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Exposition du peintre américain d’origine arménienne, Arshile Gorky (1904-1948)

Exposition ouverte à partir du 1er avril au 4 juin 2007


Le Centre Pompidou, en partenariat avec la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne, rend hommage au peintre américain d’origine arménienne, Arshile Gorky (1904-1948). Gorky est né en 1904 au bord du lac de Van et émigre aux Etats-Unis en 1920, après le génocide du peuple arménien.

Manifestation organisée dans le cadre d’Arménie, mon amie, Année de l’Arménie en France.

Le Centre Pompidou, en partenariat avec la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne, rend hommage au peintre américain d’origine arménienne, Arshile Gorky (1904-1948), à travers une exposition réunissant près d’une vingtaine d’œuvres de la maturité de l’artiste, datant des années 1940.

Cet événement s’inscrit dans le contexte de l’« Année de l’Arménie », décidée par le Président de la République, Jacques Chirac et le Président de la République d’Arménie, Robert Kotcharian, qui ont souhaité faire état des relations d’amitié liant leurs deux pays au travers de multiples manifestations culturelles.

Celle-ci a débuté en France en septembre 2006 et se poursuit jusqu’en juillet 2007. Le Commissariat général de l’Année de l’Arménie est assuré :
- pour la France par Nelly Tardivier-Henrot
- pour l’Arménie par Vigen Sargsyan.

L’exposition Arshile Gorky, hommage a été réalisée avec le soutien d’Alain Mikli.

Arshile Gorky

Grande figure de la peinture américaine, d’origine arménienne, Arshile Gorky est né en 1904 au bord du lac de Van et émigre aux Etats-Unis en 1920, après le génocide du peuple arménien. Décidé très tôt à devenir peintre, il se forme à travers les revues d’art et les expositions : Cézanne, Picasso, Braque, Léger, De Chirico deviennent ses maîtres, dont il s’approprie les leçons par une longue suite d’études. Au milieu des années 30, c’est essentiellement vers Miró et Kandinsky qu’il se tourne. Il suit les cours de la New School of Design de Boston puis, à New York, de la National Academy of Design et de laGrand Central School of Art, et se lie avec nombre de jeunes artistes new-yorkais, comme John Graham, Frederick Kiesler et bientôt Willem De Kooning.

Ses acquis artistiques, assimilés en profondeur, vont permettre à Gorky, au tournant des années 40, d’élaborer un langage personnel totalement original. L’artiste mène un travail de « mémoire » de ses attaches originelles - de son enfance arménienne -, et plante son chevalet dehors : ce retour aux sources vives de ses racines, comme la véritable effusion, quasi charnelle, qu’il ressent avec la nature, lui apportent une véritable libération, quasi explosive. Une nouvelle poétique picturale apparaît, aussi biendans ses peintures que dans ses dessins : elle se définit par une écriture rapidecomposée de lignes sinueuses et de pictogrammes éclatés, par un espace fluide et ouvert à un flux d’impressions changeantes, ici acérées, là estompées, par de grandes brassées et des coulées d’une peinture de plus en plus diluée, par des formes aubiomorphisme de plus en plus sommaire, enfin par des éclats de couleurs incandescentes ou calcinées. Toutes ces propositions affirment Gorky comme un des acteurs les plus novateurs de la jeune scène new-yorkaise, un des pionniers, avec son ami Willem De Kooning, de l’Expressionnisme abstrait.

Sa singularité profonde est aussitôt perçue par ses amis surréalistes alors en exil à NewYork, qui le reconnaissent comme un des leurs : André Breton, qui préface sa première exposition personnelle en 1945 chez Julien Levy, mesure la force des pulsions inconscientes et des « états d’âme » qui traversent l’œuvre de Gorky : jamais totalement abstraite, toujours profondément enracinée dans le réel, celle-ci est toute d’énergielyrique et d’impressions visuelles à déchiffrer. Le drame d’un destin personnel hors du commun stigmatise encore la production d’Arshile Gorky, brutalement interrompue parla maladie de l’artiste et son suicide en 1948.

L’exposition

Cet hommage est l’occasion, pour le Centre Pompidou, de présenter, pour la première fois, un ensemble très significatif de l’œuvre de la « grande » période d’Arshile Gorky : outre la Table-Paysage (1945) de la collection, des œuvres-phares ont pu être prêtées par des grandes institutions, comme les peintures Waterfall (1943) de la Tate Gallery, The Diary of a Seducer (I945) et Agony (1947) du MoMA, deux dessins du WhitneyMuseum, ainsi que d’autres peintures et dessins inédits de collections privées, et un remarquable ensemble de dessins mis à disposition par la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne. Cet accrochage prend place au début du parcours de la nouvelle présentation des collections historiques, à proximité du « Mur » d’André Breton.

Un deuxième volet de cet hommage, consacré plus particulièrement aux débuts de lacarrière de Gorky et à ses travaux de mémoire arménienne, est proposé parallèlement au Centre Culturel Calouste Gulbenkian de Paris. La trentaine de dessins sur papier desannées 1927 à 1947 présentée provient de la collection de son neveu Karlen Mooradian, léguée au Diocèse de l’Eglise arménienne d’Amérique (Orientale) et aujourd’hui conservée à la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne.

Mécénat Alain Miklitarian, connu sous le nom d’Alain Mikli, créateur de lunettes est passionné partout ce qui touche à la vue. D’origine arménienne Alain Mikli a souhaité s’associer àl’hommage rendu à Arshile Gorky au Centre Pompidou.

Ce soutien s’inscrit dans le cadre d’un partenariat qui existe déjà entre le Centre Pompidou et Alain Mikli. En fait, Alain Mikli travaille actuellement à l’adaptation deplusieurs œuvres de la collection permanente pour les déficients visuels, selon leprincipe des expositions réalisées depuis 2003 « Regards Tactiles ».

« Regards tactiles » sont des images tactiles à toucher du bout des doigts, réalisées par Alain Mikli à partir des photos de la Terre Vue du Ciel de Yann Arthus-Bertrand. Lesimages sont en acétate de cellulose, matériau d’origine naturelle, habituellement utilisé dans la lunetterie. Mazzucchelli, le plus grand producteur d’acétate est partenaire privilégié de ce projet. Cette même réalisation, encore perfectionnée, sera utilisée pour adapter quelques œuvres du Centre Pompidou pour les déficients visuels. Ces images tactiles serontprésentées au sein de la présentation des collections permanentes pour permettre aux personnes aveugles, malvoyantes et voyantes de partager les mêmes œuvres d’art.

Centre Pompidou
75191 Paris cedex 04
Métro Hôtel de Ville, Rambuteau
Exposition ouverte à partir du 1er avril au 4 juin 2007 tous les jours, sauf le mardi et le 1er mai, de 11h à 21h



Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture. Proverbe russe

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