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Le Festival ’Standard idéal’ traversera les villes de Riga (Lettonie), Cracovie (Pologne), Moscou (Russie)

Du 24 janvier au 8 février 2009


Du 24 janvier au 8 février prochain, le Standard idéal traversera les villes de Riga (Lettonie), Berlin, Naples, Hambourg, Cracovie (Pologne), New York et Zurich.

Que dit la sixième édition du festival Le Standard idéal ? Qu’une lucarne s’ouvre sur un théâtre américain qui se fait rare après avoir été celui de toutes les audaces, de Julian Beck à Richard Foreman, de Peter Schumann à Jo Chaikin (Living Theatre, O.H.T, Bread and Puppet, Open Theatre) et bien sûr à Bob Wilson mais c’est une autre histoire. Que le Stary Teatr où officièrent en leur temps Grotowsky et Wajda dans Cracovie, la ville de Kantor, clôturera le festival. Que Naples reste une des grandes capitales du théâtre en Europe après Totò, Roberto de Simone, les familles De Filippo et Barra. Que les écoles allemandes : Ernst Busch et Universitat der Kunste de Berlin, TheaterAkademie de Hamburg sont de fabuleux viviers de comédiens et de metteurs en scène.

Les comédiens de Väter sont letton, russe, allemand. Les personnages de Manca sont siciliens. Le collectif Teatri Uniti transpose le texte de Pau Miró de Barcelone à Naples. Les Américains du Nature Theater of Oklahoma interrogent le public sur Shakespeare, que les Polonais du Stary montent avec brio.

Depuis plus de trois décennies, le théâtre fait en Europe un travail d’ambassade non négligeable. Mais comme dans d’autres champs, c’est le marché qui régente aujourd’hui les programmes de nos théâtres, en décrétant, sur les principes de l’audimat, ce qui convient au public ou pas. Le marché fabrique du spectacle consensuel pour l’Européen moyen.

Quand tout ressemble à tout, dans les salles de théâtre, de danse, de cinéma, dans les galeries, dans les squats, dans les récepteurs de télévision, dans les avant-gardes, dans la soupe musicale qui nous persécute d’un bout à l’autre de la planète, quand tout est reconnaissable et donc rassurant, quelque soit la ville ou le pays, ne doit-on pas poser plutôt la question de ce qui nous différencie.


Väter * Père
théâtre / salle Oleg Efremov
Conception, mise en scène Alvis Hermanis
Décor, costumes Monika Pormale
Lumières Ginster Eheberg
Dramaturgie Andreas Erdmann
Avec Gundars Abolins, Juris Baratinskis, Oliver Stokowski
Production Schauspielhaus Zürich
Spectacle en allemand surtitré

Rébellion, révolte, « parricide » : est-ce, encore, cela qui caractérise le rapport entre les générations ? Pères et fils semblent aujourd’hui entretenir des relations plus amicales, plus douces ; en particulier chez cette génération qui cherche à s’assurer qu’elle a des racines, une origine.

Le metteur en scène letton Alvis Hermanis rassemble trois hommes / acteurs – un letton, un russe, un allemand – qui parlent du fait d’être fils... et de leurs pères. Pendant que ces derniers prennent sur scène la forme d’images et de photographies se succédant sans cesse, les comédiens retracent leur parcours. Peu à peu, les biographies prennent vie, et se révèle cette grande Histoire qui marque les uns et les autres : le père letton, déjà, était comédien, son fils est aujourd’hui assis dans sa loge à Riga. L’allemand évoque son père policier et son propre passé
dans les années du militantisme politique. Le père russe, du temps du communisme soviétique, n’avait pas seulement plusieurs métiers, mais aussi plusieurs familles. Les fils – trois acteurs étonnants qui produisent ensemble un spectacle véritablement international – prennent sous nos yeux les traits de leurs pères, sans que soient niées les différences et
les distances. Dépassant les anecdotes comiques et les expériences amères ou drôles, un lien se noue entre le présent et les contextes politiques qui paraissent déjà si lointains.


