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OPÉRA EN TROIS ACTES ’AKHMATOVA’ MANTOVANI

6 représentations du 28 mars au 13 avril 2011


Le premier acte se passe sous la Terreur exercée par Staline, le deuxième pendant la Deuxième Guerre mondiale, le troisième après la guerre jusqu’à la mort de Staline (1953) et au-delà. A Leningrad, Tachkent puis Leningrad.

OPÉRA BASTILLE :

- lundi 28 mars 2011 - 19h30
- jeudi 31 mars 2011 - 19h30
- samedi 2 avril 2011 - 19h30
- mercredi 6 avril 2011 - 19h30
- dimanche 10 avril 2011 - 14h30
- mercredi 13 avril 2011 - 19h30

Premier acte : L’appartement communautaire d’Akhmatova à Leningrad.

Première scène :
- Anna Akhmatova, poète, vit sous la surveillance du pouvoir
soviétique. Elle est interdite de publication, mais son nom reste
légendaire. Une nuit, alors qu’elle écrit, elle croit que des espions
viennent fouiller dans ses papiers, ce qui lui est déjà arrivé. Elle
appelle à l’aide. Olga, la compagne de Nikolai Pounine, historien
de l’art et ancien époux d’Akhmatova, lui reproche de réveiller
tout l’appartement. Lev, le fils d’Akhmatova, vient en aide à sa
mère et chasse les ombres menaçantes.

Deuxième scène :
- Akhmatova est assise à table avec son fils Lev, Pounine et Olga
ainsi que deux étudiants. Lev, fils du poète Goumilev, fusillé en
1921, raconte qu’il a dû défendre la mémoire de son père à
l’université lors d’un cours de littérature. Pounine lui reproche
son imprudence et de les mettre tous en danger. Olga reproche à
Akhmatova sa vie oisive. Celle-ci reçoit l’insulte sans rien dire,
baisse les yeux et ordonne à son fils de se taire. Pounine joue avec
son appareil photo et assure qu’avec le système de flash, on peut le
transformer en une arme et, pourquoi pas, perpétrer un attentat
contre Staline. Les deux étudiants, des espions, prennent congé.
Restés seuls, Lev reproche à sa mère de ne pas l’avoir défendu.
Depuis l’enfance, il pense qu’elle l’a toujours négligé. Akhmatova
se justifie comme elle peut : elle est incapable de vivre la vie que
les temps lui imposent.

Troisième scène :
- Lydia Tchoukovskaia, écrivain et confidente d’Akhmatova,
évoque avec elle sa mise au ban du monde littéraire. Lydia regarde
le portrait d’Akhmatova dessiné par Modigliani et évoque leur
jeunesse : à l’époque, tous les jeunes gens connaissaient par coeur
ses poèmes d’amour et vivaient à leur image. Avant de partir,
Lydia demande à Lev d’être moins sévère avec sa mère : elle est un
grand poète, le peuple russe a besoin d’elle. Lev lui répond que s’il
suit son raisonnement, il doit au contraire la faire souffrir pour
nourrir son inspiration. On entend du bruit au dehors. Des soldats
viennent arrêter Lev. Akhmatova reste paralysée sur son lit.

Intermède – Devant la prison :
- Akhmatova est venue porter une lettre, des vêtements et de la
nourriture à son fils.

Deuxième acte : A Leningrad, puis dans le train pour Tachkent et à Tachkent.

Première scène :
- La guerre a été déclarée. L’étau autour d’Akhmatova s’est
desserré. Une anthologie va être éditée et le représentant de
l’Union des écrivains est venu chercher des manuscrits. Ils se
retrouvent dans une cave lors d’un bombardement. Le
représentant ne cesse de vanter Akhmatova, mais ne lui laisse
aucune liberté pour le choix des poèmes. Il refuse de prendre les
plus récents, ceux qui se réfèrent à la terreur ou à la guerre, et lui
demande toujours les mêmes poèmes d’amour. Akhmatova le
laisse faire. Une fois seule avec Tchoukovskaia, elle déplore la
publication de cette anthologie qui ne lui ressemble pas. Elle lui
fait lire de nouveaux vers.

Deuxième scène :
- Pour échapper à la guerre, Akhmatova et Tchoukovskaia sont
envoyées en train à Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, où se
trouve une colonie d’artistes. Elles partagent le voyage avec
d’autres réfugiés, soldats et prisonniers. Elles lisent ensemble Alice
au pays des merveilles de Lewis Carroll.

Troisième scène :
- A Tachkent, la guerre semble loin. Akhmatova se distrait avec
d’autres artistes. Un sculpteur fait son portrait. Elle rit avec la
comédienne Faina Ranievskaia, une de ses amies les plus proches.
Lydia interrompt leurs entretiens et lui rappelle le souvenir de son
fils. Akhmatova la congédie : elle est lasse de devoir affronter la
réalité.

Troisième acte : Dans les ruines de Leningrad puis une datcha à Kamarovo.

