valérie Blanchon et Isabelle Lafon
En 1938, Lydia Tchoukovskaïa rend visite pour la première fois à Anna Akhmatova. C’est une visite pour “affaire“. Ce qui, dans le langage codé qu’elle utilise pour rédiger ses notes, signifie qu’elles vont échanger des renseignements sur leurs démarches pour faire libérer le mari de Lydia et le fils d’Anna, arrêtés depuis peu. Plus que tout, l’activité clandestine - qui consiste pour Lydia à apprendre par coeur les poèmes qu’Anna écrit avant de les brûler - les attache l’une à l’autre. Les discussions sur la poésie, la littérature, la politique ou la survie, le partage des révoltes et des deuils, des anecdotes ou des sachets de thé, le mélange du trivial et du sublime forment le contenu de ces Entretiens. Comment aborder ce qu’elles tissent ensemble ? Le rapport des deux actrices doit s’inventer comme le rapport entre ces deux femmes s’est inventé, au fur et à mesure de leur nécessité. C’est peut-être ici que le théâtre prend tout son sens. Dans cette proximité, cette clandestinité, cette parole qui continue malgré tout.. Parler, c’est continuer. Pour approfondir ce sujet, notre article consacré à Slogans de Maria Soudaïeva et d’Antoine Volodine apporte un éclairage complémentaire.
De dessous quelles ruines je parle, De dessous quels décombres je crie, (…) Et je claquerai les portes éternelles Pour toujours. Et quand même on reconnaîtra ma voix. Et quand même de nouveau on la croira. Anna Akhmatova
Théâtre Paris-Villette - Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès À lire aussi : Le Nez de Gogol au théâtre de Nogent-sur-Marne, qui prolonge cette réflexion sur la culture russe.
75019 Paris
Métro : porte de Pantin
Réservation 01 40 03 72 23 du lundi au vendredi de 11h à 13h et de 14h30 à 18h
