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Théâtre de A. Tchékhov en albanais

11 - 14 octobre 2005


Cette pièce, comme toutes celles de Tchékhov, célèbre écrivain russe, peut être jouée dans le monde entier parce qu’elle concerne l’homme, un citoyen du monde !

PROGRAMME :
- Vania de A. Tchékhov au Centre Culturel Jean Vilar
Mardi 11 Octobre à 20h30
Mercredi 12 Octobre à 20h30

Adaptation et mise en scène
Joséphine Décheneaud
Avec : Catherine Bloch, Stéphane Debureau, Stefan Godin,
Aurélie Reygner, Caude Crétient, Christelle Tardo-Dino.
Lumières : Cyrile Hamès.
Scénographie : Francis Déchenaud, Fanny Beltrami
Compagnie Picolo

Parce que la quête du bonheur, le temps qui passe, qui a passé, plus que le besoin de vivre, le besoin d’exister, les amours non partagées, la vie, dans ce qu’elle a de plus concret et de plus secret, parce que Tchekhov, un siècle après rassemble tous les publics et tous les comédiens, parce que la rencontre entre ceux qui jouent et ceux qui regardent est intense, nous avons monté cette adaptation de Vania.

Et c’est, à chaque fois un éblouissement, une alchimie prodigieuse : arriver à dévoiler l’humain, sans jamais le condamner, dans ce qu’il a de plus enfoui, et avec une telle simplicité, ça relève du très grand art.

Nous avons cherché cette légèreté, ce rythme, cette vivacité, évitant tout commentaire, il s’agissait de demander aux comédiens l’une des choses essentielles au théâtre : La vie.

Nous avons voulu une Nounou omniprésente, personnage essentiel de la mise en scène, coryphée, spectatrice souvent muette de cette débâcle.

Nous avons voulu des tensions, de l’urgence, des entrées et des sorties de partout ; Il y a 26 pièces dans la grande maison.

Nous avons voulu pour principal élément de décor, la table au samovar et à la vodka, seul remède au désespoir.

Vania, c’est un orage, la tension est larvée, jusqu’à cette explosion, la pluie apaise ensuite, et tous repartent vers leurs destins, exceptés Sonia et Vania, les grands perdants.

Vania, c’est un orage...

- Une Demande en Mariage de A. Tchekhov au Théâtre de Picolo
Jeudi 13 Octobre à 20h30
Vendredi 14 Octobre à 20h30

Mise en scène : Nikson Pitaqaj
Avec : Henri Vatin, Lesle Salomon, Joseph Hernandez
Assistante : Mireille Jomard
Compagnie Libre d’Esprit

« Ceci est notre terrain, là, ce sont mes terres... »

Mettre en scène Tchekhov, c’est comme si on décidait d’escalader le Mont Blanc le soir du réveillon : cela fait peur !

En lisant « Une demande en mariage », l’époque de son écriture disparaît devant mes yeux d’un seul coup. Ses trois personnages qui sont voisins ne sont pas d’accord sur l’appartenance de leurs terrains. Un sujet qui me suit depuis ma naissance ! « Ceci est notre terrain, là, ce sont mes terres... » Et les conflits commencent et ne s’arrêtent jamais. C’est juste par principe et rien d’autre.

Ce qui est intéressant chez les personnages de Tchekhov, c’est qu’ils se battent pour leur espace, leur bien, jusqu’à la destruction. Je fais partie de gens qui ont vécu de telles situations, et j’ai vu des personnes et un pays entier voler en éclats. Ce même pays où peu de monde souhaite aujourd’hui rester. Et pourtant, beaucoup ont laissé leur vie pour le simple fait qu’ils croyaient avoir raison.

Dans « Une demande en mariage », il s’agit de tout sauf d’amour. Comme le personnage de Lomov en parle très bien : Natalia Stépanovna est une excellente maîtresse de maison, elle n’est pas mal de sa personne, elle a de l’instruction... que me faut-il de plus ? Tchekhov a-t-il deviné cent ans plus tôt ce que je vis actuellement ? Pourtant, il a écrit noir sur blanc que ces terres pour lesquelles on se bat tant, nous finirons tôt ou tard par les abandonner. Il s’agit bien d’une pièce comique, mais avec des personnages très compliqués qui nous posent des vraies questions.

C’est un jeune Tchekhov, qu’on verra sur scène. Avec une scénographie simple, une musique orientale, des situations absurdes, mais des personnages très vrais. Car, il s’agit d’un auteur éternel qui traite de sujets qui nous concernent tous.

Centre culturel Jean Vilar
1, rue Lénine
93 L’Île-Saint-Denis

Maison de Théâtre et de la Danse
75/81, Avenue de la Marne
93 Epinay-sur-Seine

Théâtre de Picolo
58, rue Jules Vallès
93 Saint-Ouen



Si chacun balayait devant sa porte, comme la ville serait propre! Proverbe russe

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