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Le Festival des Cultures Juives : spécial Russie

Du 13 au 28 juin 2010


Le Festival des Cultures Juives (spécial Russie) propose 15 jours de manifestations culturelles éclectiques et originales (conférences, concerts, expositions, films, théâtres, visites) destinées à faire découvrir la richesse et la diversité de la culture russe juive de par le monde, dans un esprit d’ouverture, de dialogue et d’échanges.

La programmation est à la fois festive (concerts, représentations théâtrales, spectacles), ludique (expositions, ateliers, projection de films) et académique (conférences, tables-rondes).

Dimanche 13 Juin :

- A partir de 13h30 Bourse du Travail (3e) : Rencontre des Chorales juives : spécial Russie
Sous la direction de Jacinta. Animée par Lise Amiel-Gutmann. Les chorales des associations juives se succèderont sur la scène de la Bourse du Travail et mettront à l’honneur les grands thèmes russes.

Avec les Chorales :
- Jacinta’s Singers,
- Chirat Hanechama (Laurence Temine)
- Zamir (Albert Benzaquen)
- Chalom (Metz, Marie-Aurore Picard)
- Oy Hakol Tov (Liliane Duault)
- Ensemble Choral Copernic (Itaï Daniel)
- Didldam (Centre Medem, Jerémy Gerszanowilsz)
- Tshiribim (Maison Culture Yiddish – Bibliothèque Medem, Shura Lipovsky)
- Mitatam (UEVACJEA, Carine Gutlerner).

La journée se clôturera par le chant Katyusha interprété par l’ensemble des chorales.

- 18h30 Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (3e) : Léonid Guirchovitch
Conversation avec Luba Jurgenson, écrivain, traductrice et maître de conférences à l’Université Paris IV.Léonid Guirchovitch, né à Léningrad (St Pétersbourg) en 1948 a quitté l’URSS dans les années soixante-dix pour Israël et est installé en Allemagne depuis 1980. Il est sans doute l’écrivain russe le plus original de sa génération. Que ce soit la république de Fijma, où les Juifs soviétiques se trouvent déportés en 1953 selon le projet de Staline (Apologie de la fuite, 2004), ou la ville allemande de Zickhorn où vit le héros des Têtes interverties (2007), les lieux imaginaires de Léonid Guirchovitch sont des scènes où se joue le destin de l’Europe. Méditation sur le revers esthétique des régimes totalitaires ou plutôt, la façon dont le grand oeuvre de l’Histoire s’élabore au sein de la culture, ses romans vont quérir, au coeur même des régimes stalinien et nazi, une histoire parallèle et secrète : le récit du destin juif qui s’écrit en filigrane à travers l’aventure de l’art européen et, surtout, de la musique, dont Guirchovitch a fait son monde : il est en effet violoniste dans l’orchestre de l’Opéra de Hanovre. Léonid Guirchovitch est édité et traduit en français par Luba Jurgenson aux éditions Verdier.

La rencontre aura lieu dans la salle des anciennes écuries où est présentée la tapisserie de Grisha Bruskin Alefbeth.
- 15h Jardin Anne Frank (3e) : Le voyage de Charachevsky à travers la steppe

Conte musical pour enfants (à partir de 12 ans) de Maurice Delaistier, conteur et musicien.Delaistier, est un Juif russe qui a émigré en France au début du siècle dernier. Des histoires qu’il a transmises à ses enfants et petits-enfants, Maurice Delaistier a tiré un spectacle qui baigne dans une atmosphère à la fois juive, russe et française. Juive d’abord, Charachevsky ayant lui-même vécu dans un shtetl non loin de Brest Litovsk dans lequel les contes hassidiques, les histoires du Talmud, la légende du bouc sacré se mêlaient à la vie quotidienne ; une atmosphère russe d’autre part, car Charachevsky a dû parcourir une bonne partie de la Russie à pied et la saveur de cette traversée se retrouve dans le spectacle, entremêlée avec des contes et des chansons populaires ; une atmosphère française enfin parce qu’à force de marcher - et après bien des pérégrinations - Charachevsky s’est retrouvé un jour... à Montreuil, près de Paris. Là, il a pris racine, s’est marié, a eu un fils, a appris le français qu’il parlait tant bien que mal, en le truffant de mots russes et yiddish… Par la seule magie de sa voix, Maurice Delaistier fait vibrer le texte d’une façon particulièrement intense.
Le conte est suivi d’un atelier de musique yiddish pour enfants, parents et grands-parents.

- 16h Jardin Anne Frank (3e) : Atelier de musique yiddish
À partir de 12 ans.Animé par Maurice Delaistier, conteur et musicien. Maurice Delaistier se produit depuis de nombreuses années en tant que musicien improvisateur aux côtés de conteurs tels que Ben Zimet, Sonia Koskas et Manfeï Obin. Dans cet atelier, il invite les enfants, parents et grands-parents à découvrir la magie et la poésie de la musique yiddish.Il est conseillé d’apporter un instrument de musique personnel (flûte, guitare, accordéon, tambourin,…).

- De 16h à 20h Galerie Saphir (3e) : Vernissage Moscou – Paris – Moscou, deux itinéraires

Regards croisés sur la France et la Russie de deux artistes contemporains, tous deux nés en Russie, tous deux passés par Israël et par la France et dont l’un, Semen Agroskin, né en 1961, vit aujourd’hui à Moscou tandis que l’autre, Vladimir Kara, né en 1956, vit aujourd’hui en France.À la fois scénographe, illustrateur et peintre, Vladimir Kara a travaillé pour l’Opéra de Paris et a notamment obtenu le Grand Prix (catégorie « Portraits ») du Prix International de Cannes en 1989. Lauréat en 2008 de l’Association Européenne de la Culture Juive, il vient d’illustrer, aux éditions de la galerie Saphir, Ce corps vivant de moi, un recueil de poèmes de Rouben Mélik.

