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Un cinéma pro-russe


En juin 1978, une nouvelle ére commence pour ce cinéma lequel devient la vitrine des films soviétiques en France. Le lieu prend alors le nom de Cosmos, à la fois symbole des exploits spatiaux des soviétiques et clin d’oeil à l’hôtel français du même nom qui s’ouvre alors à Moscou. Il est inauguré avec une rétrospective des adaptations cinématographiques des oeuvres de Tolstoï, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’écrivain.

L’Arlequin est un cinéma qui a changé de nom plusieurs fois : ouvert initalement sous le nom de Lux, le cinéma fut repris par Jacques Tati qui lui donna le nom d’Arlequin. En 1978, l’Arlequin, rebaptisé le ’Cosmos’, devint pour une quinzaine d’années la vitrine du cinéma russe et soviétique.

Les hommages à des précurseurs, comme Eisenstein ou Vertov, alternent avec la découverte de nouveaux auteurs, comme Mikhalkov, Konchalovsky ou Panfilov, révélés à un public occidental avide de nouveautés. Les délégations officielles de l’Est se succèdent pour présenter les films dans la "langue de bois" de l’époque. De 1978 à 1991, ce sont ainsi prés de 250 films soviétiques qui y sont projetés. L’arrivée de la Glasnost signe la chute de la censure, mais aussi celle du Cosmos.

Le cinéma deviendra alors le royaume de grands classiques russes. En 1993, la salle retrouva son nom d’Arlequin.

L’Arlequin
76, rue de Rennes
75006 Paris



Ce qui, en français, a l'air de sonner, bien traduit en russe peut être très vilain. Alexandre Soumarokov

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