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Festival ’Bulgarie, Terre d’Europe’

Du 2 mai au 9 juin 2006


Evénement culturel biennal dédié à la culture des Balkans, le Printemps balkanique, anciennement ’Rencontres autour de la culture des Balkans’, doit aussi être un espace de citoyenneté européenne. Ainsi cette année nos animations aideront-elles à mieux connaître la Bulgarie, à l’aube de son entrée dans l’Union Européenne le 1er janvier 2007.

Riche, pluridisciplinaire et s’adressant à un très large public, la programmation de ’Bulgarie, Terre d’Europe’ touche à la fois à la musique, la littérature, les arts de la scène, les expositions, le cinéma, le conte, l’économie, la solidarité...

Deux principales innovations sont apportées à son déroulement cette année : le festival s’étend désormais sur sept semaines et son implantation géographique est élargie. En effet, plus d’une trentaine de villes accueillent des manifestations du Printemps balkanique, en Basse et Haute-Normandie mais aussi en Ile-de-France, à Sofia...

PROGRAMME :

- Exposition ’Bulgarie terre de tolérance’, Photographies et textes de Ivo Hadjimishev

Caen - Mairie • Scriptorium - Du 28 avril au 28 mai à 18h30

La Bulgarie couvre cent onze mille kilomètres carrés au centre de la Péninsule balkanique. La population du pays ne dépasse pas les huit millions et encore quelques millions de Bulgares sont dispersés à travers le monde. La nation bulgare a sa propre langue et sa tradition culturelle existe depuis plus de treize siècles. Elle s’est formée dès l’Antiquité comme un mélange des tribus Thraces, Slaves et Proto-bulgares. La langue bulgare est d’origine slave. La religion dominante orthodoxe est étroitement liée à la tradition culturelle des habitants du pays. Le développement de l’Etat souverain fut maintes fois interrompu par des invasions étrangères dont les plus marquantes sont celles de la Byzance et de l’Empire ottoman, marquées par de nombreuses luttes et insurrections. La Bulgarie a, à plusieurs reprises, abrité des gens bannis de leur pays natal - les Juifs chassés de l’Espagne, les Kazakhs russes après le soulèvement contre Petar Ier, les Arméniens, victimes de persécutions acharnées en Turquie, tant pendant les dernières décennies de l’Empire ottoman que sous les Jeunes Turcs et les gardes-blancs après la révolution en Russie, etc. Parmi les Bulgares, il existe des minorités confessionnelles, tels que les musulmans, les catholiques, les évangélistes, qui ont bâti leur propre milieu culturel. Mais ces minorités demeurent fortement liées aux terres de Bulgarie, même lorsqu’elles se voient obligées de quitter le pays.
La foi orthodoxe et sa riche tradition culturelle, marquées par la spécificité propre au contexte bulgare, déterminent en grande partie le développement de la société. Bansko - la ville où ont été prises les photographies exposées ici, est située au pied de la jolie montagne Pirine, dans une région ayant vécu de nombreuses vicissitudes historiques.

infos : Mairie de Caen • Ouverture de 10h à 17h en semaine et de 9h15-13h et 14h-17h30 le week-end

- Découverte de la musique traditionnelle et du conte
Musique • Contes

Caen - École Henri Brunet - mai 2006

Elèves musiciens d’une classe de CM1, nous venons de voyager à travers l’Afrique tout un trimestre en y découvrant ses coutumes, ses fables et ses contes, sa musique, ses couleurs et ses misères aussi.
Nous sommes curieux de découvrir maintenant la Bulgarie que nous ne connaissons pas... que de littérature, géographie et musique nouvelles en perspective, nous sommes prêts pour cette nouvelle aventure à partager avec nos camarades du CE2 de Mme Bompain.
Le 19 mai, le musicien Krassen Lutzkanov viendra à la rencontre des enfants et leur fera découvrir le Kaval.

Mme le Guen et ses élèves.

- Folklore couleur : photographies de Velichka Atanassova
Exposition
Caen - Harmonia Mundi

Vous aurez le plaisir de trouver une sélection de photographies qui évoquent le folklore bulgare : les costumes traditionnels des chanteurs et danseurs, ainsi que leurs instruments. Les costumes, la langue et la musique sont très spécifiques et ont une longue histoire qui a traversé le temps. Les couleurs principales sont le rouge, jaune, blanc, noir et vert. Chaque région a des couleurs prédominantes différentes, ce qui les rend uniques. Les photos ont été prises lors de la tournée de deux ensembles folkloriques de Bulgarie du Nord en France.

Velichka Atanassova-Adb est née en Bulgarie. Réside en France depuis septembre 2000. Spécialisée dans la mode et la décoration, elle s’adonne actuellement à sa passion qui est la photographie, devenue sa profession. Ainsi, depuis quelques années elle essaye de faire connaître la beauté de son pays au travers d’une série de reportages qu’elle a réalisés lors de ses différents voyages.

- Exposition ’Sofia, ville natale, ville méconnaissable : photographies de Marina Trayanova’

Caen - Du 2 mai au 2 juin 2006

Cette série a été réalisée au printemps 2004 à Sofia, en Bulgarie. Dans ces photographies il sera question de ma relation à la ville de mon enfance, où habitent toujours mes parents et mes amis. C’est toujours ma ville alors même que je vis à Paris. Il s’avère donc que mon amour pour Sofia est construit en images : les souvenirs, les rêves, les contemplations, les mêmes lorsque je reviens. Alors j’entreprends de photographier Sofia sans autre protocole que le parcours ordinaire que j’ai lorsque je reviens dans la maison de mes parents. Je prends en effet cette maison comme point nodal duquel et vers lequel convergent mes sorties photographiques. Ainsi, j’emprunte la direction vers la périphérie ou au contraire vers le centre-ville, en m’intéressant à ce paysage prétendument familier. En effet, je ne quitte pas le périmètre auquel je suis habituée, je ne m’aventure pas dans les parties inconnues de la ville. Ce qui signifie qu’en dehors de toute autre considération, rien que par l’étendue géographique de territoire étudié, il s’agit d’une vision partiale de cette ville. Une vision voulue complexe, qui est trouble et sereine à la fois. Dans mon approche de la ville de Sofia, j’écarte donc d’emblée toutes les thématiques qu’on met en place pour décrire une ville étrangère. Les visuels pittoresques et folkloriques, les marchés hauts en couleurs, les populations autochtones au visage « typé », les enfants, la pauvreté restent en dehors de mon sujet. Il s’agit pour moi de reconstruire la ville dont je suis originaire et qui m’a toujours frappée par son opacité, par sa distance. Ce n’est pas une ville accueillante. Il faut s’accommoder à son charme, derrière sa froideur apparente. Mon but est alors de tenter de reconstituer cette apparence distante et lisse, qui cache des cohabitations souvent étranges. Très vite pourtant, je me rends compte que je prends le paysage urbain comme prétexte d’une réfexion sur le paysage habité, sur le paysage investi par mon imaginaire. Il s’agit donc d’une invitation à une promenade virtuelle, où le guide n’est autre que mon regard.

Marina Trayanova est née en 1977 à Sofia. Elle vit en France depuis 1996. Jusqu’en 2001, elle poursuit des études de lettres modernes à la Sorbonne. En 2004 elle termine ses études de photographie à l’école Louis Lumière.
A cheval entre la Bulgarie et la France, entre la parole et l’image, elle fait de l’ambiguïté le centre de ses recherches. Ainsi, son travail photographique des dernières années se focalise sur la Bulgarie. Depuis le point de vue qu’elle adopte, ni tout à fait de l’intérieur, ni tout à fait de l’extérieur, elle interroge l’espace, les personnes, les faits de société dans une tonalité ambiguë, mi-documentaire, mi-lyrique.

Ici, elle présente la série ""Sofismes"". Grâce à la distance qu’elle adopte, la jeune photographe se réapproprie l’image de sa ville. Elle en fait un objet imaginaire, reconstitué, empreint d’un lyrisme permanent qui cependant se donne à voir de manière neutre et froide. Pour la présente exposition, elle revisite ses images. Elle tente un sabotage joyeux et les fait accompagner par des légendes, sophismes, pleins d’ironie.

- Exposition ’Nicolaï Ivanov : Peintures et Icônes’

Lisieux - Médiathèque André Malraux - Du 2 au 28 mai 2006

Nikolaï Ivanov est musicien, compositeur et artiste. Il mélange tradition et modernité, différents genres et langages expressifs : il fait des expérimentations musicales du jazz à l’avant-garde, mêle styles électroniques, films, musique pop ; il peint des tableaux et des fresques ; il fait des installations et des performances ; tout cela gouverné par l’idée de la synthèse des moyens expressifs, inhérente à l’art moderne.

Né en 1959, il est diplômé de l’Ecole des Arts en 1978 puis de l’Académie des Arts en 1986. Elevé dans une famille de musiciens, il a commencé à jouer du piano à l’âge de 5 ans et de la guitare à l’âge de 14 ans. En 1991, il crée la formation OM, la première formation ethno-ambient de Bulgarie et commence à enregistrer et à donner des concerts très activement. Il a joué en Europe et en Asie et a participé à une multitude de manifestations internationales.

Médiathèque André Malraux
Place de la République
14107 Lisieux cedex

- Dîner spectacle ’Mariage bulgare • Babel Europe’

Rouen - Halle aux Toiles - 2 mai à 19h30 (soirée d’ouverture)

Pour sa première soirée, Babel Europe convie les spectateurs à une grande fête : un vrai faux mariage bulgare ! Le spectacle, mis en scène par Vladimir Petkov, assisté pour l’occasion par Maurice Attias et Rossitsa Obrechkova sera orchestré en partie par Roumen Tsonev et mêlera théâtre, banquet, bal, musique et chants. Ce grand rassemblement sera l’aboutissement d’une rencontre entre la classe théâtre du Conservatoire de Région et l’Académie Nationale de Théâtre et de Cinéma de Sofia, le temps d’un travail de dix jours sur le thème de La Noce. Les élèves du Conservatoire de musique seront également de la partie pour habiller musicalement cette grande soirée.

- Exposition ’Au pays de Perun Tonnant de Jean Cuisenier’

Paris - Centre Culturel Bulgare - Du 2 au 20 mai

Du Pirine, en Bulgarie, on a tout dit : la beauté des montagnes, la richesse de la flore et de la faune, la qualité du folklore. Pour l’étranger qui mène des recherches sur la culture bulgare, le Pirin est tout cela, mais il est beaucoup plus encore. Car c’est un des lieux de l’Europe balkanique où se découvrent le plus profondément alliées la pratique des coutumes anciennes et l’énergie révolutionnaire, la persistance d’un folklore immémorial et la modernité la plus résolue.

Jean Cuisenier écrit : "Sous le nom de Pirine, je lis le nom de Perun, l’un des dieux de la mythologie indo-européenne la plus ancienne. Je vois dans ces cimes enneigées le lieu des affrontements entre le ciel et la terre. Je discerne dans ses forêts l’or de Byzance et le vert de l’Islam. J’aperçois dans ses églises le modeste abri de chrétiens opprimés, mais aussi la fière forteresse des héros de la lutte nationale. Je découvre dans la ville de Bansko et dans le réseau des ses habitations fortifiées une base secrète et la résistance contre le pouvoir ottoman. C’est de Bansko que je fais mon centre de perspective."

Il faut entrer dans ces maisons, chercher à comprendre comment elles fonctionnaient aussi bien pour la défense et pour les agréments de la vie. Il faut goûter le charme du repos sur le tcherdak, apprécier le jeu intérieur des couleurs, se délecter à l’odeur de géranium, retrouver dans les appartements contemporains les arômes du bois naturel. Un art de vivre au quotidien se perpétue dans ce pays, qui a formé l’environnement culturel des auteurs inconnus de la poésie populaire, mais aussi des peintres d’icônes modernistes comme les Molerov. Un art non moins grand de la cérémonie règle là-bas les grands événements de la vie de chacun, le baptême, les noces, les funérailles.

Sous le regard de l’étranger, les êtres et les choses les plus ordinaires brillent d’un nouvel éclat. Et chacun est invité à redécouvrir la qualité des apparences, la beauté des gestes et la plénitude des sens.

Jean Cuisenier

Après avoir enseigné la philosophie, Jean Cuisenier a mené pour le CNRS des recherches anthropologiques en Tunisie, en Turquie, dans les Carpates, en Bulgarie, en Macédoine et en France. Il en a tiré de nombreux ouvrages, dont "Mémoire des Carpates" (Plon 2000). Pendant vingt ans, il a dirigé à Paris le Musée des arts et traditions populaires et le Centre d’ethnologie française. En 1999 et en 2000, il conduit deux expéditions de recherche, en voilier, dans le sillage des héros d’Homère. Il en tire une interprétation nouvelle de l’Odyssée : c’est "Le Périple d’Ulysse" (Fayard, 2003).

Ses photographies sont extraites d’un millier de prises de vues réalisées dans le cadre d’un programme de recherche en Bulgarie. Il en tire le livre Les noces de Marko, le rite et le mythe en pays bulgare (Paris, PUF, 1998).

- Musique du monde ’Irfan’

Rouen - Chapelle Saint-Louis - 3 mai à 22h

La musique d’Irfan mêle instruments balkaniques, percussions, chœurs puissants et la superbe voix orientale de Vladislava rappelant Lisa Gerrard de Dead can Dance ou Sœur Marie Keyrouz.

Irfan utilise de nombreux instruments traditionnels balkaniques et bulgares, ’le kaba’ (cornemuse bulgare), le dulcimer, ’le kaval’ (flûte en bois bulgare), ’le tapan’ (percussion bulgare) mais aussi des instruments orientaux, et nord africains... Les techniques de chant sont inspirées par la tradition de l’opéra, des chants orthodoxes, de chants grégoriens, bulgares et du folklore oriental.
La musique d’Irfan est inspirée par l’héritage de nombreuses traditions. Un goût d’orient, des volutes d’encens, la transe, l’exaltation de la beauté. Irfan s’inspire de vieilles philosophies médiévales orientales, celles qui prêtent à la musique humaine la parole du monde et des forces invisibles. Mêlant solennité, voix ensorcelantes, mystiques, tribales, à voir en live absolument !

- Théâtre ’Psychose 4:48 • Babel Europe’

Rouen - Théâtre des 2 Rives - 3 mai à 20h30

Le 20 février 1999, Sarah Kane se donnait la mort par pendaison dans les toilettes de l’hôpital psychiatrique londonien où elle était soignée. A 28 ans, la jeune femme tirait le rideau sur une vie devenue trop douloureuse, fuyant un monde dont elle n’avait cessé de dénoncer la cruauté à travers des pièces qui ont révolutionné le théâtre contemporain.
Monologue d’une femme en dépression, quasi psychotique. Psychose 4:48 est sans cesse à la limite de la fiction et du témoignage pur, une oscillation permanente, ironique et toxique entre le réel et sa métaphore. Le mal-être est exprimé à travers les différents thèmes abordés et une langue poétique.

Mise en scène de Desislava Shpatova.
Spectacle en Bulgare sur titré

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Val de Reuil - Fabrique Ephéméride - 4 mai à 18h30

Avec une énergie et une santé toute slave, juive et tzigane, Muriel Bloch raconte un voyage à travers les Balkans, accompagnée pour la première fois par la musique d’Eric Slabiak, de deux de ses compagnons des Yeux Noirs et d’un accordéoniste.
Pour s’aventurer sur la route des Balkans, mieux vaut laisser faire le hasard et n’avoir rendez-vous avec personne. C’est le plus sûr moyen de voyager pour rencontrer l’amour, la chance, l’enfer et la musique. Difficile d’être sage. La fête n’est jamais loin. Trop n’est jamais assez.
J’ai eu envie de faire exploser les récits petit à petit, de Paris-Strasbourg-St Denis, cœur des Balkans d’ici, à la Péninsule, et de la Péninsule à Paris. Un aller-retour nécessaire pour réinventer la destinée d’Orphée devenu Orphée Dilo, Orphée le fou. Faire mien ce salut Tcherkaskien de l’écrivain bulgare Yordan Raditchkov : “sois invraisemblable !

Avec : Muriel Bloch - Textes écrits et racontés / Eric Slabiak - Composition, violon et chants / Franck Anastasio - Basse / Serena Fisseau - Chant / Vincent Peirani - Accordéon / Pascal Rondeau - Guitare / Alan Le Dem - Régie générale / Jérémie Garry -Création lumières

Durée : 1h30

Age : à partir de 8-10 ans

- Théâtre ’The Pillowman • Babel Europe’

Val de Reuil - Ancien centre de secours - 4 mai à 20h30

"Javor Gardev, jeune metteur en scène du Triumviratus Art Group, vient nous proposer une vision très personnelle de la pièce du dramaturge britannique Martin McDonagh, qui a triomphé dans toute l’Angleterre en 2004. Il nous propose d’assister, par le biais d’une scénographie inventive, à un interrogatoire : dans un état totalitaire, un écrivain est questionné sur le contenu horrible de ses nouvelles et leur ressemblance avec un certain nombre d’incidents étranges qui ont lieu dans la ville. Les spectateurs assistent à la scène derrière des vitres teintées situées tout autour de la salle d’interrogatoire, comme ils le feraient lors d’une véritable garde à vue. Les voix leurs parviennent par l’intermédiaire de petits hauts parleurs. • Spectacle traduit en direct.