- 17h Bibliothèque Marguerite Audoux (3e) « C’était mon frère, c’était ma soeur... »

Du ghetto de Varsovie au goulag sibérienLecture en français et en yiddish d’extraits du journal de Zygmunt Zylbersztein, par Rosette Tama-Zylbersztein, psychanalyste.Zygmunt Zylbersztein, 9 ans en 1939, partit du ghetto de Varsovie vers l’URSS, puis fut déporté jusqu’au village de Nierchouguè (Sibérie) avec ses parents et sa petite soeur. 30 ans plus tard, cet enfant des écoles du Bund écrivit ses mémoires en Israël.

- 19h Sorbonne - salle Liard (5e) : Boris Pasternak : Jivago à la Sorbonne

Table ronde avec Luba Jurgenson, écrivain, maître de conférence en littérature russe à l’Université Paris IV, Hélène Henry-Safier, maître de conférence en russe à Paris-IV, Catherine Depretto, professeur de langue et littérature russes à l’Université Paris IV, Michel Aucouturier, traducteur de Boris Pasternak. Modératrice : Paule-Henriette Lévy, rédactrice en chef de RCJ. Né en 1890 à Moscou, Boris Pasternak étudie la philosophie en Allemagne avant de retourner dans son pays où il se lie au groupe futuriste. Pendant les années 30, il est accusé de subjectivisme et tombe en disgrâce auprès des autorités soviétiques. Son roman phare, Docteur Jivago, grande fresque à mi-chemin entre la fable symboliste et le roman d’inspiration autobiographique, renoue avec la tradition classique du roman russe. Achevé en 1955, il est publié en Italie en 1957. Un an plus tard, le Prix Nobel est décerné à Pasternak, ce qui entraîne sa radiation de l’Union des écrivains soviétiques, au motif de trahison. Il finira par refuser cette distinction, s’épargnant de lourdes sanctions de son vivant. Ce n’est qu’en 1987, 27 ans après sa mort, que Pasternak est réhabilité par les autorités russes et que Docteur Jivago y paraît. Les intervenants feront toute la lumière sur le contexte historique, la personnalité et l’oeuvre de Pasternak.


Lundi 14 Juin

- 19h Hôtel de Ville de Paris (4e) Soirée d’ouverture

1e partie : Jascha Nemtsov, pianiste russe
Né en 1963 à Magadan en Russie, Jascha Nemtsov est pianiste et musicologue. Diplômé du Conservatoire de Leningrad, il a obtenu la Médaille d’Or à son diplôme de fin d’études. Il a consacré de nombreux concerts aux oeuvres de compositeurs juifs persécutés par les Nazis et s’est spécialisé dans la musique savante juive et la musique russe du 20e siècle. Il a enregistré 25 albums, dont de nombreuses premières mondiales. Plusieurs de ses disques ont été salués par la critique internationale. En 2007, son album de sonates pour violon et piano de Chostakovitch et Weinberg a reçu le Prix de la critique allemande du disque. Membre du Collège d’Etudes Juives de I’Université de Potsdam, Jascha Nemtsov a soutenu en 2004 sa thèse de doctorat sur La nouvelle école juive en musique et poursuit ses travaux de recherche sur le thème Le sionisme en musique : musique juive et idée nationale.

Programme :
- Lazare Saminsky (1882-1959) : Conte hébraïque
- Juliusz Wolfsohn (1880-1944) : Two Paraphrases on old Jewish folk tunes
- Joseph Achron (1886-1943) : Symphonic Variations on a Jewish theme « El jiwneh Hagalil »
- Moise Weinberg (1919-1996) : from the cycle Children’s Notebooks
- Arthur Lourié (1892-1966) : Gigue

2e partie : Wassyl Slipak, soliste, basse baryton
D’origine ukrainienne, ancien élève au Conservatoire de musique de L’viv, Wassyl Slipak a intégré l’Opéra de Paris en 1997, où sa voix lui a permis de commencer une carrière de soliste en France et en Europe. En 1995, il enchaîne une série de spectacles et se fait un nom dans le milieu lyrique. Il a entamé en 2008 une grande tournée de concerts en Europe.Extraits de l’opéra Le Démon d’Anton Rubinstein
Frédéric Raibaud : piano

3e partie : Choeur Philharmonique International Artiste de l’UNESCO pour la Paix

Le Choeur Philharmonique International a été créé en 1997 sous la direction d’Amine Kouider. Il regroupe 150 choristes dont le répertoire est classique : musique sacrée, du monde et surtout lyrique (opéras, opérettes…).

Chef de choeur, chef d’orchestre, nommé Artiste pour la Paix de l’UNESCO, Amine Kouider a dirigé des formations en France et à l’étranger parmi lesquelles l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Depuis 1997, Amine Kouider est directeur musical du Choeur et Orchestre Philharmonique International en résidence à l’UNESCO à Paris.


