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’Familles à vendre’, le prochain film franco-russe de Pavel Lounguine

Date de sortie en France : 25 Janvier 2006


Le rêve de retrouver un vieil oncle en Amérique, tout le monde l’a fait, mais retrouver ses ancêtres, ses vraies racines, cela peut prendre une vie. Alors s’adresser à une agence spécialisée... quoi de plus normal pour Baruk, Andrew, Irène ou Samuel, qui vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations.

Film français (2005).
Comédie.
Réalisé par Pavel Lounguine
Durée : 1h 46mn.
Directeur de la photographie Mikhail Kritchman
Monteur Sophie Brunet
Chef décorateur Sergei Brjestovski
Compositeur Michel Arbatz, Youval Micenmarcher
Producteur délégué Catherine Dussart, Pavel Lounguine
Avec Konstantin Khabenski, Natalia Koliakanova, Familles à vendre Léonid Kanievski, Esther Gorintin, Otto Tausig.

Le rêve de retrouver un vieil oncle en Amérique, tout le monde l’a fait, mais retrouver ses ancêtres, ses vraies racines, cela peut prendre une vie. Alors s’adresser à une agence spécialisée... quoi de plus normal pour Baruk, Andrew, Irène ou Samuel, qui vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations.

Ces gens, comme beaucoup d’autres, ont perdu les leurs pendant la révolution ou la Deuxième Guerre mondiale.
C’est à ce moment précis que leur chemin croise celui d’Edik Letov, jeune aventurier, qui trouve là une occasion de s’enrichir en persuadant les habitants d’une petite ville d’Ukraine de jouer, juste pour une semaine, le rôle de ces familles tant recherchées.

Après un casting méticuleux, Edik crée une famille imaginaire pour chacun des quatre prétendants et organise leurs retrouvailles à Golotvine.

Le réalisateur parle dans le film de la place qu’occupe selon lui l’argent dans la société russe : " Dans Familles à vendre, la corruption est présentée comme un fait acquis et ancré dans les moeurs : tout s’achète et tout se vend. Pour autant, les gens sont restés les mêmes et j’éprouve une infinie tendresse pour eux. Malgré la corruption, ils sont capables d’aimer, et c’est, pour moi, ce qu’il y a de plus important ".

Le metteur en scène explique cette vitalité que dégage le film : " Le mensonge fait travailler l’imaginaire et se situe donc à l’origine de la culture et de l’art. En mentant, Edik provoque la vie et suscite l’amour, les rencontres, la sensualité, la sexualité. Cette provocation a lieu dans le monde endormi de cette petite ville qui, soudain, s’éveille à la vie et à l’amour. J’ai le sentiment que cet appétit de vie correspond à la Russie d’aujourd’hui, alors qu’on l’a perdu en Europe occidentale. "

Acteurs :

- Konstantin Khabenski Edik
- Natalia Koliakanova Régina
- Léonid Kanievski Baroukh
- Esther Gorintin Esther
- Otto Tausig Samuel
- Grégoire Leprince-Ringuet Marc-Yves
- Miglen Mitchev Andrew



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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