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Idiot, la célèbre pièce de Fédor Dostoïevski

A l’affiche du 12 septembre au 27 octobre 2007


Ce n’est pas sans appréhension et tristesse que j’ai renoncé à des pages sublimes du livre. La pièce de Fédor Dostoïevski commence presque comme une comédie légère, pourtant peu à peu, subtilement, le drame se lève, sombre mais lumineux comme le roman.

Nastassia Philippovna et les 5 hommes

Au début de la pièce, quatre hommes s’intéressent au sort d’une beauté de réputation équivoque, Nastassia Philippovna. D’abord son « protecteur », Totzki, qui l’a violée lorsqu’elle avait quinze ans. Il veut reprendre sa liberté pour se marier en la mariant elle-même à Gania, jeune arriviste ambitieux, secrétaire du général Epantchine qui favorise ce projet avec l’espoir de faire plus tard de Nastassia, sa maîtresse. Enfin, Rogojine un riche marchand qui désire ardemment cette femme.

Un cinquième homme apparaît. Il s’agit du prince Mychkine, de retour dans sa patrie, après avoir séjourné longtemps en Suisse pour raison de santé. Officiellement, il s’agit d’une dépression nerveuse. En vérité, le prince est atteint d’épilepsie et d’une forme d’idiotie. En pénétrant dans ce cercle, le prince, « Enfant absolu » tel qu’il se proclame lui-même, va dévaster ces vies apparemment tranquilles de la bonne société de Saint-Petersbourg…

Texte français d’André Markowicz, adaptation d’Antoine Bourseiller. Avec la voix de Suzanne Flon.

Il y a bientôt soixante ans, à l’occasion des représentations de L’Idiot, traduit, adapté et mis en scène par André Barsacq, au Théâtre de l’Atelier à Paris, le critique Max Favalleli remarquait que chaque fois que l’on s’avise de porter un roman à la scène, il se trouve des douaniers pour maugréer, fouiller les valises de l’adaptateur et le prier de rebrousser chemin… Pourquoi cette ségrégation entre les genres littéraires ? Adapter n’est condamnable que lorsqu’on défigure le roman. Dans ces transferts, conclut-il, la fidélité n’est pas dans la lettre mais dans l’esprit.

Avec le consentement du traducteur, au commencement de mon travail d’adaptateur, j’ai retenu de la multitude des personnages uniquement ceux qui étaient liés aux amours et aux tourments des deux héros masculins (le prince Mychkine et le moujik Rogojine Parfione) et des deux héroïnes féminines (Nastassia Filippovna et Aglaïa Epantchine), à savoir Totzki, Gania, Lebedev et la famille Epantchine.

Ce n’est pas sans appréhension et tristesse que j’ai renoncé à des pages sublimes du livre. La pièce commence presque comme une comédie légère, pourtant peu à peu, subtilement, le drame se lève, sombre mais lumineux comme le roman.

Il y a longtemps, à l’école du théâtre National Populaire de Jean Vilar, nous passions beaucoup de scènes des Frères Karamazov, de L’Éternel Mari, Crime et Châtiment, et L’Idiot bien sûr. C’est alors que je me suis jeté à corps perdu pendant des mois dans l’oeuvre romanesque de Dostoïevski. Depuis, il n’a plus jamais quitté mon âme.

Pièce de Fédor Dostoïevski
Montée par Antoine Bourseiller
Avec Laetitia Guedon, Christian Lucas, Jade Duviquet, Emilie Chevrillon, Jean-Paul Journot , Steve Bedrossian , Jacky Delassosais , Michaël Wander-Meiren, Alexandre Ruby, Marie-Do Fréval, Hervé Sogne.

Mouffetard
73, rue Mouffetard
75005 Paris

- Métro : Place Monge (ligne 7)
- Bus : 47-87-89 (jusqu’à 21h)-91 arrêt Monge ou Censier Daubenton
- Borne Taxis : Place Monge
- Parking : 4 rue Marché des Patriarches.

- DUREE : 2h20
- Samedi à 21H00 | Mercredi, Jeudi, Vendredi à 20H30 | Mardi à 18H00 | Samedi à 17H00 | Dimanche à 15H00.



Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint. Maxime Gorki

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