Mardi 15 juin

- 14h30 Mairie du 3e : Du Shtetl au Kolkhoze. Artisans et paysans du Yiddishland (1921-1938)

Conférence d’Emmanuelle Polack, chargée de mission au Musée des Monuments Français, Cité de l’Architecture et du Patrimoine.Née dans la Russie tsariste de la fin du 19e siècle, l’ORT est bien plus que cette organisation juive connue à travers le monde pour ses écoles professionnelles. Elle a en effet activement participé à l’histoire des Juifs d’Europe de l’Est à l’aube du 20e siècle, en les aidant à s’intégrer à la société russe et en leur permettant de sortir de leur condition misérable. Elle a ainsi organisé des ateliers de formation aux métiers manuels et agricoles en se fixant comme objectif la rationalisation du travail. Son action, sans précédent, a permis aux Juifs du Yiddishland de leur offrir de nouveaux emplois qui leur étaient jusque là refusés. Même si l’initiative de l’ORT était apolitique à ses débuts, elle a été récupérée par le régime soviétique en l’intégrant à sa politique économique globale.

- 15h30 Mairie du 3e : Vernissage Artisans et paysans du Yiddishland (1921-1938)

L’exposition présente une vingtaine de tirages modernes réalisés à partir des photographies sur plaques de verre retrouvées dans les archives de l’ORT et témoignant d’un épisode relativement peu connu de l’histoire contemporaine des communautés juives : la création et le développement de « colonies agricoles juives » par les nouvelles autorités soviétiques, au début des années 1920. Implantées, entre autre, en Union soviétique, ces colonies ont pour objectif de « normaliser » la vie juive dans le cadre d’activités professionnelles considérées comme productives et de parvenir ainsi à résoudre la « question juive ».Exposition présentée du 15 au 28 juin, du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h30, le jeudi jusqu’à 19h30, le samedi jusqu’à 13h. Fermé le dimanche.

- 16h30 Mairie du 4e : Des médecins éclairés au service d’un peuple en détress e 1912-1923 : l’OSE en Russie

Conférence de Katy Hazan, historienne responsable du service Archives et Histoire de l’OSE.Créée à St-Petersbourg en 1912 pour venir en aide aux populations juives défavorisées, la Société pour la Protection Sanitaire de la Population Juive avait pour nom russe « Obshetsvo Zdravookranenya Yevreyiev », en abrégé OZE. A l’aide d’un diaporama, Katy Hazan développera la situation de la population juive de Russie au début du 20e siècle et la naissance de l’OSE, fondée par des médecins russes éclairés, première association juive à mettre en place un système de santé et de protection sociale moderne à l’intention des populations juives nécessiteuses.

- 18h Galerie Dima (4e) : Vernissage Marc Chagall, l’âme russe à Paris
Sans conteste, Chagall est l’artiste le plus emblématique de l’apport de la culture russe à la France, particulièrement dans sa composante juive, poétique et traditionnelle. Les fiancées volantes de Vitebsk ont trouvé un accueil bienveillant dans les rues de Paris, leur insufflant un élan universaliste et flamboyant.Exposition présentée du 13 au 28 juin, du dimanche au jeudi, de 11h à 19h, le vendredi jusqu’à 16h. Fermé le samedi.

- 20h Théâtre Déjazet (3e) : Bonjour Monsieur Chagall
Spectacle musical en yiddish, surtitré en français, par la troupe du Théâtre National Juif de Varsovie. Szymon Szurmiej : directeur général et artistique ; Golda Tencer : metteur en scène


Mercredi 16 juin

- 15h Jardin Anne Frank (3e) : Le voyage de Charachevsky à travers la steppe

Conte musical pour enfants (à partir de 12 ans) de Maurice Delaistier, conteur et musicien.Delaistier, est un Juif russe qui a émigré en France au début du siècle dernier. Des histoires qu’il a transmises à ses enfants et petits-enfants, Maurice Delaistier a tiré un spectacle qui baigne dans une atmosphère à la fois juive, russe et française. Juive d’abord, Charachevsky ayant lui-même vécu dans un shtetl non loin de Brest Litovsk dans lequel les contes hassidiques, les histoires du Talmud, la légende du bouc sacré se mêlaient à la vie quotidienne ; une atmosphère russe d’autre part, car Charachevsky a dû parcourir une bonne partie de la Russie à pied et la saveur de cette traversée se retrouve dans le spectacle, entremêlée avec des contes et des chansons populaires ; une atmosphère française enfin parce qu’à force de marcher - et après bien des pérégrinations - Charachevsky s’est retrouvé un jour... à Montreuil, près de Paris. Là, il a pris racine, s’est marié, a eu un fils, a appris le français qu’il parlait tant bien que mal, en le truffant de mots russes et yiddish… Par la seule magie de sa voix, Maurice Delaistier fait vibrer le texte d’une façon particulièrement intense.
Le conte est suivi d’un atelier de musique yiddish pour enfants, parents et grands-parents.

- 16h Jardin Anne Frank (3e) : Atelier de musique yiddish
À partir de 12 ans.

Animé par Maurice Delaistier, conteur et musicien. Maurice Delaistier se produit depuis de nombreuses années en tant que musicien improvisateur aux côtés de conteurs tels que Ben Zimet, Sonia Koskas et Manfeï Obin. Dans cet atelier, il invite les enfants, parents et grands-parents à découvrir la magie et la poésie de la musique yiddish.Il est conseillé d’apporter un instrument de musique personnel (flûte, guitare, accordéon, tambourin,…).