Romeo and Juliet * Roméo et Juliette
Spectacle en anglais surtitré
théâtre / salle Oleg Efremov
Nature Theater of Oklahoma
Conception, mise en scène Kelly Copper, Pavol Liska

Il est des villes qui dans leur histoire furent des capitales du théâtre et qui régulièrement reviennent sur les devants de la scène internationale. De Cracovie, la ville de Kantor, nous avons invité le Stary Teatr, qui évoque les noms de Wajda et de Kristian Lupa et surtout une troupe de très grands acteurs. Naples aussi est une de ces flamboyantes capitales de l’art du théâtre, la ville d’Eduardo de Filippo et de Toto garde une influence majeure sur les scènes d’Europe. À Naples, la langue est reine et l’une des composantes essentielles du théâtre. New York fut aussi
une de ces capitales mondiales de la scène. Mais la grosse industrie de Broadway laisse de moins en moins d’espace au théâtre. Le Festival prendra aussi le chemin des écritures, des langues, des écoles et des générations montantes (Ernst Busch et UDK de Berlin, Theaterakademie
de Hamburg). Des frontières nouvelles, nées d’étranges chauvinismes, surgissent çà et là en Europe. Tout un programme pour le Standard idéal.


Sen nocy letniej * Le songe d’une nuit d’été
théâtre / salle Oleg Efremov
Narodowy Stary Teatr - Cracovie
D’après William Shakespeare
Adaptation, mise en scène Maja Kleczewska
D’après la traduction de Stanislas Baranczak
Scénographie, lumières Katarzyna Borkowska
Musique Jakub Ostaszewski
Chorégraphie Tomasz Wygoda
Projections Piotr Tomczyk
Avec Bogdan Brzyski, Roman Gancarczyk, Piotr Glowacki,
Malgorzata Hajewska-Krzysztofik, Zygmunt Józefczak,
Urszula Kiebzak, Sandra Korzeniak, Joanna Kulig,
Sebastian Pawlak, Blazej Peszek, Piotrek Polak,
Jacek Romanowski, Zbigniew Rucinski, Krzysztof Zarzecki
Production Narodowy Stary Teatr-Cracovie
Spectacle en polonais surtitré

Une pièce du théâtre élisabéthain pour une jeune metteuse
en scène polonaise.
Dans ce Songe, Maja Kleczewska transporte les personnages de la comédie douce amère de Shakespeare dans une boîte de nuit, après la fête. Le DJ P uck tente de relancer une dernière fois l’ambiance, mais
dans cet univers sombre et froid, les clients moroses s’abandonnent définitivement à leur ennui. Pour les hommes comme pour les créatures fabuleuses, pas moyen d’échapper à la fatalité des relations amoureuses déçues.
Seules les empoignades érotiques et les pulsions de danse dispersent un instant la mélancolie. Mais ni nature débridée, ni sensations vraies n’apportent le salut. Les comédiens de la troupe du Stary Teatr maîtrisent les mouvements de l’âme avec une intensité poignante, entre
plongées dans le vide intérieur et sursauts d’agressivité et de sexualité. La langue, à la fois dynamique et obscène de la comédie vient souligner l’engagement physique qui veut échapper à la morosité. Et quand, dans la scène des artisans qui semblent ici empruntés à notre réalité quotidienne, se rejoue le jeu des liaisons amoureuses des trois couples, surgissent comme une mise en abyme les vanités d’une société, son malaise et la perte de ses repères. Une expérience à la fois comique et cruelle.


MC93 BOBIGNY
Direction Patrick Sommier
1 boulevard Lénine 93000 Bobigny / BP71
93002 Bobigny Cedex
01 41 60 72 72 (location)

ITINERAIRES

Métro :
- ligne n°5, station Bobigny-Pablo Picasso / sortie en tête de train, direction Hôtel de Ville puis prendre le boulevard Maurice-Thorez. Dernier métro : 0h39

Tramway :
- ligne Saint-Denis Bobigny, station Hôtel de Ville Maison de la Culture.
Dernier tramway en direction de Saint-Denis : 23h35

Bus :
- la plupart des villes de la Seine-Saint-Denis sont reliées en bus à Bobigny.
- Les bus 134, 148, 251, 301, 303, 322, 347 relient les principales villes de la Seine-Saint-Denis à la station Bobigny-Pablo Picasso-Préfecture.
- Le Noctilien N13 dessert les stations entre Bobigny-Pablo Picasso et Mairie d’Issy à partir de 0h45 en semaine et 0h35 le week-end et les jours fériés.

En voiture :
- A86 Saint-Denis ou Créteil - Sorties n°14 Bobigny/Centre ville
- A3 Porte de Bagnolet ou A1 Roissy - Sorties Bobigny/Centre ville
- N3 Porte de Pantin - Sortie Bobigny/Centre ville
- Parking Paul Eluard gratuit et surveillé.
- Ouverture une heure et demi avant le spectacle et une heure après



Se faire des amis est une occupation de paysans, se faire des ennemis est une occupation d'aristocrates. Proverbe russe

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