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’Le Suicidé’ de Nicolaï Erdman

Du 8 mars au 7 avril 2007


Le Suicidé - comédie, de Nicolaï Erdman, c’est une ronde des mots au pays des soviets, c’est un concentré de Labiche dans un appartement communautaire de Moscou, une série de figures humaines à pleurer de rire. Dans la lignée des grandes comédies russes, Le Suicidé – comédie est un formidable hymne à la vie.

Compagnie Les Allumettes Associées :

- Traduction : André Markowicz
- Mise en scène : Anouch Paré
- Avec : Céline Bothorel, Carlos Chahine, Jean-Marc Culiersi, Marc Ernotte, Isabelle Gouzou, Damien Houssier, Guillaume Junot, Marianne Lewandowski, Eric Malgouyres, Nadine Marcovici, Marie Réache, Christian Ruché, Chantal Trichet.

Ou comment un homme qui se réveille une nuit avec une fringale de saucisson de foie se retrouve, de méprises en quiproquos, porte-parole de toutes les communautés d’une URSS en malaise… De son épouse au représentant de l’intelligentsia en passant par celui de l’Eglise, tous croient qu’il a toutes les raisons de se suicider, lui, le chômeur, et tous lui demandent de le faire en leur nom…

Ce suicidé c’est un peu nous tous, "petits vermisseaux" pris dans la masse et le maelström du pouvoir. Le Suicidé est une comédie classique, soviétique, hors-norme, insolente, athlétique, dans la lignée des comédies russes, universelle, politique, métaphysique. Et finalement, contrairement à son titre, un formidable hymne à la vie.

On se plonge avec délices dans cette comédie classique en découvrant comment un homme qui se réveille une nuit avec une fringale de saucisson de foie se retrouve, de méprises en quiproquos, porte-parole de toutes les communautés d’une URSS en malaise…

Les seize comédiens et musiciens accompagnés par Anouch Paré vont prêter leurs voix, souffles et corps, tendresse et jubilation, à ce concentré de vie dans un monde a priori réinventé pour l’étouffer.

Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Square de l’Opéra Louis-Jouvet
7 rue Boudreau
75009 Paris
M° Opéra, Havre-Caumartin , Saint-Lazare, Madeleine
RER A Auber / RER E Haussmann Saint-Lazare
Information et réservation : 01 53 05 19 19

Les membres du Consortium France-CEI bénéficieraient (dans la limite des places disponibles) d’un tarif préférentiel de :

- 23€ (au lieu de 28€) en orchestre et corbeille
- 16€ (au lieu de 20€) au balcon.


Nicolaï Erdman (1902 - 1970)

Écrivain de l’époque stalinienne, peu favorable à la critique, à l’indépendance de l’esprit et à la liberté d’expression (l’époque, pas l’auteur !), Erdman eut recours, comme tant d’autres, à la comédie pour servir un propos à la fois humaniste et politique.
Nikolaï Erdman est né à Moscou le 16 novembre 1900.

En 1918, il rejoint le mouvement d’avant-garde des « Imaginistes » et publie ses premiers poèmes. Il commence à travailler pour le théâtre en 1922 et en juin 1924 il lit Le Mandat, sa première pièce, aux acteurs de Meyerhold. La première de la pièce, le 20 avril 1925, est un triomphe. La pièce sera jouée 350 fois et reprise dans toute l’Union soviétique. Mais en 1930 elle est retirée de l’affiche et ne sera montée de nouveau qu’après la mort de Staline et le XX Congrès du Parti communiste, en novembre 1956. Erdman voyage en Allemagne et en Italie et commence une activité de scénariste de cinéma, notamment pour Boris Barnet. En 1928, il donne sa seconde pièce, Le Suicidé, à Meyerhold. Stanislavski s’y intéresse à son tour, écrit même à Staline pour obtenir l’autorisation de la jouer, mais en octobre 1932 la pièce est interdite. Il faudra attendre 1982 pour qu’elle soit jouée en U.R.S.S. C’est la fin de la carrière de dramaturge d’Erdman. Un petit poème satirique sur Staline lui vaut d’être arrêté en octobre 1933 et condamné à trois ans d’exil. Il recevra l’autorisation de retourner à Moscou après la guerre, en 1949. Jusqu’à sa mort, le 10 août 1970, Erdman écrit pour le cirque, fait des adaptations pour le théâtre et en 1964 devient consultant au théâtre de la Taganka, dirigé par louri Lioubimov, mais il a renoncé à son activité de dramaturge et vit essentiellement du cinéma.



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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