Première scène :
- Akhmatova, Ranevskaia et Pounine regardent Leningrad en
ruines. Lev veut croire que c’est un nouveau départ… Le
représentant de l’Union des écrivains rencontre Tchoukovskaia et
lui révèle le réquisitoire de Jdanov contre Akhmatova : c’est une
artiste décadente, un mauvais exemple pour la jeunesse, ses
poésies sont celles d’une débauchée et d’une mystique exaltée.
Lydia lui dit qu’elles ne se sont plus vues depuis Tachkent. Le
représentant lui demande de témoigner à charge contre
Akhmatova. Lydia s’enfuit. En même temps, Pounine
recommande à Lev de quitter Leningrad et sa mère. La relative
liberté de l’après-guerre va sans doute se dissiper rapidement…
Lev n’en croit rien et s’en va. Le représentant tend à Pounine le
journal où se trouve l’article de Jdanov.

Deuxième scène :
– Un bureau de l’Union des écrivains
Lev a de nouveau été arrêté. Une délégation d’universitaires
anglais interroge Akhmatova sur sa disgrâce. Elle répond que
Staline a raison sur tous les points. Elle ne se rebelle pas non plus
contre l’arrestation de son fils. Les Anglais sont déçus et la
prennent pour une folle.

Troisième scène :
- Staline est mort. Les femmes font la queue devant les murs des
prisons de Leningrad. Akhmatova constate avec étonnement
qu’elle a survécu à Staline. Avec Tchoukovskaia et Ranevskaia,
elle a cependant du mal à croire que quelque chose puisse changer.
Mais Ranevskaia lui rappelle le destin de son fils : elle doit tout
mettre en oeuvre pour le libérer. Akhmatova lui dit qu’elle est
impuissante : tout ce qu’elle pourrait tenter ne lui ferait que du
tort. Elle dresse un constat lucide de leur relation : le pouvoir a
réussi à les séparer.

Quatrième scène :
- Lev a été libéré du camp et retrouve sa mère à Leningrad. Tous
deux ont du mal à se comprendre. Lev parle une nouvelle fois de
l’existence dont il rêve et qu’il n’a pu mener jusque là. Akhmatova
lui dit qu’il ferait mieux d’abandonner ses chimères. Blessé, Lev lui
reproche de lui avoir si peu écrit pendant ces années et de n’avoir
rien fait pour le libérer. Presque malgré lui, il commence à
évoquer quelques souvenirs terribles du camp. Akhmatova tente
de se justifier, mais Lev ne veut rien entendre et s’emporte contre
elle. Akhmatova est terrassée par ses griefs mais les accepte. Lev
dit adieu à sa mère.

Cinquième scène :
- Une datcha dans la forêt, près de la mer
Baltique. Akhmatova, seule, regarde le ciel et la lmer.

Convergences AUTOUR D’AKHMATOVA

La programmation des concerts, expositions, conférences, spectacles en écho aux productions lyriques et chorégraphiques de la saison 2010-2011 à l’Amphithéâtre et au Studio Bastille est organisée en différentes thématiques, sous la direction de Christophe Ghristi, Directeur de la Dramaturgie de l’Opéra national de Paris.

- CONFÉRENCE Sur la poétesse Anna Akhmatova par Jean-Louis Backès, écrivain et professeur de littérature
10 mars 2011 – 13h STUDIO BASTILLE

- RENCONTRE Animée par Brigitte Lefèvre avec Bruno Mantovani et Christophe Ghristi
24 mars 2011 – 19h AMPHITHÉÂTRE BASTILLE

- LECTURES D’ANNA AKHMATOVA : FRANÇOISE FABIAN Récitante,
VALÉRIE CONDOLUCI Soprano, VARDUHI YERITSYAN Piano
Textes et poèmes d’Anna Akhmatova
Serguei Prokofiev Cinq Poèmes d’Anna Akhmatova, op.27
OEuvres pour piano de Serguei Prokofiev, Dimitri Chostakovitch, Alexandre Scriabine, Frédéric Chopin
4 avril 2011 - 20h AMPHITHÉÂTRE BASTILLE

- CONCERT : Bruno Mantovani Quintette pour Bertolt Brecht pour harpe et quatuor à cordes - Quatuor à cordes Les Fées

Dimitri Chostakovitch Quintette pour piano et cordes en sol mineur, op. 57
Bruno Mantovani Tocar pour harpe - Quatuor à cordes L’Ivresse – Quintette pour piano
QUATUOR DANEL
FRÉDÉRIQUE CAMBRELING Harpe
VARDUHI YERITSYAN Piano
5 avril 2011 – 20h AMPHITHÉÂTRE BASTILLE

- RÉCITAL : Bruno Mantovani Suonare pour piano – Icare pour deux pianos
Ludwig van Beethoven Sonate n°32 en ut mineur, op. 111
FRANÇOIS-FRÉDÉRIC GUY, VARDUHI YERITSYAN Pianos
12 avril 2011 – 20h AMPHITHÉÂTRE BASTILLE

Opéra de Paris Bastille
Place de la Bastille
Paris 12e



Qui est seul n'est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul. Proverbe russe

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