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Grand film russe ’Dersou Ouzala’ en plein air de La Villette

Le jeudi 3 août 2006 - Gratuit !


En 1902, le géographe Vladimir Arseniev pratique des relevés topographiques dans la steppe d’Oussouri, région méconnue d’Asie centrale. Il rencontre Dersou Ouzala, un chasseur mongol qui connaît parfaitement la taïga et qui va lui servir de guide...

A la découverte des pays d’Asie.

Durée : 2h21<br
Prix : Oscar du meilleur film étranger.

En 1975 Kurosawa accepte l’invitation de Serguei Guerassimov de venir tourner en URSS. Il choisir pour l’occasion d’adapter deux livres parus en 1921 et 1923, qui relatent l’exploration des contrées orientales de l’URSS, en l’occurence la taïga de l’Oussouri.

Au cours d’une expédition topographique en 1902, le jeune militaire Vladimir Arseniev rencontre un chasseur, un mongol, qui vient les voir dans leur campement. Au départ, les militaires ne savent que penser de ce vieil homme bizarre, petit et aux yeux bridés. Il n’a pas de maison et vit uniquement de la chasse et des peaux de zibeline qu’il vend dans les villages... Mais les militaires tombent vite sous le charme : Dersou connaît la taïga comme sa poche, leur fait éviter les pièges, trouver de la nourriture, gagner du temps... Pour Dersou Ouzala, qui devient vite le "maître" de l’expédition, tous les éléments de la nature sont vivants, "comme des hommes". Chaque élément a sa place dans un système qu’il convient de respecter et de conserver. Cette philosophie, qui attire les raillement de l’équipe de scientifiques, va profondément influencer Arseniev. Lorsque le petit homme lui sauve la vie, dans une scène magnifique de lutte pour la survie, une profonde amitié se lie entre les deux hommes, pourtant si différents. Mais l’expédition prend fin et chacun retourne de son côté.
Cinq ans plus tard, en 1907, Arseniev repart pour une nouvelle expédition dans la taïga. Il retrouve Dersou qui le rejoint une nouvelle fois comme éclaireur de l’expédition. Un jour, alors qu’un tigre rode autour de l’équipe, Dersou, pour le faire fuir, tire, mais le blesse. Chez les Mongols, ce geste est considéré comme une malédiction. Dès lors, le vieil homme ne sera plus le même.
Il se sent vieillir de jour en jour : sa vue baisse, il n’arrive plus à viser correctement, il ne sent plus la présence des animaux... Arseniev lui propose de le ramener chez lui, à la ville. Dersou, démoralisé, accepte ("un homme vieux ne peut plus vivre dans la taïga"). Mais il se sent enfermé dans la belle maison du capitaine, et souhaite finir ses jours dans les lieux où il a toujours vécu...

Pourtant, le monde va imposer sa cruauté : Dersou est tué par un bandit pour son arme (un magnifique fusil offert par Arseniev) et sa tombe (la scène de l’enterrement est magnifique, toute en sentiments retenus...) est détruite, avec les arbres qui l’entourent, pour construire une ville (cette scène est la première du film)...

Dans ce film profondément humaniste, Akira Kurosawa crie son amour de l’homme et de la nature. On se laisse emporter par cette épopée humaine, par les valeurs de l’amitié, sans que le film ne bascule dans la naïveté ou le sentimentalisme.

Distribution :

- D’Akira Kurosawa (Russie-Japon), 1975
- Avec : Maxime Mounzouk, Youri Solomine, Svetlana Danilchenko, Dima Kortishev, etc.

PARC DE LA VILLETTE
211, avenue Jean-Jaurès
75019 PARIS

Le 03/08/2006 :
- de 22:00 à 00:25
- le jeudi.
- gratuit.



Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint. Maxime Gorki

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