Infos pratiques :
- Babel Europe
- La Fabrique Ephéméride
- Ile du Roi - BP 318
- 27103 Val de Reuil

- Musique du monde ’Irfan’

Blainville sur Orne - Salle Paul Eluard - 5 mai à 20h30

La musique d’Irfan mêle instruments balkaniques, percussions, chœurs puissants et la superbe voix orientale de Vladislava rappelant Lisa Gerrard de Dead can Dance ou Sœur Marie Keyrouz.

- Les Babi de Bistritsa, polyphonie, danses et pratiques rituelles archaïques de la région de Shoplouk

Caen - Musée des Beaux-Arts - Auditorium - 5 mai

Proclamé chef d’œuvre au patrimoine oral et immatériel de l’humanité Les Bistritsa Babi (les grands-mères de Bistritsa) regroupent la polyphonie archaïque, les danses et les pratiques rituelles de la région de Shoplouk, en Bulgarie, maintenues et exécutées par ce groupe de femmes. Elle recouvre une diaphonie que l’on appelle polyphonie Shoppe, des formes anciennes de la danse en chaîne horo et la pratique rituelle du Lazaruvane, une cérémonie d’initiation pour les jeunes femmes. Cette diaphonie est un type spécial de chant polyphonique dans lequel une ou deux voix élaborent la mélodie composée d’izvikva (« cri/appel ») et de bouchi krivo (« grondement/rugissements mauvais »), tandis que d’autres les accompagnent par un bourdon monocorde, doublé ou triplé pour produire un son plus sonore. Ces pratiques traditionnelles des Bistritsa Babi sont caractérisées par la non-coïncidence entre la musique et la danse : la danse n’est pas synchronisée avec la musique. Vêtues du costume traditionnel fait à la main, les danseuses se tiennent généralement par la taille ou la ceinture et dansent en cercle, en exécutant des pas avec légèreté et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Plusieurs variations dépendant du chant et de la pratique rituelle sont exécutées dans cette configuration. Bien que la fonction sociale du chant polyphonique ait changé au XXe siècle puisqu’il est maintenant essentiellement interprété sur scène, les Bistritsa Babi représentent un important élément de la vie culturelle de la région, transmettant les expressions de la culture traditionnelle aux nouvelles générations. Le dossier de candidature souligne que les Bistritsa Babi font partie des quelques rares représentants encore vivants de la polyphonie traditionnelle et que le village de Bistritsa est l’un des derniers endroits de Bulgarie où la pratique de cette forme d’expression culturelle et sa transmission de génération en génération se sont perpétuées sans interruption. Du fait de la proximité de la capitale Sofia, qui offre un large éventail d’attractions culturelles, l’intérêt des jeunes pour les traditions locales diminue peu à peu. Le riche répertoire de chants et danses s’est réduit au fil des années et certains chants, comme les chants de moisson, ne sont plus interprétés. Autre raison de la perte de complexité de l’expression culturelle : le répertoire a dû être raccourci, et souvent réduit aux plus populaires, pour être interprété sur scène.

Dans le cadre de l’inauguration du Printemps Balkanique

- ACTEA : D.J. Théâtre

Rouen - Théâtre des 2 Rives - 5 mai à 21h

D.J. représente un projet particulier au sein du Babel Europe. Il s’agit d’un chantier dirigé par Patrick Verschueren, en partenariat avec ACTEA, autour d’un texte de Gueorgui Gospodinov, nouvel enfant terrible de la littérature bulgare. D.J., traduit en français par Marie Vrinat-Nikolov, est une sorte de fiction cynique et drôle, qui se passe dans un futur proche, où Sganarelle ne peut plus faire l’éloge du tabac (désormais interdit) et où les comédiens se retrouvent en cachette (le théâtre ayant disparu, faute de spectateurs) dans des réunions d’artistes anonymes pour tenter de se réinsérer dans le monde du bonheur Gueorgui Gospodinov, né en 1968, est l’un des auteurs phares de la jeune génération d’écrivains bulgares et a reçu en ce sens plusieurs prix nationaux.
Homme de lettres très prolifique, il est l’auteur d’un roman, de nouvelles, poète, dramaturge, critique littéraire, et collaborateur de grands journaux bulgares. Il nous fera l’honneur, juste avant la présentation du chantier, d’être présent avec sa traductrice. Travaillé pour la première fois avec une distribution française, D.J bénéficiera d’une présentation « hors-les-murs » exceptionnelle au sein du ""Printemps Balkanique"" à Caen.

Rencontre avec l’auteur et la traductrice suivie de la présentation, en français, du chantier.

- Musique du monde ’Irfan’

Aulnay-sous-bois - "Le cap" scène de musiques actuelles - 6 mai à 20h30

La musique d’Irfan mêle instruments balkaniques, percussions, chœurs puissants et la superbe voix orientale de Vladislava rappelant Lisa Gerrard de Dead can Dance ou Sœur Marie Keyrouz.

- Exposition ’Bulgarie hors champ’

Caen - Musée de Normandie • église Saint-Georges - Du 6 mai au 11 juin 2006

Photographies bulgares contemporaines :
- avec Ivo Hadjimishev, Krassimir Andonov, Sineon Levi,Vesselina Nikolaeva, Marina Trayanova.

L’exposition réunit cinq photographes bulgares animés par la volonté de proposer une image inédite de leur pays. Leur quête d’une esthétique du quotidien les a conduits à interroger les thèmes des loisirs, des banlieues, des rites de passage, restitués ici à travers 45 photographies grand format.

Infos : Château 14000 Caen
Tél. (33)/(0)2 31 30 47 50

- Exposition ’Jacko Vassilev’

Caen - Musée des Beaux-Arts • Galerie Mancel - Du 6 mai au 18 juin 2006

Le musée des Beaux-Arts présente une exposition consacrée au photographe bulgare Jacko Vassilev.

Né en 1951 à Stara Zagora, Jacko Vassilev est parti très tôt à la découverte d’une Bulgarie sinon interdite, du moins ignorée tant de la plupart de ses concitoyens que des touristes. Après la chute du mur de Berlin, la tragédie humaine révélée dans ses photographies s’oppose à l’idéologie qui avait été imposée par le pouvoir à partir de 1945. Paysans déportés, minorités manipulées à des fins politiques, personnes handicapées..., appartenant à une réalité soigneusement dissimulée, composent un véritable album expressionniste servi par une rigueur photographique hors du commun.
Les photographies de Jacko Vassilev sont présentes dans les plus grandes collections publiques internationales, tels l’International Center for Photography à New York et la Maison Européenne de la Photographie à Paris.

infos : Animations :
- Inscription et règlement obligatoires (au plus tard le lundi précédent avant 16h) : T. 02 31 30 47 73

- Exposition ’Nicolaï Panayotov - peintures’

Hérouville Saint Clair - Médiathèque - Du 8 au 29 mai 2006

Figuratif, tant qu’il vit chez lui, il se libère après avoir choisi la liberté. Désormais, beaucoup des formes utilisées pour ces trophées surréalistes, imaginaires, renvoient à de grands noms, Brauner, Miro, De Chirico, Schlemmer..., mais la construction d’ensemble ne renvoie qu’à son créateur. Monde étrange où il peut scruter à loisir la complexité de ces accumulations ficelées par des tubulures lignées qui se terminent en tromblon et qui, ourlées au bombage, donnent un relief à la Léger. L’enchevêtrement d’objets et de formes marque des zones d’ombre et de lumière, des plages de superpositions et de graphismes ajoutés en graffitis de visages. Les détails sont identifiés par hasard ; l’ensemble, mouvementé, prend parfois l’allure d’un esquif avec son mât et ses voiles. L’eau revêt une grande importance dans ses compositions qui se dépouillent : elle tient lieu du liquide dont va surgir le construit, structures qui dominent les flots. Le rouge, rompant brutalement avec la blondeur tamisée et y apportant le piment qui attire, le cède à une modulation toute discrète qui souligne le grisé ou le sableux dominant. Les formes réelles sont métamorphosées en formes organiques. Il organise le désordre entre figuration et abstraction. On perçoit qu’il est aussi, de 1983 à 1990, peintre de fresques et auteur de mosaïques murales. Né le 9 février 1956 à Sofia, en Bulgarie ; 1983, diplôme des Beaux-Arts de Sofia ; 1983-1990, y enseigne la peinture ; 1990, s’installe à Paris.

- Exposition ’Honoris Julia ou la carrière de Julia Kristeva’

Caen - Bibliothèque universitaire section Droit-Lettres, campus 1 - Du 9 mai au 30 juin 2006

Pour prolonger la rencontre avec Julia Kristeva, la Bibliothèque de l’Université de Caen Basse-Normandie présente une exposition de livres qui retrace sa carrière. Kristeva a exploré tous les sens du mot "" engagement "" : ses textes abordent des questions de notre société comme la place du féminin, l’intégration des étrangers ou le handicap, et établissent des axes de recherche novateurs en linguistique, littérature, critique d’art, psychanalyse...

Infos : lundi 10h-19h, mardi au vendredi 9h-19h, samedi 9h-12h
Renseignements : 02 31 56 52 59

- Soirée Cinéma ’Petits Délices’

Caen - Cinéma Lux - 11 mai à 20h30

- "I’m the best"
Nina Kovecha et Valentin Stefanoff (2002 / 3 mn 28)

Série de portraits filmés où chaque sujet répète avec plus ou moins de conviction cette courte phrase, non dénuée d’ironie, " I am the best ". Les sentiments intérieurs qui animent chacun d’entre eux transparaissent sur les visages et illustrent leur force d’autopersuasion.

- « You Got It ? »
Kalin Serapionov (2004 / 21 mn / stfr)

Mise en scène d’une confrontation entre l’espace public et celui de l’intimité incarnée par cet objet banalisé - le téléphone portable - qui représente le progrès et la modernité des sociétés occidentales. L’incongruité de la situation, une scène de jalousie qui se joue à distance, semble servir de prétexte afin de montrer, à travers ce parcours intérieur et extérieur, la modernité de la ville bulgare, celle de ses habitants et le passage incontesté à une société libéralisée.

- « Pay Off »
Zornitsa Sofia (2002 / 8 mn 32)

Le sentiment de culpabilité face à la prospérité, la pauvreté et la misère est constamment racheté par l’accomplissement de gestes faisant acte d’humilité et de charité. Mais de tels gestes ne peuvent en aucun sens changer le cours du monde. Cette vidéo montre de façon extrême la coexistence de deux sociétés qui vivent chacune dans leur sphère tout en partageant un même territoire.

- « On the BG Track »
Krassimir Terziev (2003 / 6 mn 39)

Des scènes tirées de films venus de l’Ouest qui véhiculent une image de la Bulgarie comme incarnant un certain exotisme (et en cela un certain danger) ont été peintes sur un T-shirt. Alors que la caméra zoome sur le plan et entre dans le film, l’extrait peut commencer... Une étude de la façon dont l’industrie de l’image en mouvement en tant que média de masse "" joue "" de l’image de "" l’autre "".

- « The Screensaver, The Hard Disk, The Disk »
Stefan Nikolaev (2003 / 17 mn 05)

Un personnage met en marche, à l’aide d’une télécommande, une chaîne stéréo diffusant des chansons populaires des années 70-80. Nous reconnaissons ces musiques et pourtant un décalage se produit, les paroles nous sont étrangères. Ainsi, ce qui devait nous être familier nous devient étranger et le temps, celui auquel nous renvoient ces airs, nous transporte dans un lieu indécis.

- « Fashion Fire »
Mariela Gemisheva (2003 / 17 mn 15)

Caserne de pompiers de Sofia.
Performance radicale et geste provocateur qui désacralisent d’une part le milieu de la mode et ses principes de consécration avec une distance ironique, et d’autre part les codes sociaux liés au vêtement. L’habit comme entrave physique exercerait un pouvoir économique et social. Jeter l’habit au feu dans un geste exutoire participerait à la libération sociale de l’individu et peut-être davantage de la femme.

- « Once Upon a Time... »
Andronia Popova (2002 / 5 mn 52)

Le travail d’Andronia Popova prend pour objet d’observation un petit enfant potelé qui joue avec une pompe à air. Cela aurait pu relever d’une simple vidéo amateur mais c’était omettre la musique agitée qui épouse le rythme des mouvements de l’enfant.

Entracte
"petits délices", préparés par l’association Epices.

- « Les Batailles de Troie »
Krassimir Terziev (2005 / 51 mn 34)

Les Batailles de Troie est une étude du making-of du film de la Warner, Troie (sorti en 2004) et plus spécifiquement de la "" vie secrète "" des figurants du film. La particularité de ce projet repose sur le fait que 300 personnes de l’équipe de tournage sont Bulgares. Une étude attentive révèle un tissu élaboré de connotations géographiques, politiques, culturelles qui dévoile le système de l’industrie cinématographique mondialisée.

- "How Near So Far "
Nina Kovecha (France / 2004 / 4 mn)

Images à travers champ qui suivent le rythme d’une course effrénée. La caméra cherche à garder dans son œil son sujet afin de le cadrer, de le montrer et de le découvrir par et à travers ce regard. Le rythme obsessionnel de la musique s’accélère tandis que la course se poursuit. A hauteur d’herbe, la chaotique trajectoire de la course nous mènera-t-elle à la chute ?

Petites notices biographiques :
- Andronia Popova est née en 1973. Elle vit et travaille à Sofia. Elle est diplômée en Art Management (Nouvelle Université de Bulgarie) et est également diplômée de l’école de musique de Sofia. Depuis 2000 elle prend part au développement de interSpace, Media Art Center, comme coordinatrice de projets artistiques. Elle participe à de nombreux concerts et festivals de musique et travaille également sur des projets multimédia.

Zornitsa Sofia est une artiste conceptuelle, travaillant essentiellement dans le champ de la vidéo, de l’installation. Elle a participé à de nombreuses expositions en Bulgarie et à l’étranger. Parmi lesquelles Vidéo Positive (Liverpool), Crossing Over (Ljubljana, Slovénie) Process Space Festival (Russie), Dreamcatcher (Kiev).

Nina Kovecha et Valentin Stefanoff appartiennent à cette génération d’artistes bulgares déjà reconnus internationalisent. Actuellement ils vivent et travaillent aussi bien à Paris qu’à Sofia.
Valentin Stefanoff. Né en 1959 à Sofia, Bulgarie.(Se) pose depuis plus de vingt ans la question de la construction et de l’impact des signes et signaux visuels ; quel que soit le médium qu’il emploie - vidéo, jeux de miroir, jeux de lumière... - ses œuvres sont toujours très minimales. Sometimes Closed is More Open than Open and Open is More Closed than Closed, juste une phrase collée sur un mur, énoncé poétique d’un problème qui amène à coup sûr le lecteur à douter de ce qu’il voit, à prendre ici et maintenant le temps et la distance critique nécessaires pour tourner et retourner dans tous les sens ce dialectique point de vue qui pose clairement la question de toutes nos illusions, et pas seulement de nos illusions d’optique. Une chose est sûre : une fois qu’on a lu ça, on ne voit plus les choses comme avant, on a un regard tout neuf pour apprécier le travail de Valentin Stefanoff. L’installation Closed-Open, une série de plans sur plexiglas, tracés orthogonaux de cloisons, sols et plafonds, qui dé-construisent et dé-montrent l’hypothèse ci-avant en multipliant les possibles. How to Read Between the Lines or Method for Self Education (2002), une vidéo qui nous permet de circuler, accompagnés par la bande son de Dan Senn, dans les espaces vides, entre les lignes et la typographie de journaux rédigés en français, anglais et bulgare, condamnés à deviner des mots dont on ne voit jamais que le haut ou le bas. In-Between-Out, vidéo dans laquelle nous suivons en gros plan, portée par une musique minimale de Phil Niblock, la ligne qui sépare le mur et le plafond de ce qui pourrait bien être l’espace d’exposition.
Nina Kovacheva. Née en 1960. Réalisées à partir d’objets usuels, banals, familiers, ses photos, vidéos et installations ont en effet pour thème de prédilection le corps. Elle questionne l’existence humaine, les conventions, stéréotypes et tabous culturels liés au corps. Elle emploie le plus souvent son propre corps. Let me tell you story, une boucle vidéo où sa main tire la chevillette d’une boîte à musique nostalgique. En contre exemple presque parfait, Si proche, si loin (2004), une vidéo presque sans elle, sauf que sa voix est partout là, hors champ : " été... décontraction... je suis allongée, dit-elle, dans une chambre. le vent meut les rideaux, vers l’avant, vers l’arrière, en avant, en arrière, en balançoire, est-ce ainsi que respire l’espace ? silence... l’envie me vient, parler avec quelqu’un, avec moi... "

Infos : 4 juin - Saint-Laurent de Terregate / La Roche qui boit

- Rencontre avec Sevda Sevan

Cherbourg - Octeville - Bibliothèque municipale - 11 mai à 20h30

Écrivain, diplomate, Sevda Sevan fait partie de cette génération d’Arméniens dont les parents ont survécu au génocide. Son grand-père, fuyant les massacres, trouve en Bulgarie une terre d’accueil, et s’y installe en 1923, après avoir enterré de ses mains sa femme et cinq de ses enfants. Née Bulgare, Sevda Sevan n’a pourtant jamais oublié ses racines arméniennes et l’histoire de son peuple, persécuté par les Turcs, opprimé par les Soviétiques. Après des études de philologie à l’Université, elle part en 1972 pour un bref voyage en Arménie qui fait naître en elle le besoin de dire cette histoire. En 1978 elle se lance dans l’écriture d’une trilogie historique, "Quelque part dans les Balkans", son seul roman. En 1995, le premier président arménien lui offre la charge de consul honoraire à Sofia, et en mai 1999, elle renonce à sa citoyenneté bulgare pour adopter la nationalité arménienne. Elle devient ainsi ambassadrice d’Arménie en Bulgarie.

