Les Trois Soeurs d’Anton Tchekhov - mise en scène Jean-Claude Fall

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Mise en scène Jean-Claude Fall

“Les soeurs Prozorov rêvent de Moscou. Seules dans une petite ville de garnison, elles n’espèrent, ne désirent qu’une chose, retourner à Moscou, “leur” ville…”

“Théâtre des Quartiers d’Ivry - Du 7 janvier au 3 février à 20h - Dimanche 16h - relâche le lundi

Tarif préférentiel France-CEI : 5 euros au lieu de 17 euros ! Réservations au 01.46.72.37.43.

Jacques Allaire Kouliguine, mari de Macha

Madeleine Attal Anfissa, la nourrice

Fabienne Bargelli Olga Serguéieva Prozorov

Roxane Borgna Natalia, fiancée puis femme d’Andréi

Fouad Dekkiche Soliony, capitaine

Jean-Claude Fall Verchinine, lieutenant-colonel

Yves Ferry Tcheboutikine, médecin-militaire

Robert Florent Feraponte, gardien du conseil du Zemstvo

Isabelle Fürst Macha Serguéieva Prozorov

Isabelle Fürst Macha Serguéieva Prozorov

Laurent Pigeonnat Andréi Serguéievitch Prozorov

Luc Sabot Fedotik, sous-lieutenant

Alex Selmane Touzenbach, lieutenant

Christel Touret Irina Serguéieva Prozorov

Frédéric Tournaire Rodé, sous-lieutenant

” Olga

Ce matin, je me suis réveillée, j’ai vu ces flots de lumières, j’ai vu le printemps, et quelque chose de joyeux s’est réveillé dans mon âme, et j’ai eu une envie folle de rentrer à la maison.”

Les Trois Soeurs - Acte I


Les soeurs Prozorov rêvent de Moscou. Seules dans une petite ville de garnison, elles n’espèrent, ne désirent qu’une chose, retourner à Moscou, “leur” ville. Au fil du temps, de leurs amours, de leurs désamours, des “accidents” de leurs vies, elles se retrouvent “expulsées” de leurs rêves, de leur maison, de l’histoire. De petits abandons en petits renoncements, leur joie de vivre, leur rire, leurs passions s’amoindrissent. Elles vont finir par disparaître et se fondre dans la masse anonyme. La saga des Trois Soeurs est une des oeuvres majeures du théâtre du vingtième siècle.


1900 - Tchekhov écrit Les Trois Soeurs

1901 - la pièce est créée par la troupe de Stanislavsky, au Théâtre d’Art de Moscou.

Il y a 100 ans commençait l’un des temps forts de notre histoire. La Russie commençait sa Révolution. Partout, étudiants, ouvriers, paysans rêvent d’un monde meilleur. Le monde ancien tombe en ruine, les anciens propriétaires sont expulsés, les nouveaux arrivants sont là avec leurs naïvetés, leurs maladresses, leur esprit de revanche, leur soif de pouvoir, leur désir de bien faire, leur humanité avec ses bassesses et ses rêves. Il y a 100 ans, Tchekhov écrivait Les Trois Soeurs comme une métaphore de ce qui secouait la Russie et le monde. Ce faisant, il faisait aussi une véritable “révolution” théâtrale. Les Trois Soeurs est une pièce écrite en creux, une pièce sans héros et sans histoire ou plutôt si, le héros c’est cette maison dont les soeurs sont expulsées, et l’histoire c’est celle qui est en marche, qu’on devine, qui commence, porteuse de tant d’espérances et d’interrogations.

Les Trois Soeurs agissent un peu comme un point de repère

Les Trois Soeurs agissent un peu comme un point de repère. A partir d’elles et à l’aune de notre histoire nous pouvons mesurer le chemin parcouru, nos errances, nos espoirs déçus, notre foi en l’avenir et en l’homme, en ce qui rassemble et ce qui fait rêver.Jean-Claude Fall

Samedi 26 janvier à 16h au Théâtre d’Ivry - Antoine Vitez - Lecture autour de Tchekhov - Carte blanche à Jean-Claude Fall


“Personne ne possède la vérité définitive, c’est nous tous qui sommes coupables”.

Les héros de Tchekhov ou bien sont eux-mêmes malheureux, souffrant de la faillite de leurs illusions (de leurs espérances anciennes, de leurs points de repères), ou bien font le malheur des autres, en portant leur “vérité”, leur “idée universelle” au rang d’absolu. C’est précisément cela qui est la source d’un cercle vicieux, d’un enchaînement de malheurs et de déboires, que chacun d’eux inflige à quelqu’un d’autre - continuellement ou l’espace d’un seul instant, le temps d’une réplique. Cette conclusion que Tchekhov avait ramenée de son voyage au bagne de Sakhaline, “c’est nous tous qui sommes coupables” - est étendue, cette fois, à toute la sphère des relations quotidiennes, aux malheurs que s’infligent l’un à l’autre des gens normaux, “ordinaires”. Montrer la responsabilité de chacun dans l’état général des choses est aux yeux de Tchekhov plus important que de rejeter la faute tout entière sur un mal qui se trouverait à l’extérieur de nous-mêmes, sur tel ou tel personnage porteur de mal.(…)

Vladimir Kataev - Traduction Françoise Lesourd Magazine Littéraire n° 299 - Mai 1992


Théâtre des Quartiers d’Ivry - 94200 Ivry Sur Seine Du 7 janvier au 3 février à 20h - Dimanche 16h - relâche le lundi

Tarif préférentiel France-CEI : 5 euros au lieu de 17 euros !

20 invitations disponibles valables jusqu’au 20 janvier 2002

Réservations au 01.46.72.37.43.

Théâtre des Quartiers d’Ivry

Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

Métro Mairie d’Ivry

Tarif préférentiel ArtRusse.com : 5 euros au lieu de 17 euros ! Réservations au 01.46.72.37.43.