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Les archives russes de la Préfecture de Police

Du 23 mai au 26 novembre 2011


Cette exposition se veut un voyage à travers le temps et le regard de ceux qui, de Russie puis d’Union Soviétique, sont venus en touristes ou chercher refuge en France, ou encore ceux qui ont traversé l’Europe pour explorer ou conquérir les contreforts de l’Oural ou bien au-delà.

Le périple commence avec les tsars : Alexandre Ier, qui entre triomphalement dans Paris en 1814, et dont les troupes adoptent un comportement exemplaire, à la grande surprise des Parisiens effrayés par l’arrivée de Cosaques que l’on imaginait sanguinaires ; en 1896, Nicolas II, son petit-fils, et la tsarine Alexandra Fedorovna sont reçus dans la liesse qui caractérise la réaction de la population à cette célébration de l’alliance entre la République française et l’Empire russe. Les nombreux objets commémoratifs qui furent édités à cette occasion – présentés au musée grâce au généreux prêt d’un amateur éclairé – témoignent de l’enthousiasme qui s’empara alors de la France.

La vie des Russes installés à Paris, qu’ils soient réfugiés, exilés volontaires ou simples visiteurs est rythmée par les procédures administratives : obtention de titres, visas de passeport, autorisations de circuler en temps de guerre, etc. Les archives de la Préfecture de Police détiennent quelques pièces rares exceptionnellement extraites des réserves pour être offertes au regard du public et sur lesquelles apparaissent des noms éminemment célèbres tels que Trotski, Chagall, Kandinsky ou encore Olga Kokhlova épouse Picasso.

Le monde de la musique et de la danse connut ses plus belles heures grâce à l’art et au génie de danseurs et chorégraphes tels que Serge Lifar et Rudolf Noureev dont la mémoire est encore vive dans l’esprit des Parisiens qui ont pu admirer leurs œuvres sous le plafond de l’Opéra peint par Marc Chagall, leur compatriote. Les pièces exposées ont été prêtées par un particulier qui a accepté de partager avec les visiteurs du musée de la Préfecture de Police les objets qui témoignent de l’amitié qui le liait à Lifar.

C’est sur une note plus policière que se termine ce parcours : la Préfecture de Police ayant pour mission d’assurer le service d’ordre des voyages officiels se déroulant dans la capitale, il était légitime de montrer la complexité et la rigueur qui caractérisaient – et caractérisent encore de nos jours – le travail de ses directions actives lors des visites de dignitaires soviétiques emblématiques – comme Khrouchtchev et Brejnev – ou plus discrets mais non sans importance comme Kossyguine et Gromyko.

Entrée libre
Musée de la préfecture de police Hôtel de police du Ve arrondissement
4 Rue de la Montagne Sainte-Geneviève
75005 Paris
France



Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture. Proverbe russe

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