- De 16h à 20h Galerie Saphir (3e) : Vernissage Moscou – Paris – Moscou, deux itinéraires

Regards croisés sur la France et la Russie de deux artistes contemporains, tous deux nés en Russie, tous deux passés par Israël et par la France et dont l’un, Semen Agroskin, né en 1961, vit aujourd’hui à Moscou tandis que l’autre, Vladimir Kara, né en 1956, vit aujourd’hui en France.À la fois scénographe, illustrateur et peintre, Vladimir Kara a travaillé pour l’Opéra de Paris et a notamment obtenu le Grand Prix (catégorie « Portraits ») du Prix International de Cannes en 1989. Lauréat en 2008 de l’Association Européenne de la Culture Juive, il vient d’illustrer, aux éditions de la galerie Saphir, Ce corps vivant de moi, un recueil de poèmes de Rouben Mélik.

- 17h Bibliothèque Marguerite Audoux (3e) « C’était mon frère, c’était ma soeur... » : Du ghetto de Varsovie au goulag sibérien

Lecture en français et en yiddish d’extraits du journal de Zygmunt Zylbersztein, par Rosette Tama-Zylbersztein, psychanalyste.Zygmunt Zylbersztein, 9 ans en 1939, partit du ghetto de Varsovie vers l’URSS, puis fut déporté jusqu’au village de Nierchouguè (Sibérie) avec ses parents et sa petite soeur. 30 ans plus tard, cet enfant des écoles du Bund écrivit ses mémoires en Israël.

- 19h Sorbonne - salle Liard (5e) : Boris Pasternak : Jivago à la Sorbonne
Table ronde avec Luba Jurgenson, écrivain, maître de conférence en littérature russe à l’Université Paris IV, Hélène Henry-Safier, maître de conférence en russe à Paris-IV, Catherine Depretto, professeur de langue et littérature russes à l’Université Paris IV, Michel Aucouturier, traducteur de Boris Pasternak. Modératrice : Paule-Henriette Lévy, rédactrice en chef de RCJ.


Jeudi 17 juin

- 14h30 Mairie du 4e : « Ils s’en venaient de l’Oural… » Les peintres juifs de l’Ecole de Paris

Chaïm Soutine : Projection du documentaire de Murielle Abitbol-Levy et Valérie Firla (52 min, 2007, les Productions du Golem, France 3 Sud et la RMN). DVD du film disponible.

Existe-t-il un art juif ? L’exemple des peintres de l’Ecole de Paris
Table ronde avec Nadine Nieszawer, expert de l’Ecole de Paris 1905-1939 , membre de l’union française des experts, Eliane Strosberg, consultante auprès de l’UNESCO, Dominique Jarrassé, professeur d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, Marc Restellini, historien d’art, commissaire de l’exposition « Chaïm Soutine » (oct. 2007 - janv. 2008). En présence de Murielle Abitbol-Levy et Valérie Firla.Débattue depuis des siècles, la question « existe-t-il un art juif ? » semblerait insoluble...« La notion d’art juif est soit contestable, soit énigmatique.
Elle est contestable comme tout art soit-disant national ou ethnique, s’il n’est qu’un prétexte à l’affirmation d’une identité collective. Elle est énigmatique si elle se réfère à l’héritage juif, car cet héritage n’est réductible à aucune définition simple ou représentable. Entre la pensée, la religion, la tradition, voire l’expérience ou la psychologie juive et l’art, la relation est obscure » (Pierre Delayin, Buées blanches sur le quai de l’Idye, éditions Idixa.net, 2006). Les intervenants apporteront leurs interprétations, leurs visions et leurs réponses.

- De 17h à 19h Galerie Saphir (3e) : Alexandre II de Russie, la légende du tsar libérateur
Madeleine Kahn dédicace son livre paru en 2009 aux éditions Altantica.Cet ouvrage revêt deux aspects. Une partie historique sur le règne d’Alexandre II de Russie et une partie consacrée à son destin amoureux : sa liaison avec une femme ayant 30 ans de moins que lui, une maîtresse qui a fait et défait les ministres et qui a influé sur la conduite des affaires.

- 18h15 Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (4e) : Aux portes des mille et une nuits : des Sépharades en Ouzbékistan

Par Hélène Gutkowski, sociologue à l’Université de Belgrano, Buenos Aires.

- 20h30 Cercle Bernard Lazare (3e) : Sommes-nous tolstoïens ?

Les relations entre Tolstoï et les Juifs dans la Russie tsariste
Conférence d’Alexis Lacroix, écrivain, journaliste littéraire à Marianne.


Vendredi 18 juin

- 14h30 Mairie du 3e : Les manuscrits secrets des frères Vaïner : ’L’Evangile du bourreau’ et ’La corde et la pierre’

Table ronde avec Nadine Vasseur, écrivain et journaliste, Laurent Rucker, historien, auteur de Staline, Israël et les Juifs (PUF, 2001), Jean-Jacques Marie, écrivain, auteur de ’L’antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine’ et Anne Coldefy-Faucard, traductrice et enseignante de littérature russe à l’Université Paris IV.

Agrégé de lettres classiques et licencié d’histoire, Jean-Jacques Marie est l’un de nos meilleurs spécialistes de I’Union soviétique et du communisme. Déjà auteur de trois biographies remarquées de Trotsky (Palot, 2006), Lénine (2004) et Staline (2001), il a consacré plusieurs ouvrages à la naissance de l’URSS (L’antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine, 2009 ; Le Dimanche Rouge, 2008).


Dimanche 20 juin

- A partir de 12h30 Place Baudoyer (devant la Mairie du 4e) : Les Associations en Fête

Animée par Lise Amiel-Gutmann. Tout au long de la journée : Stands associatifs, dégustation de sandwichs, délicatessen à la Russe.

