Vingt ans, la Russie d’octobre 1917. Histoire enchantée et cruelle, Le Dragon du dramaturge russe Evgueni Schwartz dessine derrière l’innocente formé du conte, un portrait sans compromis du totalitarisme. Pour prolonger la découverte, voir aussi Dimitri Chostakovitch (1906-1975) ‘Lady Macbeth de Mzensk’. Sur un registre voisin, l’article consacré à Espia a una mujer que se mata mérite également votre attention.
En proposant une mise en scène alerte et inventive qui mêle le merveilleux, le fantastique, la farce, la poésie et le drame, Christophe Rauck poursuit l’aventure du Théâtre du Peuple et composé un singulier mystère.
Un jeune homme, va par amour, et parce que c’est son métier, libérer de l’oppression d’un dragon une ville et tous ses habitants.
Vainqueur au combat, mais grièvement blessé, notre héros professionnel devra abandonner la cité aux pouvoirs carnassiers du bourgmestre et de son fils. Sur fond d’humour et de fantaisie, Evgueni Schwartz décortique pour notre plus grand plaisir les peurs et les fantasmes d’une population soumise à la tyrannie d’un monstre. Sur un registre voisin, l’article consacré à Alexandre Ostrovski : Le Coeur Ardent au théâtre russe mérite également votre attention.
Avec le dragon et ses différentes transformations, l’auteur nous met en garde contre nous-mêmes. La bête est en nous, elle est prête à nous envahir à tout moment.
Mise en scène : Christophe Rauck
Du 23/11/2004 Au 24/11/2004 : Ce sujet trouve un écho dans notre dossier La Cerisaie, le dernière oeuvre de Tchekhov, disponible sur le site.
de 20:30 à 22:30
le mardi, mercredi.
ESPACE 44 DE NANTES (MCLA)
84, rue du Général-Buat
44000 NANTES
