Accueil > Festivals > Festival des théâtres de l’Est de l’Europe et d’ailleurs

Festival des théâtres de l’Est de l’Europe et d’ailleurs

Du lundi 30 avril 2007 au samedi 12 mai 2007


Ainsi, en 2007, Passages présentera les spectacles de metteurs en scène de grand renom comme le Hongrois Tamas Ascher et de jeunes artistes : le Hongrois Béla Pintér, le Russe Nikolaï Rostchine, le Turkmène Olyakuli Khodjakuliev, le Biélorusse Nikolaï Khalezine ; il fera entendre des musiques roumaines en écho à Sibiu 2007, et d’autres venues d’Asie centrale, de Sibérie, de Pologne...

Passages 10e édition
Du lundi 30 avril 2007 au samedi 12 mai 2007

D’est en ouest.

La mission centrale du Festival Passages est de continuer d’être ce lieu unique en France où pendant une quinzaine de jours à Nancy, en Lorraine et au Luxembourg, des artistes venus principalement de l’Est de l’Europe se retrouvent à l’Ouest de l’Europe. Le point fort de Passages reste une manifestation festivalière qui, en biennale, se déroule durant deux semaines au mois de mai.

Passages est avant tout un festival d’accueil de spectacles avec pour principale préoccupation la découverte de nouveaux artistes et de nouvelles formes.
En privilégiant les créations théâtrales, le festival Passages est devenu une manifestation exemplaire de référence et de découverte artistique en Europe.

Ainsi, en 2007, Passages présentera les spectacles de metteurs en scène de grand renom comme le Hongrois Tamas Ascher et de jeunes artistes : le Hongrois Béla Pintér, le Russe Nikolaï Rostchine et son collectif ARTO, le Turkmène Olyakuli Khodjakuliev, le Biélorusse Nikolaï Khalezine ; il fera entendre des musiques roumaines en écho à Sibiu 2007, et d’autres venues d’Asie centrale, de Sibérie, de Pologne, etc.

THEATRE DE LA MANUFACTURE
10 rue Baron-Louis
54000 NANCY

- 20€ tarif plein
- 15 € groupe de 10 personnes, CE
- 8€ étudiants, moins de 26 ans et demandeurs d’emploi
- 4€ détaxe, moins de 12 ans


Charles Tordjman, directeur du théâtre de la Manufacture, directeur de Passages

- Cette édition de Passages se distingue par la jeunesse des créateurs présents. Leur majorité a moins de trente ans… S’agit-il d’une coïncidence ?

- Charles Tordjman : Avec François Bon et Daewoo, comme avec Bernard Noël et Le Retour de Sade, qui évoque l’arrivée d’un Sade dans un vingtième siècle aux valeurs inversées, j’ai souhaité travailler avec des auteurs et des projets engagés, en phase avec leur temps et leur société. Avec Nathalie Pousset, nous voulions savoir si les artistes de l’Est s’inscrivaient depuis la chute du mur dans une énergie politique particulière. Cette année en effet, peut-être pour la première fois, nous avons rencontré des créateurs investis, qui interrogent leurs racines, leurs ancêtres, les temps passés et présents… Les Hongrois, comme Arpád Schilling et son Krétakör questionnent directement l’Europe et l’état de toute une communauté qui entre dans l’Europe. En Russie, les artistes du « teatr.doc » tentent de trouver d’autres formes d’expression pour évoquer leur monde, et pour l’interroger. Ils sont auteurs, acteurs, metteurs en scène, vidéastes, musiciens, rappeurs… Ils évoquent notamment la prise d’otages de Beslan, en tentant de restituer le point de vue russe et le point de vue tchétchène… Le hasard veut qu’il s’agisse d’une génération de gens jeunes, qui s’intéresse directement à l’actualité, à l’histoire et aux travers de sa société. Le spectacle Slogans que je vais diriger met le feu à l’économie de marché, au communisme, à l’Union Soviétique… Au cœur du festival, c’est un hommage que nous rendons à tous les incendies que ces artistes veulent provoquer.

- La tradition trouve également sa place à travers les contes pour enfants, les concerts, le spectacle de rue. Comment concilier tradition et engagement ?

Tous sont solidaires, responsables et engagés. Les spectacles festifs d’artistes de rue, les conteurs, les musiciens, les danseurs et interprètes d’origine ouïgour, klezmer, ouzbek ou kazakh s’inscrivent tous dans un art et une pratique séculaires d’artisans. Le retour à l’ancien, à la tradition, est pour eux comme une nouvelle revendication de beauté, après des années d’occidentalisation à outrance. La musique ouzbek notamment, écrasée longtemps par la musique soviétique, renaît aujourd’hui grâce à ces artistes. Chacun tente de retrouver ses racines pour recouvrer un équilibre entre tradition et modernité. Il n’y a là ni régression ni élan nationaliste. Ce festival marque le croisement des artisans de la tradition et des jeunes artistes à l’engagement virulent. Avec L’Ecole des Bouffons, nous pourrons voir par ailleurs les premiers artistes russes à proposer un théâtre visuel, les premiers à s’inscrire dans une recherche formelle et esthétique… Trois formes de recherches s’imposent à Passages : la recherche de nouvelles formes pour une dénonciation politique, la quête des racines et du passé, et la recherche esthétique…

- En quoi cette nouvelle édition 2005 du festival Passages s’impose-t-elle ?
Les portes se sont ouvertes, les frontières sont abolies et les passages d’Est en Ouest se font avec moins de difficultés aujourd’hui. C’est un fait. Paradoxalement, Passages reste le seul espace qui concentre la création et les propositions des pays de l’Est en France. Avec un certain nombre d’artistes aujourd’hui connus et reconnus, on a le sentiment d’avoir résorbé les problèmes des conditions de travail et de la reconnaissance de ces artistes. Or, rien n’est résolu. Leurs situations restent extrêmement problématiques et préoccupantes. Le Festival Passages doit s’imposer comme un bastion de soutien, d’aide à ces jeunes créateurs qui ont un talent fou et le plus grand mal à se faire entendre



Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint. Maxime Gorki

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0