- Sur la place de la Mairie : Animations et concerts12h30 à 14h : animation klezmer dans la fête avec Les Mentsh (Alexis Kune : accordéon, Samuel Maquin : clarinette) et le duo Lustik (Eléonore Weill, Charles Rappoport)
- 14h : discours des organisateurs
- 14h30 : concert de Jacinta
- 15h30 : animation klezmer dans la fête
- 16h : concert du goupe Kalinka (Efim Zoubritski, Leonid Zelitchonok,Yachko Ramic, Yuri Chraibman).
- 17h : Danses israéliennes (Rikoudeï-am) d’inspiration russe, sous la direction de Régine Viner et de ses danseurs.

Dans la cour de la Mairie
Animations pour enfants sur le thème « L’âge d’or du livre russe pour enfants : 1900-1950 »


Lundi 21 juin

- De 10h à 13h Cercle Bernard Lazare (3e) : Atelier culinaire : la Russie en bouche !
Animé par Janine Franier.
Cet atelier propose la préparation et la dégustation en groupe de plats typiques de RussieAu menu, la préparation de : Bortsch (spécialité de soupe), Pirotchi (pâtés de pommes de terre), Gâteau au fromage.

- 14h30 Mairie du 4e Birobidjan : une terre juive en URSS

À la recherche du bonheur :
Projection du documentaire d’Alexander Gutman (53 min, 2005) suivie d’une discussion en présence du réalisateur.Boris Rak, directeur du kolkhoze juif de Birobidjan, se souvient des espérances de ses parents, venus très tôt dans la république juive autonome créée par Staline en 1934. Images de propagande, souvenirs endeuillés et cérémonies amères se répondent pour retracer l’histoire d’un rêve brisé par la répression.

Birobidjan, l’autre Terre promise ? Table ronde avec Alain Blum, historien, directeur du CERCEC (Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen – EHESS), Claire Le Foll, maître de conférences à l’Université de Southampton, chercheur associé au CERCEC et Piotr Smolar, journaliste au Monde. Modératrice : Paule-Henriette Lévy, rédactrice en chef de RCJ.Situé au fin fond de l’Extrême-Orient russe, le Birobidjan est la « région autonome juive » créée par Staline avec le yiddish pour langue officielle. Conçu comme une alternative au sionisme jugé « nationalistebourgeois », ce projet permettait aux Juifs soviétiques de disposer d’un territoire pour pouvoir s’y exprimer en tant que nationalité soviétique. Mais la population juive n’y sera jamais majoritaire et finira par émigrer après la chute de l’URSS en 1991. Depuis 1996, le Birobidjan a perdu son caractère officiel de « région autonome juive ». Les intervenants feront toute la lumière sur la fascinante histoire du Birobidjan.

- De 16h30 à 20h Galerie Saphir (3e) : Vernissage Ils venaient de Russie

OEuvres d’artistes russes ayant travaillé en France au 20e siècle, avec notamment Jacob Balgley, Marc Chagall, Joseph Constant, Isaac Dobrinsky, Pinchus Krémègne, Mané Katz. Exposition présentée du 13 juin au 5 septembre, le dimanche, de 13h à 19h, du lundi au jeudi, de 11h45 à 19h, le vendredi sur rendez-vous au 01 42 72 61 19.

- 18h15 Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (4e) : Sur les traces d’An-ski, un homme multiple et une conscience de son temps

Par Henri Minczeles, spécialiste des communautés juives d’Europe orientale.

- À partir de 19h Place Baudoyer (devant la Mairie du 4e) : Fête de la Musique : spécial Russie

- 19hOuverture de la soirée
- 19h30 Bielka. Chant profond de Russie et d’Europe de l’Est

La Russie est l’un des pays où la tradition du chant populaire est la plus vivante et se transmet oralement de génération en génération. La chanteuse Bielka est un maillon de cette chaîne : « Du plus loin qu’il m’en souvienne, j’entends ma mère chanter, en toute occasion, sans autre prétexte qu’un brin de nostalgie du pays d’origine, la Russie…. » Son âme tzigane et sa voix donne le vague à l’âme... Bielka se dit « femme chantante », et cosmopolite, et son chant, qu’il soit russe, yiddish, tsigane, français ou autre, est le chant profond du monde.

- 21h30 Los Caparos
Anton Koliadko : voix, guitare, harmonica
Archie Jacobson : voix, guitare
MC Goga : voix
Arthur Krasnobaev : trompette
Nimrod Talmon : trombone
Ziv Taller : basse
Senya Malikin : clavier
Gavriel Friesem : percussion
Amit Kaminer : batterie.
Los Caparos est la preuve réelle d’un mélange réussi entre différentes cultures, langues et influences musicales. Le style de Los Caparos allie Ska, Reggae, Dub, Jungle, le tout mêlé aux tempéraments russe et israélien : un mélange détonant qui enflamme le public ! Formé en 2004 par Arkadi Jacobson, Anton Koliadko and Andrei Bar, 3 amis qui ont immigré en Israël dans les années 1990 et venant de différentes parties de l’Union soviétique, Los Caparos a commencé à se produire dans des bars fréquentés par la communauté russe. Le succès du groupe l’a amené à franchir la barrière de la nationalité et à gagner les Israéliens d’origine.
Leur premier album Rasta Vassili sorti en 2007 en Israël a connu un franc succès. Actuellement, le groupe travaille sur son 2e album et continue de se produire dans les festivals et événements culturels, en collaborant avec les meilleurs artistes de la nouvelle scène israélienne.

