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PANORAMA DU CINÉMA RUSSE - FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE LA ROCHELLE

30 juin - 10 juillet 1995


Le Festival International du Film de La Rochelle, c’est une histoire d’amour à trois entre une ville au début de l’été, un public curieux et enthousiaste, et des films venus du monde entier. Le programme du Festival International du Film de La Rochelle se veut, chaque année, éclectique, géographiquement et thématiquement divers. Une vingtaine de longs métrages (fictions et documentaires) inédits en France représente la production russe récente. Cette année, une sélection de films russes inédits permet d’apporter un éclairage particulier sur de nouveaux talents ainsi que sur de jeunes cinématographies émergentes de l’Est.

Films présentés

Oh, ’Vous mes oies’ de Lidia Bobrova (1991) :

- Russie 1991 1h28 couleur 35 mm VOSTF

Trois frères, très différents les uns des autres, sont unis par la pauvreté et leur difficulté à trouver leur place dans la société. L’action se déroule pendant les Jeux Olympiques de Moscou, retransmis par la radio et la télévision dans un petit village russe isolé du reste du monde. L’euphorie moscovite ne fait qu’accentuer la monotonie de l’existence des trois frères.

L’Année du chien de Semion Aranovitch (1993), ’God sobaki’ :

- Russie 1993 2h15 couleur 35 mm VOSTF

Un jeune voyou se prend d’un étrange amour pour Véra, une femme douce, fragile et vieillissante. Après qu’il ait assassiné un homme qui insultait Véra, ils fuient ensemble St-Petersbourg en train et sautent n’importe où pour échapper à la police. Ils se retrouvent alors dans un village désert qui semble sous l’effet d’un enchantement.

’Makarov’ de Vladimir Khotinenko (1993) :

- Russie 1993 1h35 couleur 35 mm VOSTF

Makarov est un poète aux prises avec l’angoisse de la page blanche. Makarov, c’est aussi le nom du pistolet que le poète achète (avec les 10 000 roubles que lui a rapportés son dernier livre), par crainte de la vague criminelle moscovite. La famille de Makarov et ses amis font pression sur lui pour qu’il écrive. Constamment interrogé sur qui il est et sur ce qu’il devient, il développe une obsession pour le pistolet qui porte son nom.

’Pages cachées’ d’Alexandre Sokourov (1993), ’Tichye stranitsy’, un film d’Alexandre Sokourov :

- Russie 1993 1h17 couleur & noir et blanc 35 mm VOSTF

Des plans, dont la durée exarcerbe la perception, subliment la vision terrible d’un quartier portuaire - façades lépreuses, couloirs caverneux, cages d’escaliers donnant une sensation de vertige, dédale d’égouts - dont la puissance métaphorique se propage sur toutes les images. Partie inhérente de cet univers, un homme marche. Il croise une prostituée, Sonya. Elle le prévient que la police a découvert le cadavre. L’homme rentre chez lui, demeure prostré. Il se rend chez un greffier dont l’arrogance et la bêtise lui sont insupportables. Il retrouve Sonya et explique son meurtre par l’absence de Dieu. Puis, il erre à nouveau, jusqu’à un lion de pierre.

’Au pied’ de Yana Drouz (1994), ’Ryadomun’, film de Yana Drouz :

- Russie 1994 1h08 couleur 35 mm VOSTF Softitler

La nuit, dans une ville anonyme, les chasseurs de chiens passent à l’action. Mais un berger allemand, particulièrement roublard, leur échappe et parvient même à faire évader son ami, un grand danois. Il s’attache aux pas d’un adolescent que des problèmes familiaux rendent particulièrement solitaire. Ensemble, ils déambulent dans la ville froide et inhospitalière, où les chiens semblent avoir créé une société parallèle.

’Limita’ de Denis Evstigneïev (1994) :

- Russie 1994 1h22 couleur 35 mm VOSTF

Ivan, un jeune businessman sans scrupules, se voit proposer par un inconnu la somme de 30 000 dollars s’il parvient à forcer l’ouverture d’une disquette bancaire. Ivan offre la moitié de la somme à son ami Micha, un informaticien génial, si celui-ci lui révèle le code. Bien que tous deux soient des "limitas", jeune Russes venus de province pour réussir à Moscou, leurs ambitions ne sont plus les mêmes.

’Pièce pour un passager’ de Vadim Abdrachitov (1994), ’Piesa dlia passazhira’, un film de Vadim Abdrachitov :

- Russie 1994 1h43 couleur 35 mm VOSTF

Nicolaï voyage en train avec sa jeune épouse et se lie d’amitié avec Oleg, le contrôleur, à tel point que le jeune couple s’installe chez celui-ci. Nicolaï donne un nouveau travail à Oleg. Les deux hommes se sont connus autrefois dans de toutes autres circonstances mais seul Nicolaï s’en souvient. Nicolaï détruit sa relation avec sa femme, ainsi que son amitié avec Kuzmin, qui fut son compagnon de cellule. Il se consacre alors à une vengeance prévue de longue date.

’Pluies dans l’océan’ de Viktor Aristov, Youri Mamine (1994), ’Dozdi v okeane’, un film de Viktor Aristov et Youri Mamine :

- Russie 1994 1h13 couleur 35 mm VOSTF

Un paquebot transporte, sur l’océan, des passagers cosmopolites dans une atmosphère proche de l’Amarcord de Fellini. Brutalement, le film bascule au moment où une jeune fille et deux hommes se jettent à la mer. Nous assistons alors à un "huis-ouvert" dont certains plans, aveuglants de lumière, sont inoubliables. Youri Mamine a eu la lourde tâche de remplacer Aristov, mort pendant le tournage, ce qui explique l’étrange construction du film mais n’ôte rien à l’intensité étonnante des scènes centrales.

’Symphonie Russe’ de Konstantin Lopouchanski (1994), ’Russkaïa simfoniïa’, un film de Konstantin Lopouchanski :

- Russie 1994 2h15 couleur 35 mm VOSTF

Ivan Sergueievitch Mazarine est écrivain. Devant l’imminence d’un raz-de-marée (référence à la fois à l’Ancien, et au Nouveau Testament, et au phénomène de la perestroïka), il choisit une grande idée, typique à la littérature russe : sauver des orphelins de la noyade. Dans une profusion d’images tourmentées, de références historiques, de citations littéraires, l’idée du châtiment de Dieu, du combat du bien et du mal et de la permanence de l’âme russe émergent de façon curieusement ironique jusqu’à une fin grandiose : un chemin de croix sous la neige.

Musique pour décembre Ivan Dykhovitchny (1995), ’Muzika dlia dekabria’, un film d’Ivan Dykhovitchny :

- Russie 1995 1h33 couleur 35 mm VOSTF

Alexandre Larine, artiste célèbre, ex-citoyen soviétique vivant aux Etats-Unis, rentre en Russie. Il vient voir Macha, une belle jeune femme qu’il a connue enfant. A l’époque, il devait épouser Anna, la mère de Macha. Mais amoureux de sa fille, Larine a eu peur de cet amour honteux et a fini par trahir les deux femmes. Six ans plus tard, Anna a épousé un riche homme d’affaires russe et Macha est fiancée. Le retour de Larine détruit la vie étrange, douloureuse mais néanmoins stable de la mère et de la fille.



Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint. Maxime Gorki

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