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’Le Roi nu’ (A korol - to GOLY ! ) de Evguéni Schwartz, une fable fantastique russe

Du 3 novembre au 3 décembre 2005


Un spectacle enchanteur pour toute la famille : des petits cochons, leur gentil gardien, une clairière, une princesse enthousiaste, ses dames de cour, tout commence dans une douce ambiance bucolique et poétique... Vous imaginez la suite...et vous la connaissez puisque Schwartz emprunte à un conte d’Andersen l’argument de sa pièce. Le recours au fabuleux lui permet de contourner la censure : l’écrivain soviétique vise ici rien moins que Staline...

Evguéni Schwartz est un auteur original au regard de la littérature russe, puisqu’il y introduisit un genre : la fable fantastique.

Un anticonformiste qui refusait la terreur des polices staliniennes contre lesquelles le genre fantastique le prémunissait.

Mais bien loin d’endormir la vigilance des censeurs, l’œuvre de cet auteur épris de liberté allait au contraire porter tous les soupçons sur sa personne : le roi nu, n’est-ce pas Josef Staline lui-même ?...

Le Roi nu restera ainsi en Enfer (interdit) près d’un quart de siècle avant de pouvoir être joué.

Un spectacle enchanteur pour toute la famille

Laurent Pelly, qui dirige le centre dramatique des Alpes, nous transporte dans la féerie féroce d’un royaume tyrannique, où une jeune princesse doit épouser un vieux barbon couronné, cruel et coquet. Heureusement, le porcher Henri et son compère Christian se déguisent en tisserands pour proposer au roi une étoffe merveilleuse, invisible aux yeux des imbéciles et des traïtres. Aussitôt, celui-ci leur commande un vêtement pour sa noce. Vous imaginez la suite...et vous la connaissez puisque Schwartz emprunte à un conte d’Andersen l’argument de sa pièce. Le recours au fabuleux lui permet de contourner la censure - l’écrivain soviétique vise ici rien moins que Staline, dont il eut à subir la dictature-et lui autorise toutes les libertés de ton, d’invention, de provocation...

Ne manquez pas ce spectacle populaire et salutaire !

Texte d’ Evguéni Schwartz
Mise en scène de Laurent Pelly
Avec Emmanuel Daumas, Grégory Faive, Audrey Fleurot, Rémi Gibier, Gaëtan Lejeune, Eddy Letexier, Karim Qayouh, Jérôme Ragon, Patrick Zimmermann

Des petits cochons, leur gentil gardien, une clairière, une princesse enthousiaste, jeune et belle, ses dames de cour, tout commence dans une douce ambiance bucolique et poétique... La princesse tombe amoureuse du charmant porcher, mais le roi, son père, souhaite évidemment pour elle une union digne de son rang. Il l’enferme donc, la fait surveiller, et l’envoie se marier avec le roi du pays voisin, un homme fort laid, imbécile, fier de sa personne, qui tyrannise lamentablement son peuple. Heureusement, le jeune porcher, avec l’aide de son meilleur ami, invente mille stratagèmes pour faire échouer ce mariage et triompher l’amour.
Le Roi nu est une oeuvre jubilatoire, insolente, drôle, un éclat de rire du début à la fin. Cette pièce pour adultes (et pour enfants) s’inspire de trois contes d’Andersen : La Princesse et le porcher, La Princesse sur un pois et Les Habits neufs de l’empereur.
Critique du régime totalitaire hitlérien ou soviétique, dupouvoir en général et du culte de la personnalité, éloge de la liberté et de la persévérance ? Chacun, petit ou grand, comprendra ce qu’il doit comprendre dans cette pièce à tiroirs de Schwartz magnifiquement interprétée par la troupe de Laurent Pelly.

Durée : 2h (sans entracte)

L’auteur EVGUÉNI SCHWARTZ

Né en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs à Kazan, il passe son énfance dans le nord du Caucase à Maikop. Il ne connut la célébrité en Union Soviétique que deux ans avant sa mort en 1958.

Schwartz constitue dans l’histoire littéraire russe et soviétique un phénomène à part. Il est l’introducteur d’un genre qui n’avait pas de racines profondes dans le monde slave : la fable fantastique. Ennemi du conformisme qui s’infiltrait partout dans la société soviétique au tournant des années 30 et dont le corollaire allait être bientôt la terreur policière stalinienne, Evguéni Schwartz crut pouvoir se débarrasser de la censure en créant dans un monde imaginaire des personnages fantastiques dont le langage et les préoccupations, bien loin d’endormir la vigilance des censeurs, allaient au contraire la porter à son paroxysme.
Avec Le Roi nu, Evguéni Schwartz s’attire en effet les foudres de la censure. C’est un inconscient, un insolent qui ne voit pas, ou feint de ne pas voir, que sous les traits du roi nu pourraient apparaître ceux de Joseph Staline. Le Roi nu ne sera créé que vingt-trois ans après avoir été écrit. Cette pièce qui était une charge vengeresse contre l’hitlérisme restera près d’un quart de siècle aux enfers.

Laurent Pelly

né en 1962, il fait ses débuts à 18 ans en fondant la Compagnie Théâtrale du Pélican qu’il codirige avec Agathe Mélinand à partir de 1982. Ils y créent de nombreux spectacles. Depuis 1994, il est associé à la direction du Centre Dramatique National des Alpes - Grenoble qu’il dirige depuis 1997. Au cours de ces vingt dernières années, il a mis en scène plus de cinquante productions théâtrales, et a évolué en élargissant ses horizons à la mise en scène d’opéra. Ainsi, entre 1998 et 2004, il met en scène notamment, sous la direction musicale de Marc Minkowski, La Belle Hélène, Les Contes d’Hoffmann, La Grande Duchesse de Gerolstein d’Offenbach et Platée de Rameau, à l’Opéra Bastille. Il met aussi en scène au Palais Garnier Ariane à Naxos de Strauss, Gianni Schicchi de Puccini et L’Heure espagnole de Ravel (direction musicale : Seiji Ozawa), tout en continuant les mises en scènes de théâtre. En janvier 2005, Laurent Pelly crée Foi, amour, espérance d’Ödön von Horvath au CDNA/MC2 Grenoble, puis Le Roi malgré lui d’Emmanuel Chabrier à l’Opéra de Lyon et L’Amour des trois oranges de Prokofievà l’Opéra d’Amsterdam.

Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Direction Patrice Martinet
Sq. de l’Opéra Louis-Jouvet
7 rue Boudreau 75009 Paris
Location : 01 53 05 19 19
Tarifs : de 6 à 28 €
Voir les horaires online :

Plan d’accès :
- Métro : Opéra, Chaussée d’Antin, Havre-Caumartin, Madeleine
- Bus : 20-21-22-24-26-27-29-32-42-43-52-53-66-68-74-81-84-94-95
- RER A : Auber, sortie rue Auber
- RER E : Haussmann - Saint Lazare
- SNCF : gare Saint-Lazare

Parkings :
- 7 rue de Caumartin
face au 15 rue Edouard VII
- 16 rue des Mathurins
- 3 rue de la Chaussée-d’Antin
- 98 rue de la Providence
- Angle rue Mogador/bd Hausmann
- Place Vendôme.



Qui est seul n'est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul. Proverbe russe

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