Créée en 1963 au Théâtre Stanislawski de Moscou, cette deuxième version de Lady Macbeth du district de Mzensk de Chostakovitch, sensiblement différente de la première, représentée à Saint-Pétersbourg vingt-neuf ans plus tôt, n’a jamais eu bonne presse, sauf dans la défunte Union Soviétique. Cette thématique fait écho à un autre article du site, GIUSEPPE VERDI Simon Boccanegra avec 2 russes : Dmitri Hvorostovsky et Olga Guryakova.
On lui reproche d’être moins rude, moins âpre, moins roborative de ton et d’esprit que l’originale. Elle n’en possède pas moins ses qualités propres. Le compositeur a certes gommé les passages les plus crus du livret et les effets instrumentaux trop hardis, qui avaient tant choqué Staline. Mais il était trop bon musicien pour ne pas chercher des “solutions de remplacement “. En l’occurrence, il les a surtout trouvées dans l’écriture orchestrale, d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles, en particulier dans les deux interludes symphoniques ajoutés aux actes I et III :
Direction musicale Tugan Sokhiev
Orchestre national de France Sur un thème proche, découvrez également L’Opéra Russe ’Une nuit en Russie.
Choeur de Radio France
Avec :
Boris Alexeï Tannovitski Pour approfondir ce sujet, notre article consacré à Eternelle Russie par l’Orchestre de l’Opéra de Massy apporte un éclairage complémentaire.
Zinovyi Alexander Akimov
Katerina Katarina Dalayman
Sergueï Vladimir Grichko
Aksinia Larissa Dudinova À lire aussi : Le temps des Gitans’, Punk opéra d’Emir Kusturica, qui prolonge cette réflexion sur la culture russe.
Théâtre du Châtelet
2 rue Edouard Colonne
75001 Paris
