À quatorze ans, il obtient le premier prix au concours de chant de la République de Tchétchénie, ce qui lui vaut d’être surnommé le Robertino Loretti d’Atchkhoï-Martan. Cette thématique fait écho à un autre article du site, Hommage à Mstislav Rostropovitch, grand musicien russe.
Amnesty International, La LDH, L’ACAT et l’Association Solidatité Tchétchénie vous invitent :
Le 18 mai 2007 à 20h30
ARBI TSOURAEV
En concert au Violon Dingue
1 rue Lebrun 44 000 NANTES
“Arbi Tsouraev chante la grandeur et la douleur de son peuple”
Arbi Tsouraev est né à Atchkhoï-Martan, en Tchétchénie, en 1967.
À quatorze ans, il obtient le premier prix au concours de chant de la République de Tchétchénie, ce qui lui vaut d’être surnommé le Robertino Loretti d’Atchkhoï-Martan.
L’année suivante, en 1982, il intègre le jeune groupe Fartanga (c’est le nom d’une rivière près d’Atchkhoï-Martan), puis la formation de musique traditionnelle Nokhtchi-Tchieu (Tchétchénie) en tant que soliste.
Parallèlement, il monte un ensemble folklorique dans son collège. Après ses études secondaires, il entre à l’école de musique de Grozny avant d’être admis comme chanteur au Philharmonique national de Tchétchénie (Illi-Chants), où il travaille trois années. Sur un thème proche, découvrez également Concert de Chostakovitch, grand compositeur russe/Sibelius.
Tandis qu’il participe à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques, avec différentes formations, il composé à ses heures perdues.
Les paroles de ses chansons reprennent quelquefois un vieux texte connu, mais le plus souvent, ce sont des amis, des poètes comme Tamara Kantaiéva ou Charip Tsourouev, qui les écrivent pour lui en s’inspirant de l’esprit de ses compositions. Les cassettes de ses premiers enregistrements circulent dans toute la République, ses titres figurant au hit-parade local.
Son premier grand succès date de 1988, My Tchétchènssyï (Nous les Tchétchènes), suivi de Prislouchaïsya k kamniam (Ecoute les roches). En 2001, Arbi Tsouraev composé la musique de Nana (Maman), hymne poignant et douloureux racontant l’histoire d’un homme que la guerre a séparé de sa mère, sans qu’il ait pu lui témoigner suffisamment amour et attention.
Il participe à plusieurs concerts à Moscou et enregistre son premier CD en 2003, S liouboviou k Tchetchnié (Pour l’amour de la Tchétchénie) : répertoire engagé, selon son voeu, dont les textes sont écrits les uns en tchétchène, les autres en russe.
Contraint à l’exil parce qu’il refuse de prêter sa voix à la célébration du régime pro-russe mis en place en Tchétchénie par le Kremlin, Arbi Tsouraev arrive à Paris en décembre 2005.
Un mois plus tard, il donne son premier concert français au Chabada, à Angers.
Ayant obtenu l’asile politique, son désir est aujourd’hui de réunir un groupe de musiciens et d’enregistrer un nouvel album de chansons inédites…
Extrait de chanson
My Tchétchènssyï (Nous les Tchétchènes)
Aux monts du Caucase
Depuis des temps immémoriaux
Il est une contrée Pour approfondir ce sujet, notre article consacré à Le Quatuor Komitas est l’un des ensembles classiques les plus prestigieux d’Arménie apporte un éclairage complémentaire.
La Contrée des Vaïnakhs
C’est pour elle que je chante,
Je chante le pays des pères
L’intrépidité des braves
Encore et toujours je la chante
Refrain Pleurez, pierres,
Nous, ne savons pas pleurer
Nous sommes gens des montagnes
Nous sommes Tchétchènes
Un sort funeste nous a contraints
A quitter le pays natal
Il voulait faire de nous À lire aussi : Concert russe gratuit au collège Charlemagne, qui prolonge cette réflexion sur la culture russe.
Des têtes basses
Ni froid, ni faim, ni Sibérie
Ne nous font peur.
Tous les obstacles
Nous les avons franchis.
Contrée des Vaïnakhs
Ta loi est âpre, tenace
Honneur pour honneur, oeil pour oeil
Et sang pour sang
La dague est notre frère
Le coursier rapide
Notre ami fidèle.
Va de l’avant, regarde devant,
Sois homme.
