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Exposition sur le cinéaste arménien soviétique ’Paradjanov le Magnifique’

Du 13 février au 8 avril 2007


Ses deux premiers longs métrages, Les chevaux de feu (1964) et Sayat Nova (1969) rencontrent rapidement la censure des autorités soviétiques. La projection des films sur l’art de Paradjanov (Hakop Hovnatanian et Arabesque sur le thème de Pirosmani) fait partie intégrante du parcours de l’exposition.

À l’occasion d’Arménie mon amie, Année de l’Arménie en France, l’École nationale supérieure des beaux-arts propose, en collaboration avec le musée Paradjanov d’Erevan, une exposition des collages du cinéaste Serguei Paradjanov. Première présentation à Paris de l’œuvre plastique de cet artiste prolixe et protéiforme, réalisateur majeur bien que mal connu, et figure nationale arménienne, l’exposition regroupera plus de 70 d’œuvres, réalisées entre 1970 et 1990.

Serguei Paradjanov est né en 1924 à Tbilissi, en Géorgie, de parents arméniens. Après avoir étudié le chant et s’être initié à la peinture, il entre en 1946 à l’Institut d’études cinématographiques de Moscou, le V.G.I.K., où il sera l’élève du réalisateur ukrainien Igor Savtchenko, de Mikhail Romm et de Dovjenko.

Ses deux premiers longs métrages, Les chevaux de feu (1964) et Sayat Nova (1969) rencontrent rapidement la censure des autorités soviétiques. En décembre 1973, Paradjanov, accusé de "trafic d’icônes, de devises, d’incitation au suicide et d’homosexualité", est arrêté. Il restera en prison jusqu’en 1977. Libre, il s’installe en Géorgie, dans sa maison natale. À partir de 1984, Paradjanov est autorisé à travailler de nouveau : il réalise alors La Légende de la forteresse de Suram (1984), Ashik Kérib (1988) et Confession, resté inachevée (1989). Paradjanov meurt à Erevan en 1990.

C’est en prison et dans les années qui suivirent, que Paradjanov produira la majorité de ses dessins et collages, qui constituent une part de sa création aussi importante que ses films. Les œuvres présentées à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts proviennent des collections de la Maison-Musée Paradjanov d’Erevan. Regroupées par ensembles thématiques - les œuvres de l’enfermement, les Icônes, l’atelier du réalisateur, scènes de la vie de la Joconde, etc.-, les œuvres, qu’ils s’agissent de dessins ou de collages photographiques ou en volume, sont toutes d’une extraordinaire inventivité plastique et dévoilent la fascinante richesse symbolique de l’univers de cet artiste, à la croisée des cultures orientale et chrétienne.


L’exposition sera accompagnée d’une présentation d’un choix d’œuvres de jeunes artistes arméniens, tous plus ou moins marqués par l’héritage de Paradjanov et résolument ouverts aux aspects les plus contemporains et les plus dynamiques de la création : Sona Abgarian, Diana Hakobian, Tigran Khachatrian et Astghik Melkonian.

Parallèlement à l’exposition, des projections organisées les 29, 30 et 31 mars 2007 permettront de découvrir les films de Paradjanov, ainsi qu’une sélection de films de cinéastes et vidéastes arméniens ou d’origine arménienne.

Par ailleurs, la projection des films sur l’art de Paradjanov (Hakop Hovnatanian et Arabesque sur le thème de Pirosmani) fait partie intégrante du parcours de l’exposition, conçu par le jeune scénographe Alexis Bertrand.

Après sa présentation à Paris, l’exposition Paradjanov le Magnifique sera montrée du 20 avril au 24 juin 2007 au Musée d’art moderne de Saint-Étienne.

Cette exposition bénéficie du soutien de Papier d’Arménie.
En effet pour Papier d’Arménie ce partenariat est une magnifique occasion de célébrer la transversalité des cultures, des générations et des talents.

Papier d’Arménie

Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts, Salle d’exposition
13 quai Malaquais
75006 Paris



Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint. Maxime Gorki

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