- 20h30 Krupnik
Joëlle Strauss : violon, violon alto, chant
Jean-Pierre Debacker : clarinette
André Reinitz : piano, accordéon, chant
Vilmos Csikos : contrebasse
Enes Rahmoune : percussions.


- 14h30 Mairie du 3e : Hommage à Avrom Sutzkever
Avec la participation de : Batia Baum : lectures et traductions Miléna Kartowski : chants Conférenciers : Claude Hampel, Yitskhok Niborski, Bernard Vaisbrot.Toujours le crayon à la mainet quand il le fallut l’arme au poing,Ce fut le poète-franc-tireur : Avrom Sutzkever.
La parole, la langue yiddish, en prose ou en vers,il les porta à des sommets de beauté dans une oeuvre qui,teintée de romantisme ou de modernisme,surprend toujours par sa puissance et sa magistrale unité.Au procès de Nuremberg, le résistant qui voulut dire,Ce fut le poète-témoin : Avrom Sutzkever.Bâtisseur de culture, il échafauda,construisit une Pléiade juive.
Ce fut le poète-rédacteur de la revue Di Goldene Keyt :Avrom Sutzkever.
Celui qui sut transmuer le malheur en espoir,Celui qui osa et réussit à transfigurer le martyreen poèmes,Celui qui voulut que l’on ne verse plus de larmessur la mort,Celui qui se décrivit comme « un enfant du soleil »,Celui qui ne parlait que debout,Ce fut Avrom Sutzkever.
De Smorgon (Lituanie) au ghetto de Vilno en passantpar les plaines de Sibérie et plus tard Moscou,il poursuivit son oeuvre en Israël.« Le héros de tragédie grecque » honora son surnomde « miracle Sutzkever ».

- 16h30 Mairie du 10e : Des Romances russes… en hébreu
Concert de Michèle Tauber accompagnée de Misha Nissimov à l’accordéon.Au début du 20e siècle, à la suite des émigrations successives en provenance de Russie vers la Palestine, la romance russe s’assimile à la terre d’Israël et connaît jusqu’aujourd’hui une vogue considérable au point d’être traduite en hébreu par les plus grands poètes. Il s’agit donc d’un répertoire à la fois russe et hébraïque, la mélodie demeurant le plus souvent originale et les paroles passant du russe à l’hébreu sous la plume des traducteurs poètes.

Un récital « bilingue » où les consonances chantantes de la langue de Pouchkine alternent avec la musicalité de la langue biblique.
18h
Mairie du 4e Remise du Prix Max Cukierman à Nathan Weinstock
Né à Anvers en 1939, Nathan Weinstock a enseigné la Criminologie de 1964 à 1975 à l’Université de Gand. En 1962 il s’inscrit au barreau d’Anvers avant de rejoindre le barreau de Bruxelles, puis prend sa retraite en 2004. Membre du Conseil scientifique et du Conseil d’administration de l’Institut d’Etudes Juives auprès de l’Université Libre de Bruxelles, ses centres d’intérêt l’ont amené à effectuer des recherches dans le domaine de la culture et de la langue yiddish. A la demande du Prof. J.-Cl. Polet, Nathan Weinstock a pris en charge le domaine yiddish (rédaction de notices, choix d’extraits commentés, traductions) dans le cadre de la composition du Patrimoine Littéraire Européen (anthologie en 14 volumes).

Il a rédigé, en collaboration avec le Professeur Haïm Vidal Sephiha, la brochure Yiddish et Judéo- Espagnol pour le Bureau Européen pour les Langues Moins Répandues (1997).Il a également publié un panorama consacré à 800 ans de culture yiddish comprenant de très nombreux inédits traduits par l’auteur (Le yiddish tel qu’on l’oublie. Regards sur une culture engloutie, éditions Métropolis, 2004). Enfin, il a contribué à l’Anthologie du Judaïsme, (éditions Nathan, 2007) dans la section consacrée aux Lettres.

- 18h15 Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (4e) : Berditchev, patrie symbolique du Juif de Russie

Yitshok Niborski, professeur de littérature yiddish à l’Université Paris VII, maître de conférences à l’Inalco.

- 20h Maison de la Poésie (3e) Kichinev 1903

OEuvre théâtrale de Zohar Wexler, autour du poème Dans la ville du massacre de Haïm Nahman Bialik (1873-1934). Mise en scène et jeu : Zohar Wexler. Marie-Elise Beyne : vidéo Christian Pinaud : lumière Vincent Tordjman : décor Cidalia Da Costa : costumes Teddy Lasry : musique.


Mercredi 23 juin

- A partir de 14h : Mémorial de la Shoah (4e) Kinojudaïca. Le cinéma juif de Russie et d’Union soviétique (1910-1960)

Le Festival des Cultures Juives propose une découverte du patrimoine cinématographique russe à thématique juive, à travers la programmation exceptionnelle de 2 films issus du catalogue Kinojudaïca. Ce catalogue réuni par La Cinémathèque de Toulouse avec le Gosfilmofond de Russie (Archives russes) évoque l’image des Juifs dans le cinéma de Russie et d’Union soviétique.Produits par les studios juifs de la « zone de résidence » de l’Empire russe à partir de 1910, par les studios russes de Moscou jusqu’à la révolution, puis par les studios soviétiques, principalement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ces films traitent de manière directe ou allusive, parfois anecdotique, souvent ambivalente, de la situation des Juifs en Russie ou, à l’étranger, du mode de vie juif traditionnel dans les shtetls. Ces films évoquent également la lutte contre l’antisémitisme, les difficultés de l’évocation de la Shoah dans le cinéma de l’aprèsguerre, l’émancipation, le rêve.
Les 2 films programmés – Le Rêve et Au revoir, les garçons ! - n’ont jamais été présentés à Paris.

