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Hommage à Mstislav Rostropovitch, grand musicien russe

Lundi 25 juin 2007 à 20h00


Le musicien a émigré à l’Ouest en 1974. En 1978, il a été déchu de la nationalité soviétique et reste à ce jour apatride, ayant refusé depuis toute citoyenneté. Réhabilité en 1990 par un décret de Mikhaïl Gorbatchev, Rostropovitch revient en Russie.

Orchestre Philharmonique de Radio France
Les Philhar’ cellistes : ensemble de violoncelles de l’Orchestre Philharmonique de Radio France
Michel Plasson : direction
Anne Gastinel : violoncelle

PROGRAMME DU CONCERT :

- Dimitri Chostakovitch "Symphonie n°1, 3ème mouvement, Lento"
- Eric Tanguy "In Terra Pace, pour violoncelle et orchestre (création mondiale) "
- Entracte
- Martin Matalon ".. de la matière à la couleur...pour Ensemble de violoncelles"
- Antonin Dvorak "Concerton°2 pour violoncelle et orchestre, en si mineur, op. 104".

Mstislav Rostropovitch, violoncelliste hors pair et grande figure de la lutte contre l’oppression soviétique, est mort le 27 avril 2007 à Moscou à 80 ans.

Le violoncelliste et son épouse, la cantatrice Galina Vichnevksaïa, qui comptent parmi leurs amis têtes couronnées et dirigeants occidentaux, suscitent toujours des sentiments controversés en Russie, après avoir fait carrière et fortune hors de l’Union soviétique.

"Beaucoup de compatriotes les détestent ouvertement et sont jaloux de leur succès, de leur richesse, de leur talent. Beaucoup ne peuvent pas leur pardonner leur courage civique", a expliqué le cinéaste Alexandre Sokourov qui a tourné un documentaire sur le couple.

Le couple est tombé en disgrâce en accueillant en 1970 dans sa maison de campagne l’écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne, malade et sans ressources. Rostropovitch avait aussi pris parti pour lui dans une lettre au dirigeant soviétique Léonid Brejnev.

Le musicien a émigré à l’Ouest en 1974. En 1978, il a été déchu de la nationalité soviétique et reste à ce jour apatride, ayant refusé depuis toute citoyenneté.

Il a réglé ses comptes avec le communisme en jouant Bach en novembre 1989 au pied du Mur de Berlin, en train de s’écrouler, un geste qui lui a permis, selon ses dires, de "réconcilier les deux parties" de son coeur.

Réhabilité en 1990 par un décret de Mikhaïl Gorbatchev, Rostropovitch revient en Russie. D’abord en tournée avec l’orchestre symphonique de Washington, qu’il dirigeait à l’époque, puis pour défendre la jeune démocratie russe en 1991 contre les putschistes.

Depuis, ses relations avec le monde de la musique ont été ponctuées de scandales en Russie : contrats rompus à la dernière minute, promesses de ne plus jamais se produire en Russie...

Ce comportement irrite certaines personnes. Ceux qui le connaissent le justifient par le perfectionnisme et la nature "incomparable" du maître.

"Citoyen de la planète" et "profondément russe", capable "de se moquer de lui-même et du monde", il a néanmoins "pleuré comme un enfant en lisant des mauvaises critiques sur ses concerts dans la presse russe", se souvient la pianiste et amie de Rostropovitch Vera Gornostaïeva dans le quotidien Nezavissimaïa Gazeta paru mardi.

"Il s’est souvent comporté en Don Quichotte (...) Mais Tourgueniev disait que sans personnages comme Don Quichotte le livre d’histoire serait fermé à jamais : il n’y aurait plus rien à y lire", souligne le chef d’orchestre russe Vladimir Spivakov dans un message de félicitations publié par le quotidien populaire Moskovski Komsomolets.

Salle Pleyel
252, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Métro :
- ligne 2 : station Ternes
- ligne 1, 6, RER A : station Charles de Gaulle-Etoile.



Aime ta femme comme ton âme et bats-la comme ta pelisse. Proverbe russe

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