Quelque part dans les Balkans (tome I et tome 2) aux Editions l’Esprit des Péninsules. www.espritdespeninsules.com
Cette saga balkanique, qui se veut aussi devoir de mémoire, entremêle des destins de personnages pétris dans la même pâte littéraire, entre lyrisme et vérité historique. « À travers des personnages riches et subtils (celui, formidable, de la mère, chef de clan et redoutable rivale de ses belles-filles, gardienne de la morale familiale), Quelque part dans les Balkans est bien sûr un roman historique, mais surtout un roman d’amour, une fresque magnifique, mêlée de parfums orientaux et de fureur slave. »
Martine Laval, Télérama

Rencontre animée par Eric Naulleau, directeur de l’Esprit des Péninsules.

- Rencontre avec Angel Wagenstein - En raison de problème de santé de son épouse, Angel Wagenstein ne pourra pas venir en Normandie (16/04)

Harfleur - Bibliothèque Municipale Elsa Triolet - 11 mai 2006 à 18h

- Voix et voies de la littérature bulgare

Paris - Centre Culturel Bulgare - 11 mai à 19h30

A l’occasion de la parution de trois romans bulgares, cette table ronde, qui rassemblera leurs jeunes auteurs, Emilia Dvorianova, Théodora Dimova, Alek Popov, ainsi que Guéorgui Gospodinov, permettra de parler de leurs œuvres, des voies de la littérature bulgare, des espoirs suscités par l’adhésion du pays à l’Union européenne. Table ronde animée par Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en littérature bulgare à l’INALCO et traductrice littéraire.
"PASSION ou la mort d’Alissa" paru en février aux éditions Fédérop (traduction de Marie Vrinat-Nikolov)
"Mission Londres" d’Alek Popov paraîtra en avril aux éditions Alvik (traduction de Marie Vrinat -Nikolov)
"Mères" de Théodora Dimova, traduit par Marie Vrinat -Nikolov, paraîtra en avril aux éditions des Syrtes.

- Rencontre avec Angel Wagenstein

Caen - Mémorial Pour la Paix - 12 mai • matinée

L’Université Inter Ages et le Mémorial pour la Paix invitent Angel Wagenstein Depuis plusieurs années l’antenne de Caen-Vissol de l’Université Inter Ages de Basse-Normandie a signé une convention avec le Mémorial de Caen afin de permettre aux membres qui y sont inscrits de suivre une fois pas mois, durant l’année universitaire, des cours d’histoire du XXe siècle et de géopolitique dispensés par des historiens du musée. Dans le cadre de cette convention, ces étudiants bénéficient aussi d’une visite commentée du Mémorial à un tarif privilégié et peuvent acquérir une carte d’accès permanent au musée valable une année vendue 10 euros.

Angel Wagenstein est né en 1922 dans une famille juive de Plovdiv. Il a passé son enfance en exil à Paris. Il retourne dans son pays à la faveur d’une amnistie et, encore lycéen, milite dans une organisation alors interdite par le pouvoir. Durant la Seconde Guerre mondiale, des actes de sabotage lui valent d’être interné dans un camp de travail, d’où il s’évade pour rejoindre les rangs des Partisans. Dénoncé, torturé et condamné à mort, il ne doit son salut qu’à l’arrivée de l’Armée rouge.
Il entame par la suite une brillante carrière de scénariste et de réalisateur. Auteur d’une vingtaine de longs-métrages et d’autant de documentaires, il a reçu nombre de distinctions internationales, et notamment le Prix Spécial du Jury à Cannes en 1959 pour "Étoiles". Invité par François Mitterrand au fameux " petit déjeuner des dissidents " à l’ambassade de France à Sofia en janvier 1989, son activité antifasciste et antitotalitaire lui a valu d’être nommé Chevalier de l’ordre du mérite français.

"Angel Wagenstein, citoyen de Plovdiv, balance finement entre présent et passé, burlesque et douleur, miel et poison." / Danielle Schramm, Télérama

- Installations et vidéos ’Regards l’Est’

Caen - Eglise du Vieux Saint-Sauveur - Du 12 mai au 20 mai de 13h à 18h30 (19 mai ouverture à 10h30)

Pravdoliub Ivanov est né en 1964, à Plovdiv, en Bulgarie.
Il a participé à de nombreuses expositions, en 2005 Play Sofia, à la Kunsthalle de Vienne ; en 2004 à la Biennale de Sydney, à la Galerie für Zeitgenössische Kunst de Leipzig ; en 2003 au National Museum of Contemporary Art (MNAC) de Bucarest, à Export - Import, Contemporary Art from Bulgaria à la Sofia Art Gallery, Sofia. Il a participé en 2000 au Manifesta 3, à Ljubljana et y a présenté son installation Transformation Always Takes Time and Energy.

« Transformation Always Takes Time and Energy » (1998)
(œuvre par terre)

L’installation « Transformation Always Takes Time and Energy » touche au problème de l’absurdité de l’existence contemporaine. Le sujet post-moderne est placé sous la lumière d’une apparente vérité qui n’est que simulation. L’artiste soulève cette problématique dans son installation, mais préfère le considérer avec distance. Il semble vouloir nous dire qu’il n’a aucune intention de résoudre ces complexes problèmes, parce que la vie est un jeu dont l’essence nous est insondable.

Ivan Moudov est né en 1975. Il vit et travaille à Sofia.
Il est diplômé de l’école des beaux-arts de Sofia en 1995 et de l’Académie des Arts de Sofia en 2002. Il a participé au Manifesta 4 à Frankfurt, en 2002 et y a présenté Traffic Control. Parmi d’importantes expositions : en 2002 Never Stop the Action, Rotor, Graz (Autriche), Looming Up, Biennale de Cetinje, Monténégro, en 2000 Trendification, Kunsthalle Exnergasse, Vienne, What How and for Whom, Rotor, Graz.

- « Traffic Control » (2001 - )
(Sur moniteur)

« Traffic Control » est non dénué d’humour... Vêtu de l’uniforme d’un policier bulgare, Ivan Moudov s’improvise agent de la circulation au carrefour de la petite ville calme et paisible de Graz, en Autriche. Gesticulant et sifflant frénétiquement mais de façon autoritaire, la performance d’Ivan Moudov repose sur un comique de situation montrant des citoyens obéissants et respectueux de la loi.

Stefan Nikolaev est né en 1970 à Sofia, Bulgarie. Vit et travaille à Paris et à Sofia. Il est diplômé de la Winchester School of Art, Winchester University (1993) et de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (1994). Membre fondateur, en 1997, du collectif d’artistes contemporains Glassbox (Paris), il expose depuis 1993, en France et à l’étranger. Il a reçu en 2002 le prix UNESCO et le prix de la 4è Biennale d’art de Cetinje, Montenegro. Parmi ses expositions personnelles les plus récentes : Sick Kiss à la galerie Michel Rein à Paris en 2006 ; Come to Where the Flavour is au Center for Contemporary Arts de Glasgow en 2005 et My Room au Centre de Création Contemporaine de Tours en 2004.

" Sa démarche artistique s’articule autour de ces préoccupations : l’épreuve du temps, de la distance, l’expérience de l’éloignement. En définitive, il s’agit bien de nostalgie. Une forme hybride de nostalgie remise au goût de l’Ouest, que nous pourrions qualifier de "" nostalgie cool "". Les ?uvres de Stefan Nikolaev, si elles s’articulent autour d’une mémoire, s’inscrivent formellement dans le temps prosaïque du quotidien occidental. Il est un voyageur en transit. "
Eric Frost Tabuchi.

- « Minouk, le poisson peintre » (1994-2003 / 17 mn 35)
(écran à l’entrée)

Fond blanc sur lequel se détache un poisson rouge. La taille du cadre est exactement égale à celle de l’aquarium, l’image se substitue à l’espace dans lequel circule le poisson. Des gouttes d’encre rouge sont déposées dans l’eau, de plus en plus nombreuses. Progressivement l’eau devient aussi rouge que le poisson qui s’affole. Une sensation duale est à l’ ?uvre : le spectateur est plongé dans la contemplation d’une image qui dévoile un esthétisme certain et victime d’un sentiment de malaise claustrophobe.

- « Sick Kiss, 2006 » (2006 / 4 mn)
(sur écran plasma)

Le temps est capté et mesuré en fonction de celui nécessaire pour fumer une cigarette, pour retenir le visage d’un inconnu et des sensations étranges que le temps déclenche s’il est compté "" à rebours "". L’effet hypnotique des portraits vidéo de l’artiste arrache le spectateur du "" présent "" pour le plonger dans le "" flot "" du temps.

Kalin Serapionov est né en 1967 à Vratza (Bulgarie). Vit et travaille à Sofia. Il a participé à la Biennale itinérante d’art contemporain Manifesta 4, à Frankfurt en 2002 et y a présenté Unrendered. Outre deux expositions personnelles à l’Institute of Contemporary Art à Sofia, il a exposé au Collegium Helveticum, et à la Fondation BINZ 39 à Zurich.

La démarche de Kalin Serapionov explore la possibilité de trouver sa place en tant qu’artiste, en tant que citoyen et en tant que sujet, aussi bien dans la sphère publique que privée, au sein de cette époque contemporaine frappée par la globalisation et l’éclatement.

- « Unrendered » (2001 / 18 mn)
(sur deux écrans)

Son œuvre enregistre sur un mode subtil et critique - via les métaphores de la communication, du mouvement et de la stagnation - des espaces de rupture et les possibles déplacements à l’intérieur de conventions sociales et culturelles définies par l’accélération et la circulation d’énergie, mais également par la surveillance de chaque action des citoyens.

Krassimir Terziev est né en 1969. Il vit et travaille à Sofia en Bulgarie. Il est diplômé de l’Académie des arts en 1997. Entre 1998 et 2004, il a présidé l’interSpace Media Art Center. Il est à la fois artiste et organisateur au sein du monde de l’art contemporain et de la culture.
Il a participé à de nombreuses expositions collectives (New Video, New Europe à la Tate Modern de Londres, au MoCA à Chicago, Blood : Lines & Connections au Denver Museum of Contemporary Art, The Last European Show au Museum of Contemporary Arts de Belgrade, la 9ème biennale du Caire) lors de festivals et au cours d’expositions personnelles (Excuse me, Which City is This ? au ICA de Sofia, On The BG Track au Centre culturel de Belgrade, Everyhting seems Alright à la Kitchen à New York). Actuellement il est en résidence à l’Akademia Schloss Solitude à Stuttgart.

Son travail oscille entre la pratique des arts contemporains et la culture du média. Il travaille ces dernières années sur la mutation du média et s’intéresse plus particulièrement à la transformation des images en mouvement en images immobiles.

- « A Movie » (2004 / 27 mn)
(sur deux écrans)

A dix heure du matin un groupe de 50 figurants est appelé pour le tournage d’un film, mais laissés à leur propre sort ils devront attendre les prochaines instructions et le signal du départ de l’"" action "". Mais ce moment n’arrive jamais. Durant cette interminable attente, trois caméras suivent les déplacements et les comportements des figurants errant entre la fiction et la réalité.

- « A Place » (2004 / 12 mn 06)
(sur moniteur)

Un parc de loisir dans la banlieue de Sofia, au milieu d’un quartier caractéristique de la classe ouvrière. L’organisation spatiale unique du parc est le fruit d’un plan d’urbanisation et de la philosophie socialiste de son ingénieur, au début des années 1980. Curieux mélange d’une organisation de tertres et de buttes artificiellement "" romantiques "" et de stratégies militaires.

- X-Tendo

Les 6 membres du collectif X-tendo Association for City’s Research with the Means of Arts sont diplômés de la Nouvelle Université Bulgare de Sofia.
Ils ont montré leurs installations et performances en 2004 à ATA Center / Institut d’art contemporain de Sofia (Therefrom Hereto), à l’Institut français de Sofia (O !, performance danse et multimédia) ; en 2003 à l’Art Hostel (Shadows from the Past, installation et workshop, ainsi que Usually We Spend Our Time in the Garden), à la Fondation Destination Bulgarie (Being in Love, atelier).

- « There to Here » (2002 / 10 mn)

installation sur deux écrans, accompagnée par des petits drapeaux et une banderole sur les grandes portes de l’église.
Un petit groupe d’individus vêtus d’imperméables beiges et chapeautés de casquettes attend sur le quai d’une station de métro, monte dedans, s’immisce incognito le long d’une file d’attente de passagers, tous brandissent des bannières, distribuent et agitent des petits drapeaux. Sur les drapeaux on peut lire les messages suivants " Bienvenue ", " Soldes ", " Promotion " et " Bonheur ".

Projection pendant le vernissage :
- Mariela Gemisheva est née en 1965 à Kazanlak en Bulgarie. Elle vit et travaille à Sofia. Diplômée en design à l’académie des arts appliqués de Prague. Elle reçut en 1997 et 1998 le " Golden Needle ", prix de la mode et du design d’avant garde de l’Académie de mode de Bulgarie. Depuis 1996, Mariela Gemisheva réalise chaque année un défilé-preformance au sein d’environnements toujours très variés.

Mariela Gemisheva incarne le plus grand paradoxe de la mode bulgare. On pourrait dire qu’elle est créateur de mode et pourtant le vêtement en tant que tel n’a pas d’intérêt pour elle. Dans ses ?uvres, Mariela Gemisheva confronte le public à ses vues sur la féminité. Elle s’emploie à montrer à travers ses créations et par le prisme de la mode que l’essence de la féminité ne réside pas uniquement dans le corps ni ne s’y substitue.

- « Fashion Fire » (2003 / 17 mn 15)

Performance radicale organisée à la caserne de pompiers de Sofia. Geste provocateur qui désacralise d’une part le milieu de la mode et ses principes de consécration avec une distance ironique, et d’autre part les codes sociaux liés au vêtement. L’habit comme entrave physique exercerait un pouvoir économique et social. Jeter l’habit au feu dans un geste exutoire participerait à la libération sociale de l’individu et peut-être davantage de la femme.

- « My Wedding Dresses » (1998 / 18 mn 30)

Mariela Gemisheva réalise sur le toit de la Galerie Saint Shipka, à Sofia, un défilé-performance uniquement constitué de robes de mariée. "" Le sens usuel de la robe de mariée - comme vêtement traditionnel montré à la fin d’un défilé, ou comme uniforme obligatoire lors d’une cérémonie de mariage - ne m’intéresse pas. (..) Le fait de transformer ce type de robe contribue à une modification des traditions, qui a pour but de réactiver le sens de la modernité "" Mariela Gemisheva.

- « Out of Season » (1999 / 13 mn 46)

Défilé réalisé dans le Market Hall Center, à Sofia, en 1999. Une collection de mode expérimentale explorant essentiellement la superposition de détails et accessoires visant à repenser la notion et la perception de la féminité. Des tissus métallisés en batiste, taffetas et autre tulle autant de matériaux transformés ainsi que des accessoires de verre et de métal crées par Mariela Gemisheva.

Avec : Krassimir Terziev, Valentin Stefanoff et Nina Kovacheva, Elena Koleva-Ivanova - représentant le collectif X-Tendo, Ivan Moudov, Kalin Serapionov, Stefan Nikolaev et Pravdoliub Ivanov

Infos : le 19 mai : ouverture à 10h30

Contact / partenaire : Programme réalisé par l’association Transat Vidéo et avec le concours de Balkans-Transit

Remerciements :
- Iara Boubnova (Institut d’art contemporain, Sofia), Galina Dimitrova (InterSpace Media Art Center, Sofia), Stefan Nikolaev, Maria Vassileva (Sofia Municipal Art Gallery), Galerie Michel Rein - Paris - et le Frac de Basse-Normandie.