- 14h Présentation des films et du catalogue Kinojudaïca Par Claire Le Foll, maître de conférences à l’Université de Southampton, chercheur associé au CERCEC

- 14h30 Le Rêve
Projection du film de Mikhail Romm (noir et blanc, 100 min, 1941, URSS, Gosfilmofond, Moscou). Version originale en russe, sous-titrée français.Tourné à Lvov après l’entrée des troupes soviétiques et la « réunification » de l’Ukraine occidentale, le film retrace rétrospectivement les attentes et les déboires des habitants de cette province sans perspective économique ni politique. Seule la jeune Anna se rebelle, et après une peine de prison, trouve refuge en Union soviétique. Elle revient chez elle après la « libération ».
- 16h30 Au revoir, les garçons !
Projection du film de Mikhail Kalik (noir et blanc, 82 min, 1964, URSS, Gosfilmofond, Moscou) Version originale en russe, sous-titrée français.La classe est finie, et trois amis d’Odessa, dont un Juif, le baccalauréat en main, abordent les vacances le coeur léger. Hymne à l’amitié, tourné avec la liberté retrouvée du cinéma du Dégel, c’est aussi un film très nostalgique : un seul des trois amis survivra après la guerre et les répressions antisémites des dernières années du règne de Staline.
- 18h Débat autour des films Avec la participation de Claire Le Foll.
- 18h15 Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (4e) Questions d’identité. Réflexions sur l’oeuvre des peintres Vladimir Kara, Yuri Kuper et Boris Zaborov. Par Brigitte Haus, docteur en histoire de l’art contemporain.
- 20h30 Hôtel de Sauroy (3e) : Chants des plaines et des chaînes :

- Hommage à Dina Vierny
- Concert du groupe Blik.
- Noëmi Waysfeld : chant
- Thierry Bretonnet : accordéon
- Florent Labodinière : guitare, oud
- Antoine Rozenbaum : contrebasse


Jeudi 24 juin

- 14h30 Mairie du 3e : Du côté de la Moldavanka
Spectacle musical de Ben Zimet accompagné de ses musiciens.
Ben Zimet propose un récit musical et poétique de la vie d’un quartier juif mythique d’Odessa, dans la Russie tsariste de 1905.Chanteur, conteur, nomade, Ben Zimet est l’un des membres fondateurs de la renaissance de l’oralité en France. Il est le raconteur et transmetteur rigoureux de sa culture d’origine, la culture yiddish, celle des Juifs d’Europe de l’Est. Ses spectacles sont une recomposition à la fois imaginaire et ancrée dans la réalité de cet univers unique, aujourd’hui presque invisible à l’oeil nu, mais de nouveau fortement présent dans la mémoire des descendants, et des survivants. Ses Chants et Contes du Yiddishland ont fait le tour du monde. Il a notamment créé le « Yiddish Cabaret », spectacle de théâtre musical et initié le Premier Festival International de la Culture Yiddish au Centre Pompidou. Le Théâtre de la Ville et le Théâtre des Bouffes du Nord ont accueilli son style unique et inimitable. Aujourd’hui, Ben Zimet continue de chanter, de conter, en parcourant le monde.

- De 17h à 19h Galerie Saphir (3e) : Ce corps vivant de moi
Vladimir Kara dédicace le recueil de poèmes de Rouben Melik, paru en 1976, qu’il a illustré de 18 dessins pour les éditions de la galerie Saphir.Poète français d’origine arménienne, prix Apollinaire, prix Artaud, prix de l’Académie française, Rouben Melik (1921–2007) fut un résistant et un écrivain très lié avec Paul Eluard, ou Louis Aragon, René Char, Tristan Tzara, ainsi qu’avec le graveur Abram Krol, premier illustrateur de ce recueil de poèmes.

- 18h15 Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (4e) : Les Juifs de Russie émigrés en Chine. Par Frédéric Viey, historien.

- 19h30 Mémorial de la Shoah (4e) : « La Dernière Lettre » de Vassili Grossman

Lecture, extrait de Vie et destin (écrit entre 1952 et 1960 - éd. L’âge d’homme, coll. Poche, Paris, 1980). Avec Christine Melcer. Mise en scène : Nathalie Colladon, présenté par la Compagnie Têtes d’Ampoule, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Intervention vidéo : Élodie Rivalan et Nicolas Sburlati. Musique originale : Pipo Gomes.


Vendredi 25 juin

- 14h30 Mairie du 3e : Bialik et sa génération : du Shtetl à Odessa
Conférence d’Ariane Bendavid, agrégée d’hébreu, maître de conférences en études juives à l’Université Paris IV. Elle a publié la traduction de l’oeuvre poétique de Haïm Nahman Bialik Un voyage lointain (Stavit, 2004), une biographie Haïm Nahman Bialik, la prière égarée (Aden, 2008, Prix du Livre d’Histoire et de Recherche Juives) ainsi que son oeuvre en prose Le livre du feu (Caractères, 2008).


Dimanche 26 juin

- À partir de 14h Bourse du Travail (3e) : Les Juifs de Russie dans le cinéma d’aujourd’hui
Projections et débats animés par Xavier Nataf, chargé de mission à la Direction de l’Action culturelle du Fonds Social Juif Unifié, spécialiste du cinéma juif, directeur du festival Regards sur le cinéma israélien.
- 14h Simon Konianski Projection du film de Micha Wald (2009).

