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Gala Mariinski, Gergiev, Boulez, Etoiles du Mariinski

Dimanche 6 novembre 2005 à 20h


Programme franco-russe à l’affiche de ce gala organisé en l’honneur de la venue du Théâtre Mariinski à l’Opéra de Paris. Après une première partie symphonique qui permettra d’entendre deux des plus illustres chefs d’aujourd’hui, une seconde, chorégraphique, réunira les meilleurs danseurs de ces deux institutions dans des extraits de Joyaux de George Balanchine.

George Balanchine

De son vrai nom Gueorgui Balanchivadze, George Balanchine est l’un des plus importants chorégraphes néoclassiques et créateurs de l’histoire de la danse.Il a joué un rôle essentiel dans le developpement de la danse classique aux États-Unis.

Fils d’un compositeur géorgien, il entre sans vocation à l’École impériale de danse de Saint-Pétersbourg en 1914. Diplômé en 1921, il intègre le Gatob. La troupe traverse depuis 1917 des moments difficiles et l’avenir du ballet est incertain. Balanchine poursuit parallèlement, pendant trois ans, des études de piano et de composition au Conservatoire de Petrograd, espérant encore à l’époque devenir compositeur. Cependant, dès 1920, il crée ses premières chorégraphies pour des galas ou des " soirées du jeune ballet ". En 1924, il saisit l’opportunité d’une tournée à l’étranger (avec entre autres Alexandra Danilova) pour quitter l’Union soviétique. Les danseurs sont engagés par Serge Diaghilev, et Balanchine reste aux Ballets russes jusqu’à leur disparition, en qualité de chorégraphe dès 1925, et danseur jusqu’en 1927, date à laquelle un accident au genou diminue ses aptitudes. En 1929, il collabore à un film à Londres, puis est invité à régler la chorégraphie des Créatures de Prométhée pour le Ballet de l’Opéra de Paris. Mais il tombe gravement malade et doit abandonner l’entreprise à son interprète principal, Serge Lifar. Guéri, il travaille à Paris, à Londres pour le music-hall, au Ballet royal de Copenhague, et en 1931-1932 pour le Ballet russe de Monte-Carlo. Après l’échec de sa compagnie, les Ballets 1933, il rencontre, grâce à Romola Nijinsky, Lincoln Kirstein. Ce riche Américain, amateur d’art et passionné de ballet, rêve d’implanter la danse classique dans son pays. Balanchine accepte de partir pour les États-Unis, et désormais Kirstein mettra tout en œuvre pour soutenir et financer ses travaux. En 1934, ils ouvrent une école à New York, la School of American Ballet, et Balanchine compose sa première chorégraphie américaine, Sérénade. Après une première tournée peu concluante, l’Américan Ballet est engagé en 1935 au prestigieux Metropolitan Opera, comme compagnie en résidence. Mais la direction ne s’intéresse guère au ballet, en dépit du Festival Igor Stravinsky [1937]. Le style de Balanchine heurte le public conservateur et en 1938 la compagnie est congédiée. Naturalisé américain en 1939, il travaille alors une dizaine d’années pour Broadway et Hollywood. Il est aussi engagé par l’Original Ballet russe [1941], le Teatro Colon de Buenos Aires [1942]. En 1946 est créée la Ballet Society qui devient en 1948 le New York City Ballet, auquel Balanchine se consacre désormais. Dès 1949, il prend Jérôme Robbins comme directeur adjoint et autre chorégraphe. La compagnie se produit dans le monde entier avec un immense succès. À partir de 1947, Balanchine est invité régulièrement à monter ses œuvres à l’Opéra de Paris, de même que dans les plus grandes compagnies.

Balanchine a composé quatre cent vingt-cinq chorégraphies pour le ballet (dont plusieurs versions de certaines œuvres), la comédie musicale, le cinéma et le cirque. Il a contribué de façon exceptionnelle à adapter la danse classique à la sensibilité du XXe siècle.

En 1924, Balanchine entre comme danseur aux Ballets russes, mais Diaghilev lui confie aussitôt la chorégraphie des intermèdes d’opéras pour la saison d’hiver à Monte-Carlo. Il compose dix œuvres aux Ballets russes. Parmi eux, Le Triomphe de Neptune [1926], Les Dieux mendiant [1928] et surtout La Chatte [1927] connaissent un réel succès. Mais il affirme avec éclat l’originalité de son talent en créant Apollon Musagète [1928] et Le Fils prodigue [1929], deux chefs-d’œuvre immédiatement reconnus !

Ce concert sera donné au profit du Théâtre Mariinski
avec le soutien de l’Association Française des Amis du Théâtre Mariinski.

Une soirée en tous points exceptionnelle :

- ’La Mer’ CLAUDE DEBUSSY : direction musicale Pierre Boulez

- ’Roméo et Juliette’ PIOTR ILYITCH TCHAIKOVSKI : direction musicale Valery Gergiev

- ’Joyaux (Rubis IGOR STRAVINSKI, Diamants PIOTR ILYITCH TCHAIKOVSKI)’ George Balanchine, Christian Lacroix : direction musicale Valery Gergiev

Par les Corps de ballet et les Etoiles de l’Opéra national de Paris et du Théâtre Mariinski.

OPERA DE PARIS - PALAIS GARNIER
8, rue Scribe
75009 PARIS



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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