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Exposition de ACHILLE DE PANASKHET

Jusqu’au 31 octobre, il expose au CHATEAU SELLIER DE COGOLIN.


Une rétrospective originale, riche en couleurs, pour un étonnant parcours très éclectique, fait d’émotion et de fantaisie. Achille est né en 1916 à Bordjom, une ville d’eau située en Géorgie, l’ancien pays de la Toison d’Or, entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, au pied du Caucase.

A la révolution bolchevique, sa famille s’exile à Paris et Achille grandira en France, entre l’Ecole Notre Dame de Boulogne et le Lycée St Louis, l’Ecole des Beaux Arts et celle de St Cyr.

Il rêvait d’être un artiste, il deviendra un architecte. Il prétendait aux honneurs, il sera officier de la Légion étrangère.

Décoré de la Croix de Guerre et diplômé d’Etat, il est affecté après la guerre au secteur de la reconstruction et part sur le vaste chantier qu’étaient devenues les Hautes Alpes.

Il s’installe à Gap dans les hautes alpes en 1946 et durant les cinquante dernières années, il réalises plus d’un millier de constructions, défis toujours personnels, résolument modernes et atypiques.

Ses peintures, ses esquisses et ses dessins sont, quant à eux, autant l’expression de longues ballades sur la route de chantiers souvent inaccessibles- Lac de Pelautier aux coquelicots, Manteyer et le Pic de Bure- que celle de promenade en famille - Lac de Charance en hiver, Plateau de Valensole - ou de ses voyages sur le chemin des souvenirs - Sous la Raïma au Maroc, le Pont Neuf à Paris, ou encore Gremi et Metekhi, témoignages de Géorgie, ou Achille ne retournera que 45 ans après avoir quitté le pays de ses ancêtres !

Il peint en dilettante, de préférence lorsque la famille est en vacances, ici au bord de la mer et il se retrouve seul, face à ses montagnes et …à la toile blanche.

De son séjours chez les pères, alors qu’il était tout petit, il gardera le souvenir de pièces de théâtre sur les saints Martyrs e le respect de l’art sacré.

Autant de composantes que l’on retrouve en 1960 dans la construction du gai village de Savines Le Lac et tout particulièrement de son église, sa réalisation la plus achevée.

Dans la maquette des vitraux qui est en exposition, on découvre une Création du Monde et un Chemin de Croix très particuliers.

A cette même époque, Achille peint une étrange Agonie sur la Croix, dont il dit : « je n’ai jamais cru qu’Il pouvait s’être laissé crucifié avec un sourire extatique… »

Lors de la mise en eau du Lac de Serre Ponçon, il s’était opposé à la destruction de la jolie Chapelle Saint Michel, exigeant la protection du monument retracé pour nous par une simple aquarelle.

La Madone des Favelas rend hommage à sa fille qui s’acharne, d’après lui, auprès des enfants des rues de Rio de Janeiro depuis vingt ans et dont il ne voit que la fatigue.

Hypnose Collective : « sur cette aquarelle, les femmes ont toutes le même regard, à la recherche du bonheur »

Pour la Beauté disparaît lentement, « il y a là une idée à la Oscar Wilde, c’est un peu mon Dorian Grey féminin, sur papier craquelé »

Amalgame illustre une réflexion nostalgique : « dans la femme, tout ne va pas forcément ensemble les lèvres avec les yeux, les seins avec les reins, les pieds avec les mains, les oreilles avec rien, ni l’arrière avec l’avant et l’envie d’aimer s’envole avec le temps… »

Si ses paysages traduisent la solitude, ses Noces à la cour de Géorgie sont joyeuses. ses chevaux invitent à la rêverie et ses femmes sont belles, même dans la Mort d’Ophélie : « je ne peux pas dessiner l’horreur, même dans l’amour ça n’existe pas. »

Il explique que sa fantaisie lui à fait griffonner son Ivrognes et Filles de joie, Tableau anglais XIX ème, peint par un inconnu de talent. « Là tout est à vendre. sauf le chien. »

Mais pourquoi ce dessin « la vache ne rit pas ? » le peintre ironise : « je n’aimerais pas être une vache si pour cela il faut m’accrocher des fromages aux oreilles… »

Dans l’atelier du Gapeau, les Muses font chacune référence à la Vie : Clio déroule le film de l’Histoire, Melpomène est une lady Macbeth tragique, Polymnie récite les textes de Baudelaire.

Le Maître, chez qui rien n’est figé, a encore bien des tableaux cachés, des esquisses empilées, des dessins coloriés, comme autant de présents pour ceux qu’il aime sans condition : « ses amis, sa famille, ses enfants et petits enfants à qui il instruit que le vrai Maître est celui qui vous invite à découvrir et agrandir le meilleur de vous. »

Depuis quatre ans, l’architecte Achille de PANASKHET se cache dans l’atelier d’un petit jardin de SOLLIES PONT.

Jusqu’au 31 octobre, il expose au CHATEAU SELLIER DE COGOLIN.



Tu attendras sept années de mariage pour faire des louanges de ta femme. Proverbe russe

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