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Au coeur du Montparnasse de l’Ecole de Paris, la baronne Helene d’Oettingen, aristocrate russe d’origine ukrainienne, tenait un salon legendaire ou se croisaient Apollinaire, Picasso et Modigliani. Le livre de Jeanine Warnod retrace cette epoque fascinante des avant-gardes russes et francaises.

Le salon du boulevard Raspail

La porte du salon du 229 boulevard Raspail s’ouvre. Une aristocrate russe tres belle, couverte de fourrure et de bijoux, apparait. On apercoit, assis sur le sofa, Apollinaire, Picasso et Modigliani. C’est ainsi que l’on pouvait decouvrir le celebre salon de la baronne d’Oettingen, lieu de rencontre incontournable de la boheme parisienne du debut du XXe siecle.

Dans le Paris russe de la Belle Epoque, lorsque la baronne Helene d’Oettingen arrive en 1902 d’Ukraine, c’est de toute la boheme parisienne qu’elle devient la mecene. Son salon « artistico-litteraire » s’impose rapidement comme l’un des hauts lieux de la creation artistique a Paris.

Au croisement des avant-gardes russes et francaises

Se croisent dans ce salon extraordinaire toute l’avant-garde russe et francaise de l’epoque : d’Archipenko a Zadkine, de Survage ou Braque a Leger, le Douanier Rousseau ou Max Jacob, en passant par son cousin Serge Ferat.

Au coeur du Montparnasse de l’Ecole de Paris, la baronne recoit ceux qui auront un nom dans la peinture, la poesie ou la musique moderne. Son role de mecene depasse le simple soutien financier : elle cree un veritable espace de dialogue entre artistes russes emigres et createurs francais, contribuant ainsi a l’extraordinaire effervescence artistique de l’entre-deux-guerres.

Une femme aux multiples visages

Femme aux multiples visages, exuberante et attachante, Helene d’Oettingen n’est pas seulement mecene. Elle est elle-meme creatrice, exercant ses talents sous plusieurs pseudonymes :

  • Roch Grey : sous ce nom, elle publie des romans

  • Leonard Pieux : son nom de plume pour la poesie

  • Francois Angiboult : le pseudonyme sous lequel elle expose ses peintures

Cette multiplicite d’identites artistiques temoigne de la richesse de sa personnalite. Enigmatique, aux ecrits intrigants, aux amours fascinantes, la baronne d’Oettingen incarne a elle seule l’esprit d’une epoque ou la creation artistique ne connaissait pas de frontieres entre les disciplines ni entre les nations.

Le livre de Jeanine Warnod

Jeanine Warnod, specialiste du Paris artistique du debut du XXe siecle, retrace dans cet ouvrage richement illustre le parcours fascinant de la baronne d’Oettingen et de son cercle.

TitreChez la baronne d’Oettingen - Paris russe et avant-gardes (1913-1935) AuteurJeanine Warnod Date de parution11 juin 2008 EditeurEditions de Conti ISBN978-2-351-03013-4 Pages143 pages Format26,5 cm x 29,5 cm (broche)

Questions frequentes

Qui etait la baronne Helene d’Oettingen ?

Helene d’Oettingen etait une aristocrate russe d’origine ukrainienne arrivee a Paris en 1902. Mecene de la boheme parisienne, elle tenait un celebre salon artistico-litteraire au 229 boulevard Raspail, ou se croisaient Apollinaire, Picasso, Modigliani et toute l’avant-garde.

Quels artistes frequentaient le salon de la baronne d’Oettingen ?

Son salon reunissait l’avant-garde russe et francaise : Archipenko, Zadkine, Survage, Braque, Leger, le Douanier Rousseau, Max Jacob, Apollinaire, Picasso et Modigliani, ainsi que son cousin Serge Ferat.

Sous quels pseudonymes la baronne d’Oettingen ecrivait-elle ?

Femme aux multiples talents, elle ecrivait sous les pseudonymes de Roch Grey (romanciere), Leonard Pieux (poete) et Francois Angiboult (peintre). Elle etait a la fois romanciere, poete et artiste peintre.

Qui a ecrit le livre sur la baronne d’Oettingen ?

Le livre Chez la baronne d’Oettingen - Paris russe et avant-gardes (1913-1935) a ete ecrit par Jeanine Warnod et publie le 11 juin 2008 aux Editions de Conti. L’ouvrage compte 143 pages (ISBN : 978-2-351-03013-4).

Derniere mise a jour : mars 2026.

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