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’UNE BANALE HISTOIRE’ de Tchekhov

La première le mardi 11 janvier 2011 à 21h


La pièce est librement adaptée de la nouvelle éponyme de Tchekhov. Maître de la nouvelle brève et grand auteur de théâtre, Tchekhov s’efforce de sentir et comprendre la tragique condition humaine.

De lourdes insomnies portent le vieux professeur de médecine Nicolaï Stepanovitch à se pencher sans concession sur son passé. Il a regardé Katia, sa pupille, grandir, aimer puis sombrer. Ils partagent désormais les mêmes questions sans réponse sur l’amour, l’art, la science et bien d’autres sujets propres à masquer les étranges sentiments qui les unissent.

Note d’intention de Marc Dugain

Pourquoi transformer une nouvelle en pièce de théâtre si l’auteur ne l’a pas voulu lui-même ? Ce texte écrit après l’échec au théâtre de Oncle Vania semble dicté par l’hésitation de l’auteur de revenir à la scène. L’intention théâtrale y est flagrante comme la volonté de l’écrivain d’y faire figurer une sorte de testament prématuré sur cet art qui le fait vivre et qui l’agace par la médiocrité du milieu qui l’anime. Stepanovitch, professeur de médecine quitté par la vie, n’est pas
sans ressemblance avec Tchekhov lui-même qui sait que bientôt la tuberculose finira par l’emporter. On y trouve aussi cette relation confuse qu’entretient l’auteur avec les femmes et cette distance amoureuse qui lui est si particulière. La mise en scène repose sur ce murmure intérieur qu’entretient Stepanovitch, fil conducteur sur lequel viennent s’agréger sa femme et sa pupille avec laquelle il nourrit une relation étrange et d’une intensité au-dessus de ses dernières
forces. L’homme n’est plus là, mais pas encore dans l’au-delà, et toutes les sollicitations dont il fait l’objet lui paraissent dérisoires alors qu’il s’emploie à tirer quelques leçons de son existence.

Ce texte, aujourd’hui souvent oublié, devait être dit dans cet esprit de mélancolie légère qui le nourrit, entrecoupé de bouffées caustiques qui n’entament jamais la profonde humanité de son
auteur.

La pièce est librement adaptée de la nouvelle éponyme de Tchekhov. /
Marc Dugain.

- Auteur : Anton Tchekhov / adaptation Marc Dugain
- Mise en scène : Marc Dugain

Équipe technique :
- Décor : Noëlle Ginefri
- Lumières : Franck Thévenon
- Costumes : Magda Oueslati
- Collaboration artistique : Séverine Poupin-Vèque

Avec :
- Jean-Pierre Darroussin, Alice Carel, Gabrielle Forest, Michel Bompoil, Adrien Bretet.

Horaires d’ouverture des caisses pour la location :
- Du lundi au samedi : de 11h à 19h
- Dimanche de 11h à 18h.

RESERVATIONS : 01 46 06 49 24

Théâtre de l’Atelier
1, place Charles Dullin
75018 Paris



Si chacun balayait devant sa porte, comme la ville serait propre! Proverbe russe

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