- Jean Cuisenier • Les Noces de Marko : le rite et le mythe en pays bulgare

Saint Aubin sur Mer - Bibliothèque municipale - 12 mai à 20h30

Sous le régime communiste de Todor Jivkov, en Bulgarie, la collectivisation est l’une des plus contraignantes des pays du sud-est européen. Et pourtant, la mémoire des combats contre les Turcs Ottomans y est entretenue vivante. La religion orthodoxe y est pratiquée, fût-ce en cachette. Des rites funéraires et des coutumes nuptiales remontant à l’antiquité la plus haute y sont toujours en usage. Les derniers rhapsodes y chantent en vers épiques, accompagnés de la gadulka, les prouesses homériques du Royal Marko, le héros macédonien des combats médiévaux contre les envahisseurs Ottomans. En 1989, les pays bulgares retrouvent la liberté de leurs usages et de leurs pratiques. Mais ils peinent à reconstruire leur société civile et leur économie. Qu’advient-il maintenant de leurs monastères et de leurs icônes, de leur architecture domestique et des liens sociaux que leurs habitants ont coutume de nouer entre eux, de leur longue tradition historique du chant épique ? Quel rapport y a-t-il, plus généralement, entre une telle manière héroïque et poétique d’être au monde, d’une part, et les guerres, d’autre part, qui ensanglantent les Balkans au nom de la religion, de la nationalité ou de l’ethnicité ? Après dix années de recherches en collaboration avec les spécialistes bulgares, l’auteur répond à ces interrogations. Il produit, au fil de l’analyse, quelques-unes des Ïuvres les plus significatives qu’il a recueillies sur le terrain, de la bouche même des maîtres-détenteurs de la tradition orale, pour en dégager le sens dans les temps présents. De ces ?uvres, le joyau a un nom c’est l’épopée narrant Les Noces de Marko.
1998, Paris, Presses Universitaires de France

- Rencontre avec Sevda Sevan

Saint Lô - Bibliothèque municipale - 12 mai à 20h30

Écrivain, diplomate, Sevda Sevan fait partie de cette génération d’Arméniens dont les parents ont survécu au génocide. Son grand-père, fuyant les massacres, trouve en Bulgarie une terre d’accueil, et s’y installe en 1923, après avoir enterré de ses mains sa femme et cinq de ses enfants. Née Bulgare, Sevda Sevan n’a pourtant jamais oublié ses racines arméniennes et l’histoire de son peuple, persécuté par les Turcs, opprimé par les Soviétiques. Après des études de philologie à l’Université, elle part en 1972 pour un bref voyage en Arménie qui fait naître en elle le besoin de dire cette histoire. En 1978 elle se lance dans l’écriture d’une trilogie historique, "Quelque part dans les Balkans", son seul roman. En 1995, le premier président arménien lui offre la charge de consul honoraire à Sofia, et en mai 1999, elle renonce à sa citoyenneté bulgare pour adopter la nationalité arménienne. Elle devient ainsi ambassadrice d’Arménie en Bulgarie.

Quelque part dans les Balkans (tome I et tome 2) aux Editions l’Esprit des Péninsules. www.espritdespeninsules.com
Cette saga balkanique, qui se veut aussi devoir de mémoire, entremêle des destins de personnages pétris dans la même pâte littéraire, entre lyrisme et vérité historique. « À travers des personnages riches et subtils (celui, formidable, de la mère, chef de clan et redoutable rivale de ses belles-filles, gardienne de la morale familiale), Quelque part dans les Balkans est bien sûr un roman historique, mais surtout un roman d’amour, une fresque magnifique, mêlée de parfums orientaux et de fureur slave. »
/ Martine Laval, Télérama

- Voix et voies de la littérature bulgare

Paris - PEN-club français - 12 mai à 18h

A l’occasion de la parution de trois romans bulgares, cette table ronde, qui rassemblera leurs jeunes auteurs, Emilia Dvorianova, Théodora Dimova, Alek Popov, ainsi que Guéorgui Gospodinov, permettra de parler de leurs œuvres, des voies de la littérature bulgare, des espoirs suscités par l’adhésion du pays à l’Union européenne. Table ronde animée par Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en littérature bulgare à l’INALCO et traductrice littéraire.
"PASSION ou la mort d’Alissa" paru en février aux éditions Fédérop (traduction de Marie Vrinat-Nikolov)
"Mission Londres" d’Alek Popov paraîtra en avril aux éditions Alvik (traduction de Marie Vrinat -Nikolov)
"Mères" de Théodora Dimova, traduit par Marie Vrinat -Nikolov, paraîtra en avril aux éditions des Syrtes.

- Exposition ’Les Rhodopes, légendes boisées’

Bessin • Esquay-sur-Seulles - Ferme Théâtre de Varembert - Du 13 mai au 18 juin 2006

"Les légendes se cachent sous les arbres. Les Rhodopes. Au sud de la Bulgarie, protégées par les massifs de Pirin et de Rila, ces montagnes abritent une mystérieuse forêt, hantée par le fantôme d’Orphée. En l’espace de quelques années, elles sont devenues le paradis des randonneurs et des amateurs d’art sacré."
Photographies de Benjamin Bechet (agence Dolce Vita) et article signé Alexandre Lévy

Infos : Ferme Théâtre de Varembert : Hameau Saint Gabriel Brécy, Chemin de Varembert, 14400 Esquay-sur-Seulles

- Salon du livre de Caen ’L’écrivain dans la société aujourd’hui : entre intuition, réflexion et regard critique’

Caen - Salon du livre de Caen • Eglise Saint-Georges - 13 mai 2006 à 15h30

L’histoire mouvementée des Balkans, qui furent province ottomane durant plusieurs siècles puis le terrain de plusieurs guerres au XXe siècle avant de subir un régime totalitaire, imposa à la littérature bulgare une alternance de moments de recherches, de débats et d’essor, suivis de coups d’arrêts brutaux. Depuis les changements, après une période de tâtonnements jusqu’à la fin des années 90, parallèlement aux créateurs déjà affirmés, on voit émerger une nouvelle génération curieuse et sensible aux cultures mondiales, qui participe à des festivals internationaux et qui est de plus en plus traduite en dehors de la Bulgarie. Des voix à la tonalité, la sensibilité et l’engagement différents se sont fait jour et s’affirment davantage, traçant de nouvelles voies à la littérature bulgare. Parmi ces voix, les plus affirmées et déjà reconnues, tant en Bulgarie qu’à l’étranger, se trouvent Théodora Dimova, Emilia Dvorianova, Guéorgui Gospodinov et Alek Popov que le public français peut désormais lire dans sa langue. Ce sont ces créateurs, leur monde et leur musique, que nous découvrirons ensemble.

Table ronde animée par Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en littérature bulgare à l’INALCO et traductrice littéraire.
Marie Vrinat-Nikolov dédicacera "Histoire de la Bulgarie" (de Georges Castellan et Marie Vrinat-Nikolov aux éditions Armeline).

- Jonathan Larabie • Dédicace autour de son carnet de voyage "Jonathan Larabie en Bulgarie"

Caen - Salon du livre de Caen - 13 et 14 mai

"En juin 2002 je suis allé en Bulgarie vérifier que le Rakya local n’avait que peu de rapport avec le Raki turc, qui ressemblerait plus à l’Ouzo grec. Il y a aussi une liqueur anisée en Bulgarie mais je ne me souviens plus du nom.
Bon, si je n’ai pas tout oublié, c’est grâce à ce carnet composé sur le tas, sur une table de taverne entre deux danses folkloriques et une conversion à l’Orthodoxie. La couverture est en BenDay, réalisée par mon excellent ami et éditeur Sébastien Lumineau, les coins sont arrondis afin de ne pas se blesser : Un bien beau livre, entend-t-on dans les milieux autorisés.”

- Rencontre avec Julia Kristeva

Caen - Salon du livre de Caen - 13 mai à 17h

Née en Bulgarie, Julia Kristeva s’installe en France en 1965 afin de travailler sur le nouveau roman, alors que la société française va connaître les séismes de 68, des années Mao, de la gauche prolétarienne. Rapidement, elle s’engage et participe à la revue Tel Quel où ellefréquente
notamment Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida, Philippe Sollers... De ces années ouvertes et sensibles à la psychanalyse, à la sémiologie, au désir de démocratie... naîtra chez l’intellectuelle un engagement lisible auquel fait écho son ?uvre théorique et littéraire. Psychanalyste, théoricienne du langage, travaillant inlassablement à la renaissance du sujet dans ses liens avec autrui ; le souci de l’autre innerve l’ ?uvre de Julia Kristeva qui interroge des champs aussi divers que l’intégration des étrangers, la parité hommes-femmes, le handicap... Elle a notamment publié " Etrangers à nous-mêmes " (Fayard, 1988), La Révolution du langage poétique (Seuil, 1974), Les Samouraïs (Fayard, 1990), et dernièrement : Hannah Arendt et Mélanie Klein (Fayard, 1999). Elle prépare un nouveau livre sur Sainte Thérèse d’Avila.

Table ronde proposée en collaboration avec l’Université de Basse-Normandie.
Julia Kristeva dédicacera ses livres sur le stand de Balkans-Transit.

- Sevda Sevan

Flers - Médiathèque - 13 mai à 17h15

Écrivain, diplomate, Sevda Sevan fait partie de cette génération d’Arméniens dont les parents ont survécu au génocide. Son grand-père, fuyant les massacres, trouve en Bulgarie une terre d’accueil, et s’y installe en 1923, après avoir enterré de ses mains sa femme et cinq de ses enfants. Née Bulgare, Sevda Sevan n’a pourtant jamais oublié ses racines arméniennes et l’histoire de son peuple, persécuté par les Turcs, opprimé par les Soviétiques. Après des études de philologie à l’Université, elle part en 1972 pour un bref voyage en Arménie qui fait naître en elle le besoin de dire cette histoire. En 1978 elle se lance dans l’écriture d’une trilogie historique, "Quelque part dans les Balkans", son seul roman. En 1995, le premier président arménien lui offre la charge de consul honoraire à Sofia, et en mai 1999, elle renonce à sa citoyenneté bulgare pour adopter la nationalité arménienne. Elle devient ainsi ambassadrice d’Arménie en Bulgarie.

Quelque part dans les Balkans (tome I et tome 2) aux Editions l’Esprit des Péninsules. www.espritdespeninsules.com
Cette saga balkanique, qui se veut aussi devoir de mémoire, entremêle des destins de personnages pétris dans la même pâte littéraire, entre lyrisme et vérité historique. « À travers des personnages riches et subtils (celui, formidable, de la mère, chef de clan et redoutable rivale de ses belles-filles, gardienne de la morale familiale), Quelque part dans les Balkans est bien sûr un roman historique, mais surtout un roman d’amour, une fresque magnifique, mêlée de parfums orientaux et de fureur slave. »
Martine Laval, Télérama

Rencontre animée par Eric Naulleau, directeur de l’Esprit des Péninsules

En parallèle à la venue de Sevda Sevan retrouvez du 6 au 13 mai l’exposition
La Bulgarie, au cœur de tous les temps (Photographies et textes de Sylvie Le Calvez)

C’est comment la vie à la campagne ailleurs ? Rencontre avec ceux qui valorisent des savoir-faire, une culture et des productions naturelles. Artisanat, agriculture extensive ou biologique, tourisme nature, la Bulgarie cherche sa voie dans un contexte démographique et économique difficile mais dans un environnement naturel privilégié.

Exposition menée grâce à une enquête réalisée par Village Magazine (N° 77 nov/dec 2005- revue basée à La Carneille dans l’Orne) et l’association Savoir faire et découverte et avec le soutien de la Fondation de France.

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Granville-L’Archipel - 13 maià 19h

L’Archipel - Office Culturel de Granville
Place Mal Foch
50403 GRANVILLE

- Angel Wagenstein

Caen - Salon du livre de Caen • salle de l’Échiquier - 14 mai à 15h45

Table ronde "A contre courant" :
Angel Wagenstein dédicacera ses livres.

- Atelier de Stanka Jeleva

Caen - Salon du livre de Caen • Musée des Beaux-Arts - 14 mai • matinée

Atelier autour du Carnet de voyage au Sénégal ""Mon Sénégal"" de Stanka Jeleva, artiste bulgare, publié en avril 2006 aux éditions Viveka Sofia avec le soutien de l’Institut Français de Sofia dans le cadre de la quatrième édition du ""Printemps Balkanique"" et du centenaire de Léopold Sédar Senghor.
10h : Rendez-vous à la librairie Boutique RMN du musée des Beaux-Arts pour la présentation du livre et de l’artiste.
10h30 : atelier animé par Marjolaine Lempérière, médiatrice culturelle au musée en collaboration avec Stanka Jeleva. Les enfants partiront en voyage dans les salles du musée, de l’art ancien à l’art contemporain, de la Normandie à l’Afrique en passant par Venise. Ils réaliseront un carnet de voyage où croquis et peinture à l’aquarelle leur permettront de garder une trace de ce moment au musée.
12h30 : Signature des ouvrages à la Librairie-boutique RMN du Musée.

7 - 12 ans

Infos : Inscription obligatoire, avant le 11 mai auprès du secrétariat du musée, Ghislaine Lenogue, Tel : 02 31 30 47 73 (Attention nombre de places limité)

- Contes ’Sagesses et malices de Pierre le Rusé, Mario Urbanet et Albena Ivanovitch-Lair’

Caen - Salon du livre de Caen - 14 mai à 14h

Cinq contes traditionnels, présentés crescendo, seront entrecoupés de contes brefs, tirés des facéties de Pierre le Rusé. Personnage haut en couleur, qui taille en pièce la bêtise, la forfanterie, le ridicule. Une seule arme : la parole, mais acerbe, tranchante, drôle. Les contes traditionnels bulgares seront :
- "Le Berger et le serpent". Quand la bonne foi rencontre l’ingratitude, la ruse vole au secours du plus faible.
- "L’ourse et le bûcheron". La parole peut blesser plus durement qu’une arme.
- "Le coquelet obstiné". Le bon droit finit par triompher, et au-delà, il suffit d’être constant et vindicatif.
- "Le loup qui voulait se racheter". Un prédateur, ou "chassez le naturel, il revient au galop". "Borko et le Renard". Ou un Chat botté dans les Carpates.

- Cinéma • vidéo ’Julia Kristeva, étrange étrangère’

Caen - Auditorium du musée des Beaux-Arts - Salon du livre -le 14 mai 2006 à 11h30

Julia Kristeva, étrange étrangère :
- Documentaire de François Caillat, France, 2005, 1h
- Coproduction : ARTE France, Ina

Née en Bulgarie, Julia Kristeva arrive à Paris à 25 ans. Elle fréquente le groupe de la revue Tel quel, dirigée par Philippe Sollers qui deviendra son mari ; Roland Barthes est son mentor. Elle s’impose rapidement comme psychanalyste, sémiologue, critique et romancière. Celle qui se présente comme “une citoyenne européenne, française de nationalité, bulgare de naissance et américaine d’adoption” a aussi franchi les frontières entre les disciplines.

Nous la suivons sur l’île de Ré, son endroit de prédilection en France, seule ou en compagnie de Sollers, et en Bulgarie, sur les lieux de sa jeunesse.

Le nomadisme de la langue Julia Kristeva parle de son rapport d’étrangère à la langue française qui la rend sensible, au-delà du sens des mots, à leurs sonorités et leurs saveurs. Ce qui l’amène à développer la distinction qu’elle fait entre la modalité symbolique du langage - qui est la langue de surface où agit le sujet conscient de son discours - et sa modalité sémiotique - qui renvoie à l’implication corporelle, aux pulsions, qui rattache le sujet parlant à son interlocuteur. Elle nous dit comment des artistes comme Artaud ou Joyce se ressourcent dans un état infantile pour renouveler les mots. Loin de la langue commune, qui est une impasse, nous avons tous une langue singulière, dans laquelle réside la vérité et qu’il faut favoriser.

D’où le nomadisme de Julia Kristeva, d’une langue à l’autre, d’un écrivain à l’autre, d’une créativité à l’autre. Dans l’étrangeté d’une langue, Julia Kristeva remet en question ses propres frontières intérieures et se trouve dans un état de création permanent. C’est pourquoi l’étrangeté lui apparaît comme une grâce.

"Je me voyage" : tel est le principe de ce nomadisme intérieur qui rend libre.

Infos : Projection soutenue par Transat Vidéo, ARTE et le musée des Beaux-Arts de Caen. Dans le cadre du Salon du livre de Caen

- Atelier avec le Sfumato laboratoire

Caen - Actea compagnie dans la cité / classe de formation - Du 15 au 20 mai

Margarita Mladenova et Ivan Dobtchev créent le théâtre-laboratoire Sfumato en 1988, seul atelier de recherche théâtrale en Bulgarie. ""Le nom Sfumato reflète notre stratégie poétique. Léonard de Vinci opposait le trait clair du dessin au sfumato de la peinture, celui des fonds perdus dans les brumes, cet indistinct, ce quelque chose qui approche un certain mystère. Une technique à peindre l’air. C’est cela le sfumato. Une façon d’explorer l’homme - et l’acteur - dans sa profondeur. Non pas l’homme en soi, ni dans la communauté, mais l’homme dans le génésis. La base de notre travail, c’est la libération de l’énergie par l’imagination, la fantaisie"".
Le Sfumato fonctionne d’abord sans lieu fixe. Ce n’est qu’en 1997 que le Sfumato réalise la reconstruction de son propre lieu. Ils l’équipent grâce à l’aide d’une trentaine de théâtres français, qui leur offrent du matériel et participent à la formation de l’équipe technique. En mai 2001 le bâtiment est détruit, l’équipe doit déménager dans un autre lieu, trouvé et reconstruit, encore une fois par le Sfumato. Pour leur nouvelle maison, ils développent le nouveau projet artistique à long terme pour la transformation du Sfumato en centre international d’innovation théatrale.
A ce jour, le Sfumato a créé 27 spectacles. Ils choisissent le plus souvent un thème ou un auteur autour duquel ils développent leur recherche. Ils travaillent ainsi sur Tchékhov à partir de 1989 : ils mettent en scène La Mouette, texte sur lequel ils reviendront en 1995 pour diriger un atelier à La Villette, avec des comédiens français. Ils montent aussi Les Trois soeurs, Oncle Vania, puis La Cerisaie, projet avec des comédiens français qui sera notamment présenté au Festival d’Avignon 1996. Ils entament ensuite un nouveau cycle autour de la tragédie grecque (Antigone la Mortelle, Tyrésias l’Aveugle). En 1996, ils sont au festival Passages de Nancy avec Les Trois soeurs et Oncle Vania et en 1997 avec Apocryphe, un spectacle conçu à partir de textes médiévaux, qui sera aussi présenté au Festival d’Eté de Hambourg et à Theater der Welt (Berlin) en 1999.
Leur spectacle La Toison noire, créé en février 2000, coproduit par THEOREM, le Festival d’Avignon et Hebbel Theater, s’inspire directement de l’imaginaire mythique véhiculé par une ancienne tribu nomade des Balkans : les Karakatchanes. Il fait une grande tournée en 2000-2001 : Hebbel Theater (Allemagne), Mittelfest (Italie), Festival d’Avignon et Théâtre de la Tempête (France), San Marino, MESS Sarajevo (Bosnie), Piccolo Teatro di Milano (Italie), Festival des arts du printemps (Japon), etc.
Le 15 janvier 2001, le Sfumato fête la 50ème représentation du spectacle, qui a reçu par ailleurs le prix Laurel d’Or en tant que ""meilleur spectacle"" et le ""prix du public"" au festival MESS 2000 de Sarajevo.
A partir de 2002, ils travaillent sur un cycle Dostoïevski, autour du thème ""La maladie de la liberté"". Ils présentent leurs spectacles dans divers théâtres à Sofia et à l’étranger, en attendant l’ouverture de leur lieu indépendant à Sofia, en mai 2004 avec les premières bulgares de ""La vallée de l’ombre de la mort : ""Aliocha"" et ""Ivan"" du programme Dostoïevski, dont la première européenne est au festival Passages de Nancy. Les spectacles sont présentés au Théâtre de la Tempête à Paris la même année.

