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Un groupe original tsigane venu de Macédoine, Koçani Orkestar

Jeudi 22 janvier 2009 à 20h30


Le style détonnant du Koçani Orkestar est bien présent, avec cette puissante section rythmique (tambour + quatre tubas) qui déménage comme un funk band des Balkans et fait immanquablement danser le public à chaque concert, sans oublier les envolées lyriques et orientales de ses excellents solistes.

Le Koçani Orkestar, toujours friand de mélodies tsiganes et de rythmes turco-bulgares, agrémentés d’une petite touche latine, s’est plus particulièrement attaqué au répertoire des groupes tziganes qui officient lors des mariages en Macédoine. Cela permet au groupe de transcender les strictes limites du genre ’fanfare’.

Dans leur album Alone at my wedding , une bonne moitié des titres permet d’apprécier les talents vocaux de leurs deux nouveaux chanteurs (le charismatique jeune Aljur Azizov et l’accordéoniste Zlate Nikolov), tandis qu’un tiers de l’album met en scène une instrumentation délicate à base d’instruments jusqu’ici inédits : clarinette, banjo, darbuka etc.

Le style détonnant du Koçani Orkestar est bien présent, avec cette puissante section rythmique (tambour + quatre tubas) qui déménage comme un funk band des Balkans et fait immanquablement danser le public à chaque concert, sans oublier les envolées lyriques et orientales de ses excellents solistes (Ismail Saliev au saxophone, Turan Gaberov à la trompette et Deladin Demirov à la clarinette).

Dans la grande famille des fanfares balkaniques, le Kocani Orkestar a sa place bien à part. Car son alliage de cuivre et de feu n’appartient qu’à lui, à cette bourgade de Macédoine dont il fait aujourd’hui retentir le nom sur toutes les scènes. L’orchestre n’a certes rien à envier, en matière d’énergie revigorante, aux formations rivales de Roumanie ou de Serbie, mais s’en distingue par un répertoire oriental plus marqué. Son cocktail enivrant, martelé par le tambour tapan et une redoutable section de tubas, rehaussé par un gang de chanteurs et solistes, s’échappe désormais en direction d’une pop de mariage langoureuse. Un mélange unique, colporté de décennie en décennie par des clans de musiciens professionnels tziganes au talent renversant.

THEATRE DE LA VILLE
2 place du Châtelet, Paris 75004



Ce qui, en français, a l'air de sonner, bien traduit en russe peut être très vilain. Alexandre Soumarokov

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