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’La Guerre et la Paix’, la Russie chavirée par Prokoviev

Du jeudi 17 mars 2005 au vendredi 8 avril 2005


Dans ce huitième et dernier opéra de Prokoviev, tout brûle et se consume en un foisonnant concert : Moscou, la Russie, les illusions d’amour. Portrait dramatique et lyrique, aux traits larges et enlevés, d’une Russie sensible et chavirée, mêlant histoire privée et politique.

Napoléon se prépare à assaillir la Russie, l’aristocratie s’étourdit de valses, et la jeune idéaliste Natacha Rostova découvre l’amour.

Comme dans la fresque monumentale de Tolstoï, dont le compositeur s’est inspiré, Prokofiev n’assourdit pas les battements de coeur de la jeune idéaliste, Natacha Rostova, par le bruit des tambours et canons annonçant l’invasion napoléonienne. En dépit des valses où s’étourdit l’aristocratie - où Natacha découvre l’amour - le huitième et dernier opéra de Prokofiev est une oeuvre où tout brûle et se consume en même temps : Moscou, comme les illusions de l’amour. La « petite histoire » n’y est pas juxtaposée à la grande. Et l’utilisation de la prose, le réalisme des situations, la liberté formelle suggèrent que l’apparition d’Alexandre Ier, de Napoléon, de son état-major, comme le surgissement du peuple en tant que personnage, sont d’importance aussi considérable que le déroulement tragique d’une vie sentimentale, l’innocence de Natacha soumise à l’épreuve de la désillusion. Tout concourt dans cet opéra foisonnant à un portrait sensible de la Russie, peinture brossée à grand trait de « scènes lyrico dramatiques » où s’entremêlent sphère privée et dimension historique. Si l’oeuvre, mise en chantier en 1941, ne pouvait échapper à une lecture « d’actualité » rapportée à l’invasion allemande, Prokofiev aura su résister à des similitudes hors de propos. Surtout, il aura résisté à sa « récupération » par le diktat stalinien d’une pensée « correcte ». De sorte que le compositeur ne vit jamais son opéra intégralement représenté de son vivant.

Le compositeur, résistant au diktat stalinien d’une "pensée correcte", ne vit jamais son opéra intégralement représenté de son vivant.

Distribution :

- Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris
Voïna i Mir, opéra en deux parties et treize tableaux (1945)
Livret du compositeur et de Myra Mendelssohn d’après le roman de Léon Tolstoï.
- En langue russe.

Horaires et tarifs :

Du 17/03/2005 Au 24/03/2005 :
- de 19:00 à 21:00 le Lundi, jeudi.

Tarifs d’entrée : Catégorie 1 (plein tarif) : 150 €, Catégorie 4 (plein tarif) : 80 €.

Du 26/03/2004 Au 30/03/2004 :
- de 19:00 à 21:00 le mercredi, samedi.

Tarifs d’entrée : Catégorie 1 (plein tarif) : 150 €, Catégorie 4 (plein tarif) : 80 €.

Du 06/04/2005 Au 08/04/2005 :
- de 19:00 à 21:00 le mercredi, vendredi.

Tarifs d’entrée : Catégorie 1 (plein tarif) : 150 €, Catégorie 4 (plein tarif) : 80 €.

- de 14:30 à 16:30 le dimanche.

Tarifs d’entrée : Catégorie 1 (plein tarif) : 150 €, Catégorie 4 (plein tarif) : 80 €.

OPERA NATIONAL DE PARIS - OPERA BASTILLE
place de la Bastille
75012 PARIS



L'histoire est encore plus rancunière que les hommes. Nicolaï Karamzine

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