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Letton (ant) Charlot, un film d’animation letton (ou plutôt ex-soviétique)

Date de sortie : 16 Novembre 2005


Un programme de courts métrages d’animation, réalisés par le cinéaste letton Arnolds Burovs dans le Studio Soviétique à l’époque ’Riga-Film’ : Le Jeu de la vie (1990), Le Rêve (1983), La Dernière feuille (1984) et La Princesse et le puma (1986), sortira en France ’Made in Lettonie’.

Letton(ant) Charlot
Film letton (1983). Animation. Durée : 1h 06mn.
Date de sortie : 16 Novembre 2005
Réalisé par Arnolds Burovs

Fidèle à la technique traditionnelle de l’image par image, le cinéma d’animation letton est le lieu de la débrouille, de l’invention et de la fantaisie. Arnolds Burovs, qui fête aujourd’hui son 90ème anniversaire, est considéré comme le père fondateur de l’animation lettone.

À Riga, il forme depuis 40 ans dans ses propres studios, une équipe de techniciens et de réalisateurs qui perpétuent une tradition de théâtre de poupées.

ARNOLDS BUROVS

Né en 1915 à Riga. En 1953 il obtint le diplôme de Direction Théâtrale au Conservatoire d’Etat. Entre 1945 et 1950 il fut le décorateur, puis le directeur de 1951 à 1954, du Théâtre des Poupées de Riga. A partir de 1964 il devint artiste, réalisateur et scénariste au Riga Film
Studio.Arnolds Burovs dévoua sa vie à l’animation de poupées. En 1966, il fonda le Studio Animacijas Brigade (AB). Il fut l’un des artistes les plus réputés de son temps et son oeuvre compte parmi les plus influentes des pays Baltes.

Son style et sa pratique traditionelle
de l’animation sont aujourd’hui perpétués au Studio AB de Riga. En plus de lui rendre hommage, l’année 2005 fêtera
le 90 ème anniversaire d’Arnolds Burovs.

Titres et reconnaissances :
- Considéré comme le père fondateur de l’animation lettone.
- Détenteur de l’Ordre des Trois Etoiles (reconnaissance nationale
du mérite)
- Membre de la Société des Réalisateurs Lettons
- Membre de l’Association des Artistes Lettons.


Délicate et poétique, la silhouette de Charlot a dépassé
le cadre des écrans de cinéma pour entrer dans notre imaginaire collectif. Qui peut oublier ce chapeau melon poussiéreux, cette canne tournoyante, cette petite moustache, ce pantalon trop large ou ces chaussures bien trop grandes ?

Le personnage de Charlot apparaît pour la première fois en 1914. Un jeune comédien anglais nommé Charlie Chaplin eut l’idée de créer ce personnage lorsque, sur un tournage, son
producteur l’affubla d’une moustache et d’un costume de Lord britannique.

Dès lors, Chaplin bâtit le personnage étonnant de Charlot en l’incarnant devant l’objectif. Au travers de satires sociales, du Kid aux Temps Modernes, le réalisateur et acteur nous dévoila la gestuelle d’un vagabond embourgeoisé, un clown drôle à pleurer, bref, d’un anti- héros qui brave la vie tel un magnifique pantin dont le
hasard tirerait les fils.

Ainsi, il n’est pas surprenant de voir le réalisateur letton
Arnolds Burovs rendre hommage à Charlie Chaplin en redonnant
vie à son personnage sous la forme d’une marionnette.
L’art de la pantomime que chérissait tant Chaplin du temps
des films muets n’en est que plus valorisé.

Et si l’apparition du cinéma parlant dans les années 1930 marquera la fin de Charlot sur les écrans, la démarche de ce personnage si attachant restera intemporelle et universelle.

LE JEU DE LA VIE (SPELE AR DZIVIBU)

Année : 1990
Durée : 6mn 30s
Scénario : Arnolds Burovs
Réalisation : Arnolds Burovs
Décors : Gedimins Kotello
Caméra : Peteris Trups
Musique : Ivars Vigners
Production : AB Studija
Procédé : Animation de poupées
Sans Paroles

Un homme arrive dans un village avec une souris en cage. Il libère cette dernière qui joue avec une petite fille. Mais la souris se fait dévorer par le chat. Pour soulager
la tristesse de la petite fille, sa mère lâche son chien qui dévore le chat. La propriétaire du chat, vexée, bat le chien à mort. Finalement c’est le village entier qui se bagarre...

UN DOUBLE HOMMAGE

Dans les trois courts-métrages Le Rêve, La Dernière feuille, et La Princesse et le puma, datant des années 1980, Arnolds Burovs adapte à l’écran les histoires de l’écrivain américain O. Henry (1862-1910). Burovs donne les traits du personnage de Charlot aux héros de ce conteur
humoriste. Si Henry et Chaplin étaient contemporains,
leurs oeuvres se rejoignent pour la première fois
au travers de l’hommage qui leur est rendu par ces films.

LE RÊVE (SAPNIS)

Année : 1983
Durée : 20mn
Scénario : Arnolds Burovs
Réalisation : Arnolds Burovs
Décors : Gedimins Kotello
Caméra : Peteris Trups
Musique : Raimonds Pauls
Production : AB Studija
Procédé : Animation de poupées
Voix Off

Une tranche de vie, celle d’un sans-emploi et sans-abri dans la grande ville. Le personnage reprend les traits du héros du comédien Charlie Chaplin : Charlot (Sopijs en letton). Charlot souhaite se faire emprisonner afin d’être logé et nourri en prison.

Ses tentatives de délits infructueuses le découragent. Finalement assis sur une branche, écoutant la mélodie du joueur d’orgue de la chapelle, un policier siffle et l’arrête.

LA DERNIÈRE FEUILLE (PEDEJA LAPA)

Année : 1984
Durée : 20mn
Scénario : Arnolds Burovs
Réalisation : Arnolds Burovs
Décors : Gedimins Kotello
Caméra : Peteris Trups
Musique : Raimonds Pauls
Production : AB Studija
Procédé : Animation de poupées
Voix Off

Si la vie n’épargne pas les malheureux, cela étant elle ne les rend pas bon ou mauvais, mais bien souvent elle éveille en eux la compassion et le refus d’une telle existence.
Ces enfants de la vie s’entraident dans les moments difficiles, et c’est le cas dans ce film avec Charlot et M
me Meida comme protagonistes.

LA PRINCESSE ET LE PUMA (PRINCESE UN PUMA)

Année : 1986
Durée : 20mn
Scénario : Arnolds Burovs
Réalisation : Arnolds Burovs
Décors : Gedimins Kotello
Caméra : Peteris Trups
Musique : Raimonds Pauls
Production : AB Studija
Procédé : Animation de poupées
Voix Off

Ce film est la troisième partie de la version cinéma des histoires de O. Henry qui dépeignent les aventures du personnage de Charlie Chaplin (Charlot) comme
héros principal. Ici, Charlot se révèle protecteur des animaux en faisant preuve d’humanité dans un Far-West qui s’industrialise.



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