Leur nouveau projet EXIT : La Station ""Astapovo"" et La Station ""Elabuga"" est pensé comme un diptyque et une série d’ateliers (dont l’un international, dans le cadre du projet 25++, initié par l’AFAA) consacrés à la philosophie, l’ ?uvre et le destin de deux pèlerins spirituels : Lev Nicolaévitch Tolstoï et Marina Tzvétaeva. Ce projet représente une expérimentation rarement entreprise de réunir le théatre de la parole et le théatre du corps afin de créer une oeuvre commune qui vient en résultat de la curiosité réciproque entre le Sfumato et la compagnie suisse de danse contemporaine ""Linga"". Après ses premières bulgares fin mars 2006, le projet sera présenté en 2007 au Centre Mayerhold à Moscou et au Théatre Aleksandrinki à St. Petersbourg (Russie).

Dans le cadre de cet atelier, une rencontre tout public se fera avec le Sfumato, avec également la diffusion du film "les fugitifs noirs" de Lubomir Mladenov au cinéma LUX à Caen. Des photographies des créations du Sfumato seront exposées au Panta Théâtre durant le mois de mai.

- Exposition ’Panorama de l’affiche contemporaine bulgare’

Falaise - Médiathèque - Du 15 mai au 10 juin • vernissage le 20 mai à 11h

La présente exposition permet de découvrir l’affiche contemporaine bulgare à travers son genre le plus artistique et fascinant - l’affiche théâtrale. Parmi les raisons de continuer à créer de telles affiches en Bulgarie, malgré l’intérêt décroissant pour elles à l’échelle nationale et internationale ; d’enregistrer plusieurs participations et de décorer les illustrateurs avec de nombreuses distinctions internationales, est le fait que déjà depuis dix ans en Bulgarie existe le "" Triennal international de l’affiche théâtrale - Sofia "".
Créé en 1944 par Bojidar Ikonomov, Bojidar Yonov et Albena Spassova, le triennal est une organisation culturelle privée, appelée à stimuler le développement de l’affiche, à provoquer et à cultiver l’intérêt social envers cet art classé parmi les plus communicatifs et populaires. Le riche programme de l’exposition inclut tant ses éditions (1995, 1998, 2001, 2004) que plus de 30 actions menées dans 19 villes et 13 pays à travers le monde (New York, Tokyo, Leipzig, Genève, Vienne, Prague, Bruxelles, Moscou, Bâle, etc.) Par conséquent, 1300 affiches signées par 685 artistes venant de 41 pays ont été montrées au public. Cela constitue un fonds bulgare unique composé de plus de 2600 ?uvres de l’art contemporain de l’affiche. Un réseau de partenariat international d’une renommée redoutable est mis en place avec des organisations et des artistes de la branche, alors que Sofia s’est placée parmi les capitales mondiales de l’affiche.
Inspirés par la conviction que l’affiche, avec son image et sa sémiotique qui touchent à l’universel, pourrait incarner la vision contemporaine d’une synthèse des différents arts, le dialogue multiculturel et interdisciplinaire, persuadés qu’elle possède un potentiel incomparable de raccourcir les distances et de traverser les frontières, les concepteurs de cette exposition la présentent au public français avec l’espoir de fonder un échange qui sera approfondi et enrichi à l’avenir.
Albena Spassova

« Un lézard sur les ruines du théâtre »
Au lieu d’occuper nos esprits à nous questionner où vit, de quoi se nourrit et comment se reproduit l’affiche théâtrale, nous devons plutôt la saluer à chaque fois qu’elle apparaît autour de nous. Car aux côtés des images obsédantes et infâmes d’hommes politiques, de préservatifs (pour l’amour sans danger) et de serviettes hygiéniques, qui nous regardent de tous les murs, l’affiche théâtrale apparaît pour nous souffler une chose extrêmement importante. Elle est comme le lézard qui surgit des décombres du théâtre pour nous rappeler que sous les débris la vie existe encore. Ces ruines sont le milieu naturel du lézard, son environnement vital.
Yordan Raditchkov (1929- 2004)

Ce texte est rédigé à l’occasion du 1er Triennal international de l’affiche théâtrale - Sofia 1995

Infos : Renseignement : 02 31 41 65 45

- Exposition ’Un pays d’une ancienne civilisation, photographies d’Ivo Hadjimishev’

Lisieux - Musée d’Art et d’Histoire - Du 15 mai au 17 juin (inauguration le 19 mai à 17h)

Ouvert tous les jours de 14h à 18h - fermé le mardi et jours fériés.
Tel : 02 31 62 07 70

- "Pierre le Rusé", Contes traditionnels de Bulgarie par Mario Urbanet

Beauvillers - Salle des fêtes - 16 mai à 20h30

À lire de l’auteur :
- "Sagesses et malices de Pierre le Rusé dit Hitar Pétar" (éditions Albin Michel Jeunesse),
- "Le petit loup qui se prenait pour un grand" d’Albena Ivanovitch-Lair et Mario Urbanet (éditions Père Castor Flammarion),
- "La maison des amis chanteurs",
- "Borko et le renard" (Collection "" Légende des Mondes ""aux éditions L’Harmattan).

- Concert ’Eva Quartet’

Caen - Église Notre-Dame de la Gloriette - 16 mai à 20h

Parmi les voix féminines qui marquent un pays (Laïs pour la Belgique, Vandor Vokal pour la Hongrie, Leilia ou Ialma pour la Galice), Eva Quartet fait partie de celles qui font la fierté de la Bulgarie.
Eva (soprano), Sofia Kovacheva (mezzo-soprano), Evelina Stoilova (alto) et Daniela Stoichkova (contre-alto). Sélectionnées parmi des milliers de candidates, ces quatre jeunes chanteuses solo ont fait partie de la chorale mondialement connue “Le mystère des voix bulgares”.
Le répertoire d’Eva Quartet est principalement composé de chansons spécialement écrites pour le quartet mais il inclut également des chansons traditionnelles authentiques ou encore des chants religieux. La rencontre de ces voix est tellement intime et fusionnelle qu’on a l’impression à certains moments de n’entendre qu’une seule et même voix, avant d’être séduit par leurs polyphonies envoûtantes.

Gergana Dimitrova, soprano
Sofia Kovacheva, mezzo-soprano
Evelina Stoilova, alto
Daniela Stoichkova, contre-alto

Infos : Réservation : 02 31 30 48 00

- L’écrivain dans la société aujourd’hui : entre intuition, réflexion et regard critique

Falaise - Bibliothèque - 16 mai à 20h30

L’histoire mouvementée des Balkans, qui furent province ottomane durant plusieurs siècles puis le terrain de plusieurs guerres au XXe siècle avant de subir un régime totalitaire, imposa à la littérature bulgare une alternance de moments de recherches, de débats et d’essor, suivis de coups d’arrêts brutaux. Depuis les changements, après une période de tâtonnements jusqu’à la fin des années 90, parallèlement aux créateurs déjà affirmés, on voit émerger une nouvelle génération curieuse et sensible aux cultures mondiales, qui participe à des festivals internationaux et qui est de plus en plus traduite en dehors de la Bulgarie. Des voix à la tonalité, la sensibilité et l’engagement différents se sont fait jour et s’affirment davantage, traçant de nouvelles voies à la littérature bulgare. Parmi ces voix, les plus affirmées et déjà reconnues, tant en Bulgarie qu’à l’étranger, se trouvent Théodora Dimova, Emilia Dvorianova, Guéorgui Gospodinov et Alek Popov que le public français peut désormais lire dans sa langue. Ce sont ces créateurs, leur monde et leur musique, que nous découvrirons ensemble.

Table ronde animée par Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en littérature bulgare à l’INALCO et traductrice littéraire.

- Cinéma "Les fugitifs noirs" de Lubomir Mladenov et rencontre avec Margarita Mladenova et Ivan Dobtchev

Caen - Cinéma Lux - 17 mai 20h30

65 min / 2004. Lubomir Mladenov - réalisateur. Anton Bakarski - directeur de photographie
"SFUMATO" : LES NOMADES DE THEATRE
Dans les années 1995-1997 le Théâtre-laboratoire "Sfumato" avec ses propres efforts et à l’aide active de 35 théâtres et festivals français, nommée "Action de solidarité", a réussi à reconstruire et développer en espace culturel un vieux bâtiment au c ?ur de Sofia. A cause d’un cas juridique compliqué et malgré les tentatives persévérantes des fondateurs du théâtre d’inscrire le bâtiment reconstruit dans le projet déjà imposé d’un centre d’affaires, le bâtiment a été abattu en 2001. "Sfumato" resta sans toit, mais continua son chemin en voyageant avec ses spectacles pendant trois années, surtout sur l’itinéraire de "La Toison noire" : une création poétique théâtrale, consacrée aux Karakatchans, la dernière tribu nomade balkanique, forcée de s’établir à l’époque du régime communiste. Le spectacle plonge son regard dans la force mythique de l’imaginaire nomade, dans le modèle d’ancien testament de vie : une épreuve permanente pour l’homme parmi les éléments et l’inconnu de l’être, une bataille qui fait le nomade plus endurant, plus intelligent, plus développé que l’homme établi. "La Toison noire" est partie de Sofia, a passé par le programme officiel du festival d’Avignon, par Hebbel Theater à Berlin, Piccolo Teatro à Milan, Culturgest à Lisbonne ; San Marino Stage Festival ; Shizuoka Art Centre au Japon ; le Théâtre des Nations à Moscou ; le Festival de Novossibirsk en Russie ; MESS festival à Sarajevo, Bosnie ; Rijeka, Croatie ; Lubliana, Slovénie ; le Théâtre-Studio à Varsovie, Pologne ; 22 représentations dans le cadre du "Sfumato" à Paris à "La Tempête - Cartoucherie", et par tous les forums théâtraux bulgares.
Parallèlement à cette vie "sur des roues " très active, le théâtre - laboratoire a parcouru pour la deuxième fois son Golgotha en quête de reconstruction et le 22 mai 2004 a fait l’ouverture de son nouveau lieu.

Dans le cadre de l’atelier du théâtre-laboratoire Sfumato à l’ACTEA le LUX propose une soirée rencontre débat avec les membres de cette compagnie bulgare.

Des photographies des créations du Sfumato de Simon Varsano seront exposées au Panta théâtre durant le mois de mai.

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Falaise - Médiathèque - 17 mai à 14h30

Infos : également : Ussy 18 mai / Salle des fêtes / 20h30

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet
Giberville - Médiathèque - 17 mai à 10h30

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Hérouville saint Clair - Bibliothèque - 17 mai à 17h30

- Le Mystère des voix bulgares

Lisieux - Théâtre de Lisieux Pays d’Auge - 21 mai à 17h

Apparu en 1952, ce ch ?ur avait pour mission d’enregistrer les chants folkloriques pour la radio et la télévision bulgare. Très vite, il devint célèbre dans toute la Bulgarie, puis dans les pays d’Europe de l’Est.
En 1974, Marcel Cellier, mineur suisse, traverse la Bulgarie pour se rendre en Turquie. En cherchant une station sur l’autoradio de sa voiture, il tombe sur ces voix. Il décide de s’arrêter un temps et d’aller écouter cela de plus près !

En 1975, avec vingt-six choristes, ils enregistrent un premier album intitulé "Le mystère des voix bulgares", une musique inspirée de la mélodie villageoise, mais transformée ensuite par de très savantes harmonisations, selon l’idée de Philip Koutev que l’art folklorique peut aussi être un art scénique.

Un second album qui sera récompensé par un véritable succès international verra le jour douze ans plus tard toujours pour les disques Marcel Cellier. C’est en 1988 que la partie du ch ?ur, dirigée par Dora Hristova, qui chante pour la télévision, prend le nom ""Le mystère des voix bulgares"" avec l’accord de Marcel Cellier. Les chanteuses combinent harmonies et chants traditionnels avec un étrange pouvoir de fascination.

- En Bulgarie, photos et dessins de Jonathan Larabie

Ranville - Bibliothèque - Du 17 mai au 17 juin

" En juin 2002 je suis allé en Bulgarie vérifier que le Rakya local n’avait que peu de rapport avec le Raki turc, qui ressemblerait plus à l’Ouzo grec. Il y a aussi une liqueur anisée en Bulgarie mais je ne me souviens plus du nom. Bon, si je n’ai pas tout oublié, c’est grâce à ce carnet composé sur le tas, sur une table de taverne entre deux danses folkloriques et une conversion à l’Orthodoxie. La couverture est en BenDay, réalisée par mon excellent ami et éditeur Sébastien Lumineau, les coins sont arrondis afin de ne pas se blesser : Un bien beau livre, entend-t-on dans les milieux autorisés."

Né en 1972. A commencé l’auto publication en 1997 avec son fanzine "La Belle Vie". A participé à plusieurs revues : Le Nouveau Journal de Judith et Marinette, ComixClub, FLBLB, Bob... ainsi que dans le collectif "Fabuleux Furieux, Hommage en Freak Style à Gilbert Shelton" aux Ed. Requins Marteaux. Dernier livre publié : En Bulgarie (Ed. Les Taupes de l’Espace-2004).

- Rencontre littéraire et culinaire bulgare

Paris - Centre culturel bulgare - 17 mai à 20h30

Avec Raymond Wagenstein autour de la publication de son livre « La cuisine bulgare » aux éditions l’Esprit des Péninsules et Nikolaï Stoyanov et la publication de son livre « Visa de transit » également aux éditions l’Esprit des Péninsules. Editions soutenues par Balkans-Transit.

La cuisine bulgare :
Le poète Petko R. Slaveikov fut le premier dans l’histoire culinaire de la Bulgarie à regrouper des recettes traditionnelles dans son Livre de cuisine ou instructions pour la préparation de divers plats à la mode de Constantinople et divers conseils ménagers, paru en 1874. Le titre de ce premier livre de cuisine bulgare indique bien l’influence qu’ont exercé sur la cuisine nationale les traditions culinaires de l’Orient et, plus particulièrement, de la Turquie, fait qui trouve son explication dans les cinq siècles que la Bulgarie a passés sous domination ottomane. Mais bien avant les Turcs, ces terres étaient peuplées de Thraces, puis de Slaves, venus s’y installer au VIe et VIIe siècles, suivis des Protobulgares (seconde moitié du VIIe siècle).
En vérité, du fait de sa situation géographique, la Bulgarie a été traversée au cours des siècles par une trentaine de peuplades qui ont dû laisser chacune son empreinte sur les pratiques culinaires. Les kebabs, kavarmas et guvetchs, les baklavas, halvas et loukoums sont autant de témoignages de l’influence orientale. Un grand nombre de plats ont gardé leur appellation turque : meze (entrée), sudjuk (saucisson), sarmis (feuilles de choux ou de vigne farcies), aïrian (yaourt allongé d’eau), kiopoolu (caviar d’aubergines) et autres. Les analogies avec la cuisine grecque sont non moins nombreuses : feuilles de vigne farcies, moussaka, salade de yaourt et concombre, assaisonnée d’ail et de noix pilées, etc. Après la Libération (1878) la cuisine nationale s’ouvre aux influences européennes. Des termes culinaires sont ainsi empruntés à la langue française (dessert, menu, omelette, soupe, confiture, paner, sauce) ; italienne (salami, macaroni, salade, marinade) ; allemande et austro-hongroise (leberwurst, leberkäse, schnitzel = escalope, strudel, goulasch) ou russe (borchtch, blini), etc.
La religion a aussi marqué les pratiques culinaires, certains plats étant préparés spécialement pour des fêtes religieuses : la brioche pascale et les œufs colorés pour Pâques, l’agneau rôti pour la Saint-Georges, la carpe farcie aux noix pour la Saint-Nicolas, des plats maigres pour le Réveillon de Noël (haricots secs, poivrons et feuilles de choucroute farcies au riz, etc.).
Dans le passé, les saisons dictaient les habitudes alimentaires : légumes verts (oseille, orties, épinards) au printemps ; fruits et légumes frais en été et en automne ; plats de viande, salaisons, légumes secs et marinés en hiver. Bien entendu, comme partout ailleurs, le progrès de la science et l’industrie agroalimentaire ont bousculé ces habitudes et le mélange des cultures a enrichi le menu des Bulgares.
La cuisine traditionnelle est relevée et épicée, avec une nette prédilection pour l’oignon et l’ail, l’aneth, la menthe crépue, la sarriette, le persil, le paprika doux ou fort. Les plats riches en sauce, les ragoûts longuement mijotés à feu doux sont des classiques incontournables. Le repas traditionnel débute par un apéritif d’alcool fort que l’on prend le temps de savourer en l’accompagnant d’une salade composée, de pickles ou d’amuse-gueules (meze). Les alcools habituellement servis sont le marc de raisin, l’eau-de-vie de prunes et la mastika, eau-de-vie forte, parfumée à l’anis, coupée ou non d’eau.
La Bulgarie compte d’excellents vins blancs (Chardonnay, Sauvignon blanc, Traminer, Muscat) et rouges (Merlot et Cabernet sauvignon), provenant de cépages importés à l’origine de France. Certains crus sont exclusifs à la Bulgarie, comme le Mavrud qui n’est cultivé que dans certaines régions de la plaine thrace et les cépages de la région de Melnik, à l’extrémité sud du pays. La Bulgarie produit aussi d’excellentes bières blondes. La cuisine contemporaine est un mélange de tradition, de modernité et d’influences de nombreuses cuisines nationales.