Dans la famille Konianski, il y a Simon, 35 ans, éternel adolescent, fraîchement quitté par la femme de sa vie, une danseuse goy. Il y a Ernest, son père, contraint de l’héberger provisoirement, qui lui rend très vite la vie insupportable. Il y a Hadrien, le fils de Simon, un petit garçon passionné par les terribles souvenirs de son grand-père, ancien déporté. Mais il y a aussi Maurice, le vieil oncle paranoïaque, et Tante Mala qui n’a pas sa langue dans sa poche. Lorsqu’ Ernest disparaît, tout ce petit monde s’embarque pour une expédition qui ne manquera pas de piquant.
- 16h30 Familles à vendre. Projection du film de Pavel Lounguine (2006).

Le rêve de retrouver un vieil oncle en Amérique, tout le monde l’a fait, mais retrouver ses ancêtres, ses vraies racines, cela peut prendre une vie. Alors s’adresser à une agence spécialisée... quoi de plus normal pour Baruk, Andrew, Irène ou Samuel, qui vivent aux quatre coins du monde depuis deux générations.

Ces gens, comme beaucoup d’autres, ont perdu les leurs pendant la révolution ou la Deuxième Guerre mondiale. C’est à ce moment précis que leur chemin croise celui d’Edik Letov, jeune aventurier, qui trouve là une occasion de s’enrichir en persuadant les habitants d’une petite ville d’Ukraine de jouer, juste pour une semaine, le rôle de ces familles tant recherchées. Après un casting méticuleux, Edik crée une famille imaginaire pour chacun des quatre prétendants et organise leurs retrouvailles à Golotvine.
- 20h L’Alhambra (10e) : Concerts de clôture
- > 1e partie : Mango Gadzi
Sofian Mejri : chant
Thierry Nicolas : guitare
Phillipe Danet : batterie
Thomas Garnier : flûte

François Perdriau : contrebasse
Rabah Hamrene : violon
Aurélien Le Bihan : guitare, mandole et saz
Jorge Diaz Rodriguez : oud, percussions.

Voilà maintenant 10 ans que Mango Gadzi parcourt les scènes européennes avec à son actif plus de 400 concerts. Les sonorités traditionnelles confrontées à la sensibilité occidentale de Mango Gadzi a permis d’évoluer vers une sonorité atypique, en utilisant le métissage des musiques actuelles (rock n’ roll, groove, hip hop…). La notoriété des Mango Gadzi s’explique avant tout par leur réputation de véritable « groupe de scène ». Les raisons : la complicité d’une bande d’amis devenus d’exceptionnels musiciens et une énergie débordante lors de leurs concerts sublimée par autant d’instruments acoustiques. Le show mêle poésie musicale, gestuelle théâtrale, virtuosité des instrumentistes et sens de l’improvisation. Fort de ses créations et expérimentations abouties, Mango Gadzi a retenu rapidement l’attention des médias (France 2, France Culture). Le ton est donné !

- > 2e partie : Dobranotch
Mitia Khramtsov : violon, voix, fondateur de Dobranotch. Spécialiste de la musique Klezmer, il a notamment participé au Festival juif de Cracovie et a travaillé sur le prochain album de Merlin Shepherd.
Jeka Lizin : cymbalum, voix. Il a découvert la musique klezmer dans le Centre communautaire juif de Saint-Petersbourg alors qu’il était enfant.
Andrey Sapkevich : accordéon. Diplômé du Conservatoire de Saint-Petersbourg.
Osama Shakhin : darboukka. Issu d’une famille musicienne.
Alexey Stepanov : tuba. Il a fréquemment joué dans le Centre communautaire juif de Saint-Petersbourg.


Lundi 28 juin

- 15h Mairie du 3e : Léon Chestov : entre littérature russ e et figures bibliques
Conférence de Claude Birman, professeur de chaire supérieure de philosophie à Paris.Philosophe, maître à penser du grand poète Benjamin Fondane, Léon Chestov (Kiev,1866 - Paris, 1938) a la particularité d’avoir abordé les grands systèmes philosophiques (Platon, Spinoza, Kant) pour mieux les subvertir : selon lui, la raison peut parfois s’avérer être davantage une entrave à la liberté plutôt qu’un accès à l’émancipation humaine. C’est contre la vision philosophique d’un monde où tout est joué d’avance, où règne la fatalité, que Chestov mobilise les auteurs russes et la pensée juive biblique : en s’inspirant de Dostoïevski, Tolstoï ou Pouchkine, autant que de personnages bibliques comme Abraham ou Job, il souhaite démontrer que l’humain n’est pas forcément soumis au règne de la fatalité, mais que tout est encore « possible » lorsqu’il s’agit de sortir des impasses de l’Histoire. C’est bien cette alliance entre la littérature russe et la pensée juive biblique qui permet à Chestov de penser ce concept fort du « possible », et qui fait toute la spécificité de sa philosophie.

- 18h Mairie du 4e : Hommage à Vassili Grossman
Entretien avec Alain Finkielkraut, philosophe, auteur d’un chapitre sur Vassili Grossman dans son livre Un coeur intelligent (Stock, 2009) et Shlomo Malka, journaliste et écrivain, auteur de La vie et le destin de Vassili Grossman (CNRS éditions, 2008). Animé par Jacques Dugowson.

Le Festival est organisé par la Mairie du 3e Paris.



La parole n'est pas un moineau ; une fois envolée, tu ne la rattraperas plus. Proverbe russe

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