- Photogaphies de Christo et Jeanne-Claude

Caen - Centre pénitenciaire - 18 mai au 15 juin

Christo, artiste mondialement reconnu n’en est pas moins originaire de Bulgarie. Christo Javacheff naît en 1935, à la même date que sa femme, et comparse, Jeanne-Claude. Ils se sont rendus célèbres pour leurs "empaquetages" et leur travail de « grands couturiers » qu’ils réalisent soit dans des sites naturels soit dans la ville, sur des monuments. La meilleure définition de leur travail est de « révéler en cachant ». Tout cela crée un souvenir, un supplément d’histoire pour le lieu et ceux qui l’auront vu. Les deux artistes ont généreusement décidé de soutenir notre festival en nous gratifiant d’une trentaine de photos témoins de leur oeuvre.

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Ussy - Salle des fêtes - 18 mai à 20h30

- Soirée délices bulgares

Heugueville sur Sienne - Restaurant le Mascaret - 4 mai 2006 à 18h

Diplômé de l’école hôtelière de Douvres et après un an d’apprentissage en pâtisserie chez Mr Mess, Philippe Hardy part à la conquête de nouvelles saveurs et de nouvelles cultures. Tour du monde à la Marine, palaces : George V, Lausanne Palace, Le Luxembourg, pour une halte en Bulgarie à l’Ambassade de France à Sofia. C’est là qu’il rencontre Nadia - danseuse étoile bulgare - et ensemble ils partent pour le Mascaret dans la Manche pour une autre danse - celle des papilles. Peu après, leurs efforts sont récompensés : Philippe est star de "Bon appétit bien sûr" avec M. Robuchon en 2001. 2002, Nadia et promue hôtesse de l’année par le guide Champérard-Peugeot. En 2003, Philippe est promu jeune espoir dans le même guide. En 2004 la consécration : Philippe est choisi par l’équipe de monsieur Ducasse pour l’opération "Fou de France"- une opération qui a promu seulement une quarantaine de jeunes chefs - représentants de la nouvelle génération de cuisiniers en France. En 2005 les émissions télé s’enchaînent entre la Bulgarie et le Japon où Philippe et son épouse sont particulièrement appréciés. Parmi les critiques gastronomiques les plus redoutés : François Simon (Figaro),Perico Léguasse (Marianne), Luc Dubanchet (Omnivore) Thuriès magazine, etc. Le Mascaret est très apprécié et souvent mis en avant. Nadia et Philippe développent un nouveau concept de cuisine : Ce n’est plus un restaurant, mais un théâtre culinaire où les produits d’une fraîcheur insolente sont sublimés par une mise en scène reproduisant atmosphère, bruits, odeurs, images de leur environnement authentique. Un style très personnel, en quête permanente du bien-être, qui n’hésite pas à entrelacer les arts, les senteurs et les parfums des Indes, la simplicité pointilleuse du Japon, l’audace et la générosité slave. C’est un monde imaginaire libre et assumé.

Infos : Restaurant le Mascaret, 50200 Heugueville-sur-Sienne

Réservations conseillées : 02 33 45 86 09

- Littérature culinaire ’Raymond Wagenstein et Nikolaï Stoyanov’

Le Havre - Bibliothèque municipale - 18 mai à 18h

Rencontre avec Raymond Wagenstein auteur du livre "La cuisine bulgare" et Nicolaï Stoyanov auteur du livre "Visa de transit" publiés en mai 2006 aux éditions l’Esprit des Péninsules à l’occasion de “Bulgarie, terre d’Europe”.

A propos du livre ’Visa de transit’ de Nikolaï Stoyanov

Traduit du bulgare par Krassimir Kavaldjiev

Un tour du monde (France, pays scandinaves, Allemagne, Belgique, Europe centrale, Asie...) où l’œil du voyageur décèle l’insolite jusque dans les lieux auxquels le tourisme de masse semble avoir ôté tout mystère. Une construction en spirale où les textes augmentent de volume jusqu’au cœur de cet escargot textuel (un long texte sur le Soudan) puis diminuent à nouveau jusqu’aux ultimes fragments situés en Bretagne.

Nikolaï Stoyanov est né le 24 avril 1948 à Karlovo (Bulgarie). Fondateur de « Bibliothèque 48 », l’une des premières maisons d’édition privées de Bulgarie. Depuis 1996, il préside en outre la fondation Balkanika, composée de sept éditeurs balkaniques (Bulgarie, Roumanie, Turquie, Macédoine, Albanie, Grèce et Serbie-Monténégro) qui collaborent dans le cadre d’un prix annuel décerné à un livre ensuite appelé à être traduit dans l’ensemble des langues représentées dans la Fondation. Auteur d’une dizaine de livres (contes, nouvelles, essais et romans) traduits en plusieurs langues, et de très nombreux scénarios pour la télévision, Nikolaï Stoyanov est aussi rédacteur en chef de l’édition bulgare du Monde diplomatique. Traducteur en bulgare de Patrick Modiano, Françoise Sagan...

>> Artisanat balkanique

Caen - Marché place Saint-Sauveur - 19 mai 2006

Des produits d’artisans seront proposés par la structure "Traditzia".

Cet organisme basé à Sofia, géré avec des bénévoles internationaux, propose des produits très divers, de très bonne qualité et développe le commerce équitable favorablement.

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Ranville - Salle des fêtes - 19 mai à 20h30

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Bessin • Saint-Vaast-sur-Seulles - Bibliothèque - 20 mai à 16h

Né à Saint-Germain-en-Laye, dans une famille venant du Frioul (Italie du nord). Mère française. Deux origines pour le prix d’une. Intégré par l’école laïque, jusqu’au Certificat d’Etudes Primaires. Puis durant 46 ans, tour à tour : manœuvre, peintre en bâtiment, appelé au service militaire, guerre d’Algérie, à nouveau peintre, militant politique permanent, élu local et régional. Ensuite durant 15 ans, cadre technico-commercial en sécurité industrielle.
Depuis 1997, promène sa parole conteuse dans les écoles et collèges, bibliothèques, festivals, manifestations associatives, restaurants, radios locales ... Habitué de l’écriture orale, il pose aussi ses mots sur le papier. Participe par l’écriture et la voix au Printemps des poètes depuis 1999. Publie des poèmes dans plusieurs revues : Aujourd’hui Poème, présenté par Charles Dobzynski, Ecrit(s) du Nord, présenté par Jean Le Boël, Plumes au Vent, Revue de l’APAS-BTP, Incertain Regard, revue en ligne dirigée par Hervé Martin. Membre de l’association "La Maison des Ecrivains". Préside le groupe "Les Poètes d’ici" de St-Quentin-en-Yvelines. Choriste aux "Chœurs de la Pléiade"

infos : Ouvrages parus en 2005 :
"Mur de Sable" brûlures d’Algérie poème. Editions Le Temps des Cerises.
"Sagesse et malices de Pierre le Rusé" contes (adaptation sur une collecte d’Albena Ivanovitch-Lair)
Editions Albin Michel.

Parus en 2006 :
- "Borko et autres Contes des Balkans" Editions l’Harmattan.
- "La maison des amis chanteurs et autres Contes des Balkans" Editions l’Harmattan (Adaptation sur une collecte d’Albena Ivanovitch-Lair).
- "Contes irrévérencieux" contes (Adaptation sur une collecte d’Albena Ivanovitch-Lair) Editions Milan.

En préparation :
- "Poèmenades" poèmes (regard sur un début de millénaire)
"Couleurs noires" poèmes (vu en Haïti et au Sénégal).
"Le Cachalot et autres destins" Contes originaux.

- Exposition ’L’Esprit des Péninsules • Hommage à Yordan Raditchkov’

Caen - Bibliothèque centrale - Du 20 mai au 10 juin

Les refus de l’écrivain

La mort de Raditchkov est un événement d’une grande tristesse, non seulement pour la littérature, mais aussi pour notre vécu à tous hic et nunc. Toute mort est tragique, mais celle-ci revêt une dimension particulière. Parce que Raditchkov n’était pas seulement le plus grand conteur bulgare vivant, mais aussi le plus bienveillant et le plus charitable, celui qui respirait le plus la bonté et la curiosité à l’égard de tout et de tous. Pour cette raison, j’espère qu’on parlera encore de lui, qu’on pensera encore à lui, qu’on n’en restera pas à l’hommage en sa mémoire, qu’on ne refoulera pas la peine par des phrases usées parce que trop utilisées, par les couronnes fanées de la douleur protocolaire. Grâce à Dieu, la famille de Raditchkov a refusé des honneurs officiels et souhaité un adieu humain. Car ce deuil nous frappe tous individuellement, comme les histoires qu’il racontait. Mais avons-nous bien réfléchi à tout ce qu’il a refusé durant sa vie ?
Yordan Raditchkov est l’un des rares écrivains bulgares à avoir gardé sa dignité durant toutes ces années, je ne pourrais guère citer qu’un ou deux autres noms. Pas une seule fois il ne s’est permis d’intervenir dans les luttes littéraires consciemment attisées dans notre pays. Il a assisté en silence aux querelles bruyantes et tragi-comiques qui ont accompagné la candidature bulgare au Prix Nobel. Aucune déclaration de sa part pour dire qu’il en voulait à l’Académie bulgare des Sciences d’avoir décerné le titre honorifique d’académicien à d’autres écrivains, et pas à lui. Il ne se battait pas pour être omniprésent dans les médias, même s’il y était sans doute souvent convié. Il ne posait pas sur des photos avec le Président et le Premier ministre. Il ne participait pas au genre extrêmement développé sous nos latitudes : " rencontre d’intellectuels avec l’élite politique en temps de crises. " Il ne prisait guère le pathos nationaliste, ne déclarait pas que les jeunes étaient entretenus par des fondations étrangères et par leurs parents, accusation favorite de tant d’autres écrivains (et prétendus intellectuels) depuis ces quinze dernières années. Au contraire ! Il disait toujours que son seul espoir, c’était les jeunes. Il n’a pas publié de mémoires le présentant comme un dissident victime de la répression, il n’a pas réécrit sa biographie, il n’a pas argué de l’époque pour se justifier, il ne s’est pas inventé de passé. Je ne l’ai jamais vu donner de leçons, frapper du poing sur la table et soutenir que la vérité était telle ou telle. Il préférait user de paraboles et d’histoires, hésiter, chercher.
Les " non " de Raditchkov énumérés jusqu’à présent peuvent sembler insignifiants et négligeables. Mais ce sont justement des refus de ce genre - naturels, délicats, empreints d’une dignité tranquille, sans ostentation, sans avantage retiré - qui ont fait cruellement défaut durant toutes ces années. Il est vrai que ce type de comportement n’attire aucun média, pourtant, chacun de nous en a grandement besoin.
Le reste se trouve dans ses récits et ses pièces. Le mieux que nous puissions faire en ce moment précis, pour Raditchkov comme pour nous-mêmes, est de le relire. D’ouvrir Humeur farouche, Tendre spirale, Nous, les moineaux, Tombés de la charrette de Dieu, L’arche de Noé, Le melon en peau, Les cours obscures, Tohu-bohu, Janvier, Lazaritsa, Tentative d’envol... Pour nous voir comme tombés de sa charrette. Et nous saluer, fidèles à la devise de Tcherkaski : "Sois invraisemblable !"

Article de Guéorgui Gospodinov paru dans le numéro du journal Koultoura consacré à Yordan Raditchkov, 30.01.2004

- Exposition "Impressions de Sofia - Rada Tzankova • Gravures"

Caen - Bibliothèque centrale - Du 20 mai au 10 juin

“Rada se sert du dessin graphique comme d’un instrument à cordes minces. Dans ses tableaux les lignes vibrent comme d’un frôlement léger. Des hachures délicates et fines se superposent, capables de saisir et de graver les sensations les plus délicates. Les tableaux de Rada nous font mieux percevoir nos sensations. Dans le silence nous percevons les sons les plus faibles, comme dans ses dessins, la moindre ligne blême exerce sur nous une influence distincte. Rada s’efforce de dire beaucoup par des moyens minimalistes : « ... par un minimum de gestes, réussir à transmettre le plus important, l’essentiel, comme dans les calligraphies et les graphismes japonais... »
Mais Rada a beaucoup de choses à nous communiquer, puisqu’elle sait prêter l’oreille au monde et puisqu’elle aime errer, cherchant et posant des questions (tant dans le monde extérieur, que dans le monde intérieur).

Chacun de ses tableaux est une partie de l’impression graphique infinie du monde, enfilée depuis les marchés africains jusqu’au Kovatchevitsa, du Népal via l’île de Crête jusqu’à Bansko. Les tableaux de Rada ont des horizons largement ouverts, ils sont peuplés comme dans les paraboles et les légendes d’une suite infinie d’images et de symboles... Les différentes catégories sont entrelacées naturellement et confondues : les gens et la nature, les états et les actions, l’épopée et la poésie, l’instant et l’éternité, le visible et l’invisible. Sur la feuille tout est graphiquement distinct, mais est présent en même temps lié et ligoté par les fils invisibles de la grande toile d’araignée de la vie, qui nous attrape tous. Cela, Rada sait nous le rappeler délicatement, traçant ces fils dans ses ?uvres. Elle les peint avec une ligne très mince, à peine perceptible. A travers de cette ligne-fil, très mince, la mère conduit son enfant, le vivant reste lié au mort, le pendu est suspendu à l’arbre...

Par ces fils invisibles Rada nous entrelace habilement et nous attache à son monde artistique. Et puisque chacun de ses nouveaux dessins complète ce monde, nous sommes toujours en attente impatiente des nouvelles expositions de Rada Tzankova... Sur quelle planète a-t-elle erré cette fois-ci, qu’a-t-elle vu là-bas et qu’est-ce qu’elle voudra nous montrer dans cette exposition ?!”

Elena Tomalevska-Tzankova
Magazine « Merci »
Centre Culturel Français de Sofia 2004

Rada Tzankova est née le 20 août 1975 à Sofia, Bulgarie. Vit et travaille à Paris. Bourse du gouvernement français, résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris, 2001. Post-Diplôme atelier de Jean Michel Alberola, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, 2000. Diplôme d’Art plastique de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, 1999.
Prix : 1999 Prix de dessin Pierre David-Weill / 1995 Prix de gravure Jules Verne
Plus d’infos : www.rada-tzankova.com

Infos : Bibliothèque Centrale de Caen, place Louis Guillouard, 14053 Caen cedex

Tel : 02 31 30 47 00

- Musique du monde ’Balkart’

Caen - Foyers du Théâtre de Caen - 20 mai à 22h30

C’est une rencontre provoquée à Paris entre des musiciens formés au départ par les musiques traditionnelles de leurs pays. BALKART retrouve le paysage musical multiethnique des Balkans où les religions, les cultures, les musiques continuent de cohabiter. Regard vers l’époque de l’empire ottoman, dont l’héritage musical multiculturel est la base de notre répertoire plus un regard occidental vers cette musique à travers le son et les compositions originales.

- Krassen Lutzkanov - kaval, sax alto

Élevé par la tradition populaire et folklorique en Bulgarie, curieux pour les musiques des pays voisins, de l’Occident, du monde. Chemins partagés avec plusieurs formations et musiciens de la musique balkanique et du world jazz (Bojan Z, Julien Lourau, Nedim Nalbantooglu, Gueorgui Kornazo, autres).

- Jasko Ramic - accordéon

Tzigane de Serbie, maître d’accordéon traditionnel d’Ex-Yougoslavie des bals et fêtes populaires, passé par l’école russe (conservatoire de Moscou), priseur des concours internationaux, soliste et accompagnateur des genres multiples - balkanique, yiddish et slave -, compositeur et interprète à la Comédie française, compositeur chef d’orchestre et pédagogue.

- Aleksandar Petrov - davul percutions
Héritier de la tradition musicale populaire de sa Macédoine natale, maîtrisant la musique savante occidentale ( conservatoires de Skopje et Boulogne ), ouvert aux rythmiques du Monde, festivals et concerts avec des musiciens et groupes traditionnels, world et jazz ( Bachar Khalife, Teodosii Spassov, Toni Kitanovski, Maxime Delpierre, Julien Charlet, Gérard Marais , Slonovski bal ...)

- Concert ’Boya’

Le Havre - Bibliothèque municipale - 20 mai à 16h

« Chacune de nos mélodies populaires est un véritable modèle de perfection artistique ; je les considère comme des chefs-d’ ?uvre en miniature... » voilà les mots de Bélà Bartok à l’issue de ses collectages en Europe centrale et orientale. Les trois musiciens de Boya, aussi convaincus par la beauté des mélodies populaires ont décidé de partir en explorateurs parmi ces petites merveilles de Bulgarie et d’Europe orientale. Il y a le piano, les percussions aux timbres variés : instruments percussifs aux milles couleurs, jouant avec des rythmes complexes mais tellement naturels et enfin la gadulka, c’est elle qui mène la danse connaissant mieux que personne et depuis fort longtemps ces vieux airs de Bulgarie. Ces trois musiciens venus d’horizons musicaux et géographiques distincts, nous livrent une nouvelle interprétation des mélodies traditionnelles et forment, à travers Boya, une forte identité musicale.
Nathalie Tavernier - piano, chant
Dimitar Gougov - gadulka, chant
Etienne Gruel - percussions, chant

Trio instrumental formé en octobre 2001, Boya est né de la rencontre de trois cultures musicales. Gadulka traditionnelle, piano classique et percussions orientales. Lorsque les trois instruments entrent en résonance, ce sont de nouvelles couleurs, de nouvelles matières que la musique bulgare donne à entendre. Les airs du répertoire proviennent de chants et danses populaires bulgares et les arrangements originaux sont de Boya.

Infos : En show case à la FNAC de Rouen le 19 mai à 17h30

Bibliothèque municipale du Havre
17 rue Jules Lecesne
76600 LE HAVRE

- Conférence ’L’honneur de la Bulgarie : le sauvetage des Juifs par un peuple de René Meissel’

Ranville - - 20 mai à 20h30

Dans le camp des vaincus en 1918, la Bulgarie a été sanctionnée par les démocraties puis oubliée par elles. Hitler lui a proposé réparation et alliance. Pourtant, malgré les bénéfices retirés, son gouvernement germanophile dut refuser, sous la pression populaire et celle de ses élites, de livrer les familles juives à l’extermination. En 1944, la Bulgarie était le seul pays d’Europe comptant plus de Juifs qu’en 1940.

René Meissel, agrégé de l’Université, prépare actuellement un livre sur la Bulgarie et les Bulgares, un pays et un peuple francophiles méconnu des Français. Il y accompagne plusieurs fois par an des voyages culturels en qualité de guide-conférencier.

- Concert ’Eva Quartet’

Rouen - Festival Voix de fête • Espace du Moineau - 20 mai
Parmi les voix féminines qui marquent un pays (Laïs pour la Belgique, Vandor Vokal pour la Hongrie, Leilia ou Ialma pour la Galice), Eva Quartet fait partie de celles qui font la fierté de la Bulgarie...

- Contes de Bulgarie par Mario Urbanet

Saint Aubin sur Mer - Bibliothèque municipale - 20 mai à 20h30

- Goran Bregovic et l’orchestre des mariages et des enterrements

Coutances - Jazz sous les pommiers • Salle Marcel Hélie - 21 mai à 18h15

Un patchwork de musiques tsiganes aux allures de symphonie rock. Une "musique totale" sensuelle et jubilatoire. Renversante.

Infos : Renseignements : tel 02 33 76 78 50

- Théâtre ’DJ de Gueorgui Gospodinov’

Caen - Théâtre 2 bis - 22 et 23 mai à 20h30

Mise en scène : Patrick Verschueren
Jeu : Marie-Laure Baudain, Virginie Boucher, Amélie Clément, Olivier Lopez, Serge Turpin

D.J. nous transporte dans le monde du "bonheur absolu et du contrôle intérieur" où un petit groupe d’acteurs se retrouve anonymement pour évoquer la mémoire de Don Juan. A l’occasion de la venue de Guéorgui Gospodinov dans le cadre du Printemps Balkanique, l’Actea et le Théâtre Ephéméride présenteront "un chantier" autour de son dernier texte.

Entrée libre • Classes de formation professionnelle initiale (classes du comédien), ateliers de théâtre pour tous (théâtre école de Caen et théâtre école jeunesse), interventions en milieu scolaire, l’Actea est aujourd’hui le premier centre de formation du théâtre en Basse-Normandie.

La compagnie propose chaque été depuis 1999 les visites théâtralisées de Caen et depuis 2004 les visites théâtralisées de Coutances.

Elle a également à son répertoire plusieurs pièces, dont Ferdinand l’impossible (texte de Julie Douard, 2000), Un certain Monsieur Plume présenté en Avignon en 2002, Les mots sans soucis (Texte de Julie Douard, 2003), la belle échappée (belle) en 2004,... toutes mises en scène par Olivier Lopez, actuel directeur artistique.
Favorisant les rencontres et la réflexion autour du théâtre, l’Actea multiplie les collaborations avec les professionnels du métier (Gilles Defacques, Carlo Boso, Mladen Materic, René Paréja, Irina Promptova, François Lazaro...) et les différentes structures d’enseignement, de création et de programmation (CDN du Limousin, GITIS à Moscou...).

Chantier réalisé par le Théâtre de l’Ephéméride en partenariat avec l’ACTEA • Entrée libre

- Théâtre ’Ecrire et mettre en scène aujourd’hui, édition spéciale Bulgarie’

Caen - Panta théâtre - Du 3 mai au 3 juin

Dans la tradition séculaire de la culture bulgare le verbe a toujours été un facteur déterminant pour la stabilisation de la société dans un projet national commun. Il convient de rappeler ici que les Bulgares sont fiers, à juste titre, d’être les premiers à adopter et à diffuser largement le cyrillique, comme l’alphabet des langues slaves. C’est au sein même de cette tradition que la dramaturgie bulgare représente une exception intéressante, devant sa jeunesse au fait que le drame national est lié à la dynamique du théâtre national. Dans un aspect historique la dramaturgie bulgare est l’élément qui sert de fondement au théâtre bulgare. La société considère le théâtre comme un lieu de discussion sociale. La dernière décennie du 20ème siècle a soumis les pays est-européens à une nouvelle épreuve. Après une période de cheminement vers une utopie qui a duré un demi-siècle, ils se sont engagés, après 1989, sur l’itinéraire non éclairé du retour. La Bulgarie continue de nos jours à être secouée par les amplitudes de ce pendule historique, se balançant entre l’exaltation et le désarroi. Tous les niveaux de la société ont dû se chercher une nouvelle place. Le théâtre aussi.
Le paradoxe, c’est que le théâtre bulgare a traversé des péripéties, caractérisant le drame dans ses genres divers et variés. Au début de cette transition, le public a quitté les salles. Les gens ont découvert le frisson enthousiasmant d’être acteurs à la place de spectateurs muets. La politique dominant les idées et les passions, les manifestations remplissant les rues, un théâtre total a sorti la foule sur les places, mettant sur un pied d’égalité les rôles de tous les participants. Le théâtre se faisait par ceux qui d’habitude le regardent. C’était l’heure des masses et de l’enivrement dionysiaque. Lorsque les eaux troubles du flux politique sont retombées et que la société est entrée dans un courant plus calme, le public a retrouvé le chemin de la salle de théâtre. Après les décennies de diktat idéologique, le théâtre a été libéré. Dans les nouvelles conditions il fallait rattraper ce qu’on avait raté, oublier l’isolation de l’échange d’idées naturel, pour trouver une nouvelle place du théâtre bulgare au sein des théâtres européens. Après s’être rassasié de l’esprit du carnaval de rue, le public a souhaité vivre sa réalité quotidienne agitée dans une modalité esthétique. L’heure du verbe bulgare est venue.

Trois dramaturges bulgares contemporains : Konstantin Iliev, Boyan Papazov et Kamen Donev proposent une forme artistique différente pour nous rendre complices de leurs investigations d’enquêteurs sociaux et psychologiques. Tous les trois concentrent leur attention sur l’individu qui supporte les bourrasques des bouleversements historiques en Bulgarie. Le personnage qu’ils étudient est l’homme du présent. Or, dans son quotidien actuel on peut lire les couches d’un passé qui n’est pas encore cicatrisé. Les gens aujourd’hui vivent les revirements dramatiques de l’époque de transition, et les erreurs et les crimes du passé renvoient leur écho dans l’histoire personnelle de tout un chacun.
L’art de ces trois auteurs réside dans leur capacité de dévoiler le mystère de l’homme contemporain. Ils n’ont aucun doute sur l’intérêt de décrypter ce mystère. La complicité, la compréhension et la compassion qu’ils montrent en traitant le caractère dramatique de la vie font du spectateur le complice d’une recherche passionnante. ""Qui sommes-nous ?"" Les pièces des trois auteurs bulgares contiennent trois versions théâtrales de cette question.

Entendre leurs voix en vaut la peine. Veneta Doycheva

Infos : Première séquence du 3 au 11 mai avec Guy Delamotte et Kamen Donev

Deuxième séquence du 14 au 22 mai avec Galin Stoev et Boyan Papazov

Troisième séquence du 25 mai au 3 juin avec Yavor Gardev et Konstantin Iliev

Présentations publiques : 11 mai, 22 mai et 3 juin clôture à partir de 17h avec l’ensemble des intervenants et un débat sur la création dramaturgique animé par Veneta Doycheva.

Avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et de la traductrice Roumiana Stancheva.

Contact / partenaire : Panta Théâtre, 24 Rue de Bretagne, 14000 CAEN

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Caen - Foyers du théâtre de Caen - 23 et 24 mai

En mars 2004, au cours d’une exposition dans le cadre d’Une autre Grèce, Muriel Bloch et Laurent Porée de l’association Balkans-Transit se sont rencontrés grâce à un ami commun, grand photographe grec et architecte, Aris Georgiou. Ils ont appris à partager leur passion pour le monde, les mots et le conte. Ainsi, pour cette nouvelle création, Muriel Bloch raconte avec une énergie et une santé toute slave, juive et tsigane, une promenade dans les Balkans, tissée pour la première fois avec la musique d’Eric Slabiak , des compagnons des Yeux Noirs et la chanteuse Serena Fisseau. Ils s’arrêteront un temps en Bulgarie le rire et le rêve au rendez-vous.

- 23 mai à 14 h 30 pour les scolaires
- 23 mai à 18 h 30 pour toute la famille
- 24 mai à 14 h 30 et 18 h 30

Muriel Bloch - Textes écrits et racontés • Eric Slabiak - Composition, violon et chants • Franck Anastasio - Basse • Serena Fisseau - Chant • Vincent Peirani - Accordéon • Pascal Rondeau - Guitare • Alan Le Dem - Régie générale • Jérémie Garry -Création lumières
Durée : 1h30
Age : à partir de 10 ans
Un livre-audio nommé "Orphée dilo et autres contes des Balkans" verra le jour en septembre prochain aux éditions

- Le Mystère des voix bulgares

Lisieux - Théâtre de Lisieux Pays d’Auge - 23 mai à 20h

Apparu en 1952, ce ch ?ur avait pour mission d’enregistrer les chants folkloriques pour la radio et la télévision bulgare. Très vite, il devint célèbre dans toute la Bulgarie, puis dans les pays d’Europe de l’Est.
En 1974, Marcel Cellier, mineur suisse, traverse la Bulgarie pour se rendre en Turquie. En cherchant une station sur l’autoradio de sa voiture, il tombe sur ces voix. Il décide de s’arrêter un temps et d’aller écouter cela de plus près !
En 1975, avec vingt-six choristes, ils enregistrent un premier album intitulé "Le mystère des voix bulgares", une musique inspirée de la mélodie villageoise, mais transformée ensuite par de très savantes harmonisations, selon l’idée de Philip Koutev que l’art folklorique peut aussi être un art scénique.
Un second album qui sera récompensé par un véritable succès international verra le jour douze ans plus tard toujours pour les disques Marcel Cellier. C’est en 1988 que la partie du ch ?ur, dirigée par Dora Hristova, qui chante pour la télévision, prend le nom ""Le mystère des voix bulgares"" avec l’accord de Marcel Cellier. Les chanteuses combinent harmonies et chants traditionnels avec un étrange pouvoir de fascination.

- Le Mystère des voix bulgares

Bayeux - Bessin - Cathédrale - 24 mai à 20h30

Apparu en 1952, ce chœur avait pour mission d’enregistrer les chants folkloriques pour la radio et la télévision bulgare. Très vite, il devint célèbre dans toute la Bulgarie, puis dans les pays d’Europe...

- Journée économique

Bayeux - Bessin - Halle aux grains - 24 mai

Une Rencontre Pays " Opportunités d’affaires en Bulgarie ", le mercredi 24 mai 2006 à Bayeux, en partenariat avec Normanex, Normandie Développement, la Direction Régionale du Commerce Extérieur, l’Euro Info Centre de Basse-Normandie, la Ville de Bayeux - service des affaires économiques - et l’Ambassade de Bulgarie en France. Une animation organisée en conclusion d’un accueil de 4 jours pour un groupe de 30 entrepreneurs bulgares.

- Lectures croisées • Travail de lecture avec des étudiants et un musicien bulgare

Bessin • Esquay-sur-Seulles - Ferme Théâtre de Varembert - 26 mai à 21h

Des sessions de "Lectures croisées", au cours desquelles seront interprétés des textes de Yordan Raditchkov, le vendredi 26 à la Ferme Théâtre de Varembert, les samedi 27 et dimanche 28 mai 2006, au Château d’Orival, en partenariat avec la Compagnie Damuthée, l’association Vert Lézard et la Communauté de communes d’Orival. • La compagnie Damuthée et l’association Vert Lézard proposent, en collaboration avec Balkans-Transit, 3 représentations de lectures croisées, composées de textes du grand auteur bulgare Yordan Raditchkov. Les textes sont interprétés en français et en bulgare par Isabelle Alfred, accompagnée par des étudiants bulgares de l’Université de Caen Basse-Normandie. Parcours découverte, promenade dans l’univers de l’auteur, exploration de sa langue maternelle et résonances en français. En croisant les voix, une musicalité se dégage et nous fait pénétrer dans l’esprit bulgare, dans l’esprit slave. Nos racines européennes semblent proches de nos territoires intérieurs. Avec la complicité d’un(e) musicien(ne) bulgare, nous proposons une lecture vivante de ses textes. Des représentations sont données les 26, 27 et 28 mai 2006 au Château de Reviers et à la Ferme Théâtre de Varembert. Une question semble s’imposer : n’aurait-on pas quelque ancêtre se promenant dans les Balkans ?

Infos : Hameau Saint Gabriel Brécy, Chemin de Varembert, 14400 Esquay-sur-Seulles

- Lectures croisées • Travail de lecture avec des étudiants et un musicien bulgare

Bessin • Reviers - Château d’Orival - 27 mai à 18h / 28 mai à 17h

Des sessions de "Lectures croisées", au cours desquelles seront interprétés des textes de Yordan Raditchkov, le vendredi 26 à la Ferme Théâtre de Varembert, les samedi 27 et dimanche 28 mai 2006.

- Musique du monde ’DJ Shantel’

Coutances - Jazz sous les pommiers • Magic Mirrors - 27 mai à 01H00

Grand personnage de la scène électro allemande, DJ Shantel est à l’origine des légendaires soirées Bucovina club présentées mensuellement au théâtre de Francfort où il invite régulièrement les meilleures fanfares tziganes européennes. Mixant une musique allant des brass bands macédoniens au swing gitan de Roumanie, il exprime dans ses sets l’esprit de la fête par une fusion diablement rafraîchissante et entraînante.

Infos : Avec le soutien du "Printemps Balkanique"
Jazz sous les pommiers a 25 ans ! Bravo grand frère et longue vie à toi !

- Exposition ’Svet dans le Monde : illustrations de Svetoslav Tatchev’

Granville- Médiathèque - Du 30 mai au 29 juin

“J’ai la sensation de n’avoir jamais vraiment consciemment choisi le dessin, tellement j’ai le souvenir d’avoir toujours eu un crayon dans la main.
Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir une chance : avoir puisé mes techniques et mes inspirations dans deux cultures : celle des Balkans et celle de l’Occident.
Mon plus grand défaut de dessinateur est aussi ma plus grande force : c’est la polyvalence de mon travail. Je suis incapable de trouver satisfaction à explorer toujours le même style, la même technique ou m’adresser au même public. Si je ne tente pas des nouvelles choses, le dessin m’ennuie vite...”

"Je suis né en 1975 dans la ville de Dobritch, à l’époque appellée Tolbouhin, en Bulgarie. De parents musiciens, je dessine depuis le plus jeune âge. J’ai toujours été fasciné par la lecture et par les livres, par le monde de l’illustration. Le journal local, ""Dobrudjanska tribuna"" (La Tribune de Dobroudja), a publié mes premiers dessins alors que j’avais dix ans. Cette collaboration s’est avérée fructueuse et a duré de longues années.
A l’âge de douze ans environ, j’ai reussi le concours d’entrée d’une école nationale de dessin à Sofia, le lycée Ilia Petrov. J’ai suivi le cursus de l’établissement pendant quatre ans jusqu’à l’obtention de mon diplôme de baccalauréat en Arts plastiques, option illustration du livre. Deux ans de service national en Bulgarie, puis je suis parti à Paris pour poursuivre mes études. Après une année d’apprentissage du français, j’ai été reçu à l’école Estienne, dans la section ""illustration"".
Depuis l’obtention de mon DMA illustration, je réalise des illustrations pour la presse nationale (Le Monde, Le Figaro étudiant, L’Expansion, magazine Littéraire...), pour des livres et je suis enseignant."

Infos : Rue Clément Desmaisons B.P. 309 50401 Granville
Tel : 02.33.50.34.09

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Deauville - Salle Elie de Brignac - 1 juin à 14h30

"Quand une conteuse de talent, accompagnée par trois musiciens de l’orchestre Les Yeux Noirs, nous conte les légendes traditionnelles des Balkans, le voyage s’annonce réjouissant et singulier. En partageant passions, souvenirs et paysages on se laisse alors conduire vers des lointains, soudain si proches...

Voici plusieurs années que Muriel Bloch collecte avec passion les contes et les légendes du monde. Dans le décor si particulier de la salle Élie de Brignac, où l’on murmure d’habitude à l’oreille des chevaux, Muriel Bloch va nous révéler ces contes méconnus des Balkans. Accompagnée par trois musiciens du groupe Les Yeux noirs, son Cabaret Balkan est ouvert à tous ceux qui aiment les voyages et leurs prolongements en musiques et en histoires.
Cabaret Balkan est un spectacle et un concert pour parcourir des territoires réels ou inventés et se laisser emporter, une heure durant, dans le riche imaginaire des Balkans, où la montagne, la mer noire et la proximité de la Grèce ont donné un cadre et un décor fertiles aux légendes."

Infos : pour les scolaires et tout public
Service culturel 22, rue Robert Fossorier
14800 Deauville
Tel : 02 31 14 02 14

- Gueorgui Borissov, rencontre avec un poète bulgare

Granville - Médiathèque - 1 juin à 18h

Rencontre conviviale animée par Marie Vrinat-Nikolov
Gueorgui Borissov est né en 1950 à Sofia.
Etudes secondaires au lycée bilingue français de Sofia, études supérieures à l’Institut de littérature de Moscou. Créateur (1981) et rédacteur en chef de la revue littéraire "" Fakel "" de très haut niveau et renom en Bulgarie. Auteur de nombreux recueils poétiques accueillis chaleureusement dans son pays. Un grand nombre de ses poèmes figurent dans des anthologies étrangères (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie et autres). Traducteur de poètes russes, français et américains. A reçu plusieurs prix et distinctions pour son œuvre poétique. Membre du Pen club bulgare.

- Ciel Nocturne • Rencontre de poètes français et bulgares

Caen - Bibliothèque centrale - 3 juin à 15h30

A l’occasion de la parution du recueil bilingue "Ciel nocturne" dans le cadre de notre manifestation, nous vous proposons une rencontre entres certains des poètes bulgares et français : Gueorgui Borissov, Sylvia Tcholeva ainsi que Laurine Rousselet et Serge Martin. Cette rencontre sera animée par Hughues Labrusse.

Le recueil bilingue "Ciel Nocturne" est une co-édition L’Inventaire / Balkans-Transit soutenue par le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie.

- Cinéma ’Soirée Petits Délices’

Saint-Laurent de Terregate - La Roche qui boit - 4 juin

- Sur la route des Balkans - Contes, musique et chansons des Balkans

Argentan - Médiathèque - 7 juin à 16h

Trois artistes en joyeuse complicité donnent cœur et vie à cette libre évocation des Balkans.
« Je les ai croisés
dit la conteuse,
en cette route qui dansait de leur musique et de leurs pas.
Ils étaient deux... nous serions trois !
J’ai demandé :
Ferons-nous route ensemble ?
Sans cesser de jouer, ils répondirent :
Nous partons pour les Balkans, si le cœur vous en dit ?
Vous conterez la belle, si le cœur vous sourit ! »
"SUR LA ROUTE DES BALKANS" évoque en un poème et trois contes les relations des hommes entre eux, du rejet violent de l’autre à l’harmonie retrouvée. Porteurs d’intensité, d’émotions, de tendresse et d’humour, ils parleront à chacun, adulte, enfant, comme tous les contes bien nés !"

Nicole Docin-Julien avec Jean Lucas et Yves Béraud : Chant, Trombone à coulisse et Accordéon

Infos : Tout Public : Adultes et Enfants à partir de 8 ans

- Autour d’un livre "Souvenirs de chevaux" de Yordan Raditchkov

Caen - Bibliothèque centrale - 7 juin à 14h30

Rencontre proposée en hommage à Yordan Raditchkov par les amis de la bibliothèque de Caen.
Animation : G. Poulouin, lectures : Martine Lescat
Yordan Raditchkov, écrivain bulgare né en 1929 et mort en 2004, auteur de très nombreux récits, nouvelles et pièces de théâtre, a créé la majeure partie de son œuvre féconde sous le totalitarisme tout en sortant des sentiers imposés par l’idéologie communiste et la méthode du réalisme socialiste. Il est traduit dans la majeure partie de l’Europe.

Il n’est pas excessif d’affirmer que c’est un écrivain mythique, non seulement dans son pays. On a comparé Raditchkov à Garcia Marquez pour la magie qui imprègne son univers : mais la magie qu’il traque et nous recrée par son verbe n’est pas faite d’effets spéciaux extérieurs à l’homme, c’est une magie intrinsèque à l’homme, qui n’existe que par le regard et le verbe de l’homme et qui est liée à la vie paysanne : elle a disparu de notre monde moderne trop riche en objets de toutes sortes pour stimuler encore notre imagination. Le paradoxe souligné par Raditchkov est que la pauvreté engendre un imaginaire riche, tout un monde merveilleux qui disparaît sous le flot de l’abondance matérielle.

Doué par essence d’une pensée métaphorique, Yordan Raditchkov porte sur l’homme et le monde le regard faussement naïf de l’enfant, du Candide, qui lui permet de voir le grandiose et le sublime dans le banal, le dérisoire, l’infiniment petit, et de démasquer l’absurdité caractéristique de bien des entreprises humaines. Source : Ecrivains de Bulgarie, http://litbg.free.fr

"Souvenirs de chevaux" de Yordan Raditchkov, traduction de Marie Vrinat (Fata Morgana)

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Évreux - Hôtel du Département / Boulevard Georges-Chauvin - 8 juin 2006

Avec une énergie et une santé toute slave, juive et tzigane, Muriel Bloch raconte un voyage à travers les Balkans, accompagnée pour la première fois par la musique d’Eric Slabiak, de deux de ses compagnons des Yeux Noirs et d’un accordéoniste.
Pour s’aventurer sur la route des Balkans, mieux vaut laisser faire le hasard et n’avoir rendez-vous avec personne. C’est le plus sûr moyen de voyager pour rencontrer l’amour, la chance, l’enfer et la musique. Difficile d’être sage. La fête n’est jamais loin. Trop n’est jamais assez.
J’ai eu envie de faire exploser les récits petit à petit, de Paris-Strasbourg-St Denis, cœur des Balkans d’ici, à la Péninsule, et de la Péninsule à Paris. Un aller-retour nécessaire pour réinventer la destinée d’Orphée devenu Orphée Dilo, Orphée le fou.
Faire mien ce salut Tcherkaskien de l’écrivain bulgare Yordan Raditchkov : “sois invraisemblable !”.

Avec : Muriel Bloch - Textes écrits et racontés / Eric Slabiak - Composition, violon et chants / Franck Anastasio - Basse / Serena Fisseau - Chant / Vincent Peirani - Accordéon / Pascal Rondeau - Guitare / Alan Le Dem - Régie générale / Jérémie Garry - Création lumières.

Durée : 1h30
Age : à partir de 8-10 ans
Infos : Réservation : 02 32 31 51 04

- Théâtre - Atelier "Performances croisées"

Bessin • Reviers - Château d’Orival - 9 juin à 23h

Une Résidence artistique de créateurs français et bulgares, avec en final deux représentations intitulées "Performances croisées", les vendredi 9 et samedi 10 juin 2006, respectivement au Château d’Orival et à la Ferme Théâtre de Varembert, en partenariat avec la Compagnie Damuthée, l’association Vert Lézard, la Ferme Théâtre de Varembert et la Communauté de communes d’Orival.

Infos : 22 rue des moulins, 14470 Reviers

- Contes et musiques • création ’Cabaret Balkan’

Le Havre - L’Iliade - 9 juin à 20h30

Avec une énergie et une santé toute slave, juive et tzigane, Muriel Bloch raconte un voyage à travers les Balkans, accompagnée pour la première fois par la musique d’Eric Slabiak, de deux de ses compagnons des Yeux Noirs et d’un accordéoniste.
Pour s’aventurer sur la route des Balkans, mieux vaut laisser faire le hasard et n’avoir rendez-vous avec personne. C’est le plus sûr moyen de voyager pour rencontrer l’amour, la chance, l’enfer et la musique. Difficile d’être sage. La fête n’est jamais loin. Trop n’est jamais assez.
J’ai eu envie de faire exploser les récits petit à petit, de Paris-Strasbourg-St Denis, c ?ur des Balkans d’ici, à la Péninsule, et de la Péninsule à Paris. Un aller-retour nécessaire pour réinventer la destinée d’Orphée devenu Orphée Dilo, Orphée le fou.
Faire mien ce salut Tcherkaskien de l’écrivain bulgare Yordan Raditchkov : “sois invraisemblable !”.

Infos : L’iliade, théâtre - maison des arts du récit
Tel : 02 35 30 71 70

- Musique du monde "Balkart"

Bessin • Esquay-sur-Seulles - Ferme Théâtre de Varembert - 10 juin à 22h30

Infos : Hameau Saint Gabriel Brécy, Chemin de Varembert, 14400 Esquay-sur-Seulles

- Théâtre • Atelier ’Performances croisées’

Bessin • Esquay-sur-Seulles - Ferme Théâtre de Varembert - 10 juin à 21h

Une Résidence artistique de créateurs français et bulgares, avec en final deux représentations intitulées "Performances croisées", les vendredi 9 et samedi 10 juin 2006, respectivement au Château d’Orival et à la Ferme Théâtre de Varembert, en partenariat avec la Compagnie Damuthée, l’association Vert Lézard, la Ferme Théâtre de Varembert et la Communauté de communes d’Orival.

- Vidéo ’Sélection d’animations, de documentaires et fictions bulgares’

Caen - Bibliothèque centrale - 10 juin 2006

Sélection d’animations, de documentaires et fictions bulgares. Entre autres :
- "Georgi et les papillons" film documentaire de Andrey Paounov (2004 - 60 mn) et "Derrière le silence" de Bojina Panayotova étudiante à la FEMIS.

- "Georgi et les papillons"
Film d’Andrey Paounov (Bulgarie, 2005 - 60 mn)

GUEORGUI ET LES PAPILLONS est l’histoire d’un homme et de son rêve. L’homme est le docteur Gueorgui Loultchev - psychiatre, neuroloque, guérisseur chinois, administrateur, cuisinier amateur, entrepreneur et directeur d’une Maison d’hommes psychoinvalides. Son rêve - organiser dans l’asile même une ferme où les malades vont élever des escargots, des autruches et des faisans et produire de la soie et des aliments de soya.
A une 20-aine de kilométres près de la ville Sofia, dans le village Podgoumere se trouve le monastère du 16. siecle "St. Dimiter". Maintenat il est transformé en refuge ultime des malades incurables. Dans un pays où 80% de la population vit en pauvreté chaque jour est une lutte pour survivre. A cause du budget misérable et de l’aide minimale pour l’entretien de la Maison, le docteur s’engage de l’organisation de différentes activités pour leur entretien. Les derniers 15 ans il a élaboré des business idées des plus excentriques, il a échoué seulement pour se redresser et commencer de nouveau.

C’est une histoire d’optimisme, d’escargots, des autruches, de la soie, de charité, de l’Eglise orthodoxe, des aliments de soya, des schizophrenes, oligophrenes, psychopathes, des investisseurs coréens, des chasseurs de l’Ouest, de misère, acupuncture et compassion.
De compassion, de business et des papillons.

Scénario et réalisation : Andrey Paounov
Caméra : Boris Missirkov / Georgi Bogdanov
Musique : Ivo Paunov / Vihren Paunov
Montage : Zoritsa Kotseva
Son : Momchil Bozhkov
Producteur : Martichka Bozhilova, AGITPROP
Avec le soutien du Centre national bulgare de cinématographie
En association avec Channel 4, YLE TV 2 Documentaries, SVT, NRK, CBC, HOS, WGBH / Distribué par TV2/Danmark

- "Derrière le silence"
Documentaire de Bojina Panayotova (décembre 2005)

Réalisé en 2ème année FEMIS
Durée : 24 mn

Avez vous déjà entendu le bruit de votre propre oreille ?
A l’intérieur, ça siffle, ça bourdonne, ça gronde...ça s’appelle l’acouphène.
Programme réalisé avec le soutien du CNC Bulgare et l’attention du festival Palac’Escale à Equeurdreville-Hainneville et des producteurs

- Spectacle ’Orisia’

Paris - Casino de Paris - 13 et 14 juin

Après Bruxelles, Rome, Singapour, Chypre, la Macédoine, Moscou et bien sûr la Bulgarie, ce grand spectacle, un ballet de culture orientale, slave et européenne arrive à Paris dans le cadre des « Francofffonies » pour trois représentations en juin avant d’entamer une tournée en France dès l’automne 2006.
Neshka Robeva nous propose un voyage artistique raffiné dans l’antre des Balkans où se mêlent la culture traditionnelle et contemporaine pour mettre en lumière toute la richesse et la vitalité du peuple bulgare. Un spectacle de danse entre modernité et tradition, une histoire d’amour universelle, une histoire tout court : celle de la Bulgarie et d’une jeune fille. 35 magnifiques jeunes danseurs (15 hommes et 20 femmes) la jeunesse, la fougue et la force de la Bulgarie se retrouvent sur scène pour retracer l’histoire d’un peuple et lui offrir un nouvel élan, un nouvel avenir justement à la veille de l’entrée de la Bulgarie dans l’Union Européenne.
L’adaptation française de ce spectacle bulgare est signée par le romancier-dramaturge Pierre Henri Loys, la mise en lumière a été confiée à Nicolas Maisonneuve, la musique est composée par le groupe Isihia, les costumes sont réalisés par Elena Ivanova.

- Topolovo avec Kalinka Vulcheva

Caen - "Caen Soirs d’été" au château - 10 août à 18h30

TOPOLOVO, Musique de Bulgarie et des environs :
- Jacky Molard : violon
- Wenceslas Hervieux : accordéon
- Emmanuel Frin : clarinette, gaïda, saxophone alto
- Jean-François Roger : batterie et percussions
- Etienne Callac : guitare basse

A l’instar des groupes de noces bulgares, dont le nom est souvent celui de leur village d’origine, TOPOLOVO, village du Sud de la Bulgarie est devenu le nom de ce groupe qui réunit Wenceslas Hervieux, Jacky Molard, Jean-François Roger, Etienne Callac et Emmanuel Frin.
TOPOLOVO s’inscrit dans la continuité des orchestres de noces bulgares de par son esprit et son style, résolument bulgares. Ses membres lui donnent une impulsion novatrice grâce à une harmonisation et des arrangements originaux. Sensibilité, virtuosité, sont donc les maîtres mots du répertoire proposé par TOPOLOVO qui vous donne un éventail varié des courants musicaux bulgares d’aujourd’hui.
Reflet du dynamisme d’une tradition qui continue à jouer pleinement son rôle dans la société actuelle, TOPOLOVO associe un instrument emblématique de la Bulgarie, la gaïda, à de plus modernes que sont la clarinette, le violon, l’accordéon, la guitare basse, les percussions et la batterie. Des motifs millénaires de la montagne d’Orphée à l’éclectisme urbain du 21ème siècle, les musiciens de Topolovo font une synthèse efficace dont sont issues l’émotion des ""bavni mélodii"" (mélodies lentes), la richesse et la diversité des rythmes des danses, le brio des thèmes et la virtuosité des soli.
Au-delà de la Bulgarie, TOPOLOVO propose un voyage musical dans les Balkans où la musique est restée très enracinée tout en étant incessamment nourrie par son évolution et son esprit d’ouverture.

- Peuples des Balkans • 29ème Festival de Cinéma de Douarnenez

Douarnenez - 29ème Festival de Cinéma de Douarnenez - Du 19 au 26 août 2006

Plus d’une cinquantaine de films, fictions et documentaires, pour une curieuse plongée dans la péninsule balkanique, son histoire, ses soubresauts, ses humeurs et appétits... Nous prendrons le pouls de cette mosaïque de peuples, aux multiples influences. Héritage ottoman et austro-hongrois, encore si présent. Frontières si souvent déplacées.Epopées et minorités.
Côté Ex-Yougoslavie, période Tito, avec ses gloires et ses zones d’ombre, montée des nationalismes, heures sombres et terribles, et enfin la reconstruction...
Mais nous irons aussi voyager au-delà des rives de la Drina. Histoire inouie de l’Albanie, minorités de Bulgarie ou de Macédoine, communautés Roms de Roumanie, de Serbie, enclaves serbes du Kosovo... ou culture aroumaine, autant de facettes que nous voulons explorer au travers d’une étonnante filmographie.
Films que nous accompagnerons de débats quotidiens, rencontres, tables rondes...d’une librairie Balkans, d’un stage littérature, d’expos photos, et de musique bien sûr ! Sans parler des ateliers enfants, de la gastronomie, et des soirées à refaire le monde avec nos amis